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Life’s a Dream, photographies de Stéfanie Schneider 9/10

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J’aime beacoup le travail de Stéfanie Schneider qui était à paris Photo mais également à paris il y a peu et vous pouvez bien entendu la retrouver sur son site Internet Instant Dreams avec l’ensemble de son trabail d’une part, ce qui ne gâche rien, vous l’aurez compris mais également une très beau papier de Mark Gisbourne qui indique :

Projection is a form of apparition that is characteristic of our human nature, for what we imagine almost invariably transcends the reality of what we live. And, an apparition, as the word suggests, is quite literally “an appearing,” for what we appear to imagine is largely shaped by the imagination of its appearance

(…)

The fact that Schneider uses out of date /main/selected_content/texttimageindex1b.jpgPolaroid film stock to take her photographs only intensifies the sense of their apparitional contents when they are realized. The stability comes only at such time when the images are re-shot and developed in the studio, and thereby fixed or ar- rested temporarily in space and time. The unpredictable and at times unstable film she adopts for her works also creates a sense of chance within the outcome that can be imagined or potentially en- visaged by the artist Schneider“.

Et la suite ne manque pas d’intérêt….

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C’est dans les couleurs à la fois diaphanes, pâle et presque évanescentes avec des tons passés ou en passe de le devenir, des flous ou des semblants de flous artistiques, cette sensibilité qui court à fleur de peau et cette blancheur aussi qui se révèle, des portraits, des situations qui vous donne du baume au coeur et qui vous laisse rêveur

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Des rêves d’horizons et de voyages, d’aventures et d’histoires qui s’entre choquent, se télescopent, de rencontres anodines et grandiose, de ces petits moments de rien du tout qui transforme une vie, de ses galèresinsouciantes,… en un mot la vie qui débarque et dont le flot ininterrompu vous laisse

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En un mot partez en découverte et aimez

http://instantdreams.net/main

Ma proche banlieue de Patrick Zachmann, Photographies 1980-2007 à la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration

Une superbe rétrospective sur le travail réalisé par Patrick Zachmann depuis les années 80 jusqu’à nos jours. Un homme de talent dont l’intérêt s’est rapidement porté sur la banlieue et les liens qui existaient entre celle-ci, la vie sur place, la vie dans la cité. Retour aussi également sur les habitants qui composent nos banlieues, leur déracinement et le statut d’étranger à la fois dans leur pays d’accueil mais également de retour dans leur pays d’origine, un parcours à suivre qui permet de s’imprégner des différents modes de vies.

Un regard intéressant pour essayer de comprendre, ou faire comprendre la difficulté qui existe à vivre dans cet espace.

Vu d’ailleurs où la vision de l’étranger des émeutes de 2005 en France. Une réalité pour ainsi dire vécu car j’étais moi même au Vietnam lors de ses évènements et je fus surpris d’apprendre par des amis canadiens qu’il semblait se passer quelque chose en France, une connexion sur le site du journal Le Monde à l’époque m’indiquant “L’Etat d’urgence”… vision altérée et déformée par le prisme des médias qui ne propose que sensation et perte de repères…

No man’s land ou la nuit près de Sangate, des hommes, des femmes cherchent à s’échapper à s’enfuir… la France terre d’accueil…

Ensuite, on enchaîne avec une série de paysage sans force visible sauf qu’ils nous montrent cette banalité, cette uniformisation et cette absence de charme de la banlieue, une terre sans vie, banale et froide comme il le souligne

En parallèle vous pourrez suivre la série Portraits de familles qui permet de naviguer entre les différents logements proposés et renter directement dans le quotidien de ces gens, une décoration on ne plus kitsch qui vous fera sourire à plus d’un titre entre l’appartement ou les bouteilles sont perchées au-dessus de la porte, les petites cadres et détail ornementaux ou encore les fusils-pelle objet d’une décoration du plus mauvais goût… avec les commentaires des habitants : “« On est tranquille […] dans nos pyramides, tous les gens sont bien » (Madame Nys, Les Econdeaux), pour d’autres, en revanche, «les enfants se font racketter. Y a toujours eu des problèmes. C’est chacun pour soi. Y a rien du tout comme animation » (Monsieur et Madame Guignard, Villiers-le-Bel)“.

La série sur les jardins ouvriers ouvre de nouvelles perspectives dans la mesure où souvent déracinés, les personnes essayent de reproduire leur environnement perdu, cela leur permet aussi de socialiser plus facilement et surtout de sortir de leur quotidien lugubre. “« Moi, j’suis au cinquième étage, alors quand j’descends, j’suis content », clame Ernest. Mais aussi comme un lien à sa terre d’origine : « Je ne conçois pas un jardin sans choux. C’est la base. On fait la soupe avec », me dit Madame Da Silva…

La pose ou une série d femmes maliennes dans des boubous colorés puis la série sur les Lieux de prière qui permet de voir des mosquées et autres lieux de prières vidés de gens, après la cohue et la rencontre avec le très-haut, les salles redeviennent vierges.

La série Maliens, ici et là-bas donne à voir entre noir et blanc pour le mali et en couleur ici la vie dans deux endroits, un déracinement équivalent des deux côtés, une quête d’identité : “Si les immigrés maliens gardent généralement un lien très fort avec leur pays d’origine, ils n’en sont pas moins perçus, dans leur village, comme des émigrés et considérés, ici, comme des étrangers“.

Une des plus belle série est intitulé Quartiers Nord de Marseille, ou Patrick Zachmann prend des photographies lorsqu’il a trente ans lors d’un stage de photographie et 23 ans après, les mêmes personnes retrouvées, le choc des images est parlant….

Et l’exposition se termine avec Implosion qui correspond à : “Lors de la première démolition d’une barre de la Cité des 4 000 à La Courneuve en 1985, j’ai tenu à être témoin de cet anéantissement et à en fixer les traces. J’aurais pensé que la disparition instantanée d’une tour créerait plus d’horizon. Je découvre, en fait, d’autres barres cachées par la première“. Les photographies parlent d’elles-mêmes, le paysage urbain se redécouvre…

Voilà, une exposition que je vous recommande vivement dans un lieu qui mérite le détour

Retrouvez le détail de l’exposition et des thèmes abordés sur le site de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration

Cité nationale de l’histoire de l’immigration
Palais de la Porte Dorée
293, avenue Daumesnil 75012 Paris

Errances Urbaines au Bicycle Store

 

Errances Urbaines 

 

Exposition du 27 février au 27 mars 2009 


Herwann Perrin

 

www.paris-photographie.com

 

 

Bicycle Store 

 

17, boulevard du Temple 75003 Paris

Horaires d’ouverture du magasin : tous les jours de 10h à 19h sauf le dimanche.

Métro : Filles du Calvaire ou République


Photographies de Sébastien Pétretti

Voilà 2 petites séries que vous apprécierez à leur juste valeur, le travail d’un jeune photographe qui ma foi pourra être à suivre.
J’aime bien cette idée de matériau brut, pour les rails, sorti de leur contexte, cette photographie par exemple est semblable a une épée, une lame des plus effilée, tranchante comme le fil du rasoir.

Et puis cette série sur les compteurs, un thème, un but, une démarche et la remettre en perspective, rien de tel pour donner un peu de sens…
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Sur son site, Sébastien Pétretti indique sa démarche : “ce qui me passionne, c’est le défi de transformer l’hideux en agréable, l’ordinaire en précieux et le minuscule en majuscule.

La démarche est simple : une recherche du détail, de l’épuré, du calme et de la sérénité que peuvent apporter des matières telles que le béton, le métal ou la pierre”.

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Voilà un défi à la mesure du temps, des lieux et des personnes, alors regardez si le coeur vous en dit…

Le site internet de Sébastien Petretti