C’est le printemps enfin presque, par soubressaut et voilà que vient d’arriver la nouvelle livraison de Purpose, ce webmag si intéressant.

Alors que nous livre t-il cette fois-ci ? Eh bien aujourd’hui, c’est sur le désir avec une très belle sélection comme toujours. Cela commence avec les photographies de Kohei Yoshiyuki et la série intitulée “The park” entre 1971 et 1979. Une très belle série sur la nuit, un parc, des amours cachés, interdits; des questions qui se posent sur le voyeurisme, l’amour collectif,…

On continue avec Katherine Wolkoff et la série Family / Deebeds entre 2002 et 2007 ou la poésie imprègne l’atmosphère, la vie.


Avec Jean Davis et ses self-portraits (2002-2009) on s’aventure sur les domaines du corps, de celui de la photographe qui expose là ses doutes, ses incertitudes : “In this body of work, I deal with my insecurities about my body image and the direct correlation between self-perception and the way one is perceived by others. Photography is the medium that I use to tell my story through life, an outlet for revealing my thoughts and opinions about the society in which we live. A society that dictates beauty based on ones physical appearance. “

Avec Nobuyoshi Araki, et sa sentimental journey / winter journey (1971-1991) eh bien j’ai moins accroché… tout comme Imagined Paradise de Marisa Portolese alors je passe directement à la série de Jean-Christian Bourcart “Forbidden City” (1998-2001) qui n’est pas à conseiller pour tout un chacun, un travail sur les salles obscures, les amours échangistes, travail caché d’un reporter : “J’ai erré sporadiquement dans des boites S&M et des clubs échangistes à Paris et à New York avec mon appareil caché, poursuivant un rêve de dissolution, d’harmonie et d’extase collective”. Impressionnant
On retrouve alors le travail de Romain Courtemanche avec “de la sueur et des fruits” (2002-2009) mais je suis moins fan. Mais voici qu’apparaît alors les photographies de Todd Hido et de sa série “I drive, I drive a lot’ qui s’étend de 1996 à 2009. Un travail sur la route, les errances, les rencontres éphémères, les impressions fugaces, les lueurs de l’aube, les pièces perdues, les matins blêmes…
“People ask me how I find my pictures. I tell them I drive around. I drive and drive and I mostly don’t find anything that is interesting to me. But then, something calls out. Something that looks sort of off or maybe an empty space. Sometimes it’s a sad scene. I like that kind of stuff. So I take the photos and some are good. And so I keep driving and looking and taking pictures”.

Quelques autres séries moins appréciées ponctuées d’anciennes photographies de nus en noir et blanc connus ou inconnus.

Et puis la série de Léonie Purchas “Autonomy : the cariou Family” (2004) où la rencontre avec une famille qui décide de devenir auto-suffisante : “Fifteen years ago Nasha and Yanick of Northern France decided to live a self-sufficient life. After having struggled to build up their new lifestyle they found a small but manageable plot of land where they, with the help of friends, built their own house made of mud, straw, wood and cement. Yanick sustains the family with earnings from olive, apricot and lavender farming. In using renewable energy, and recycling what they can, they live in harmony with the land. With no neighbours it is their choice to live unseen: “It is not easy to live in a different way with others watching. The decision to live in this way is a form of combat against modern materialistic life. And we will fight for that decision.”

Et voilà, maintenant à vous de jouer en vous rendant sur Purpose.fr

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C’est suite à un tweet de leafar que je me suis dirigé vers ce nom étrange qu’est Myheelness, et j’ai compris en arrivant sur ce blog de photo qui en fera sourire plus d’un et pour elles, c’est une autre histoire, plus sérieuse…

De quoi est-il question, eh bien de pied, de chaussure, d’escarpin, de bottines, bottes,…

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Assez sublimes ces photos et la capacité de ces belles dames de gambader avec ces créations, car dans certains cas il s’agit vraiment de cela. Donc, espérons avoir encore pour quelques temps encore la chance de voir ces objets de désir se promener sur My heelness et surtout de les capter, remarquer dans la rue, aux alentours leur terrain de prédilection en quelque sorte
Enfin bon, retrouvez ces belles photographies sur My Heelness…et bientôt, si j’ai bien compris, vous pourrez y retrouver également les photos du Panda

Faites également un tout sur Stiletto, cela vaut le coup….

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Des portraits étranges que ceux de Katy Grannan que cela soit dans la série “The Westerns”, “Mystic Lake” ou encore dans ses travaux de 1998 à 2003 tel que présentés sur le site de la Galerie Fraenkel.

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Il s’en dégage un je ne sais quoi; il n’y a rien de malsain mais plutôt un sentiment bizarre, est-ce la posture prise qui rompt avec le naturel du corps, les couleurs ou les situations qui donnent cette impression. En tout cas, ces photographies dégagent une certaine aura que je vous invite à découvrir

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Elles sont également visibles sur le site de la galerie Greenberg Van Doren mais il faudrait quand même qu’il remette à jour leur système de navigation …

Le site de Katy Grannan

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Il s’agit d’une invitation à la découverte d’un ancien monde, d’un monde qui n’est plus et qui est également.

Des détails de paysages qui vous donnent envie de partir, de prendre le premier avion et d’aller vous planter là-bas en plein désert, en pleine plaine à l’étendue que le regard ne peut pas embraser tellement c’est vaste. la ligne d’horizon se confond avec les variations du ciel, vous êtes dans un rêve ou presque, non c’est la réalité de Joni Sternbach. Pas ici besoin de la réalité augmentée, vous êtes déjà subjugué par ces images qui vous collent à la rétine et ne vous quittent plus. Vous savez que vous irez là-bas, un jour prochain.

C’est le ton et le vieillissement de la photographie qui donne, sur certaines du moins, cet aspect passé, lavé et puis le ton utilisé qui donne un sentiment de passé, de révolu. Mais se côtoient également d’autres photographies avec un aspect plus récent, perdez-vous en tout cas dans la série The Salt Effect.

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Et puis, plongez avec les surfers dans un univers de portraits au temps dilaté, elles sont récentes mais donnent toujours cet effet de légende, d’ailleurs. Des femmes, des hommes et des jeunes filles et garçons qui affrontent, qui vont affronter l’océan déchaîné; la solitude aussi parfois qui surgit sur cette plage déserte de fin de monde…
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L’abandon est également là, qui vous emmènent dans des mondes d’antan, des mondes où les lois de l’homme n’existaient pas ou peu, seuls les Dieux régnaient encore sur ce chaos … ou presque… On continue alors en naviguant entre mer et ciel, des espaces qui s’ouvrent et qui surplombent la mer paisible, les couleurs se dessinent, subtiles et indécises parfois, se confondant mais marquant également de leurs empreintes

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Voilà vous l’aurez compris c’est assez beau et je vous invite à découvrir ce photographe…

http://www.jonisternbach.com

Voilà que je suis tombé par hasard sur cette galerie en ligne qui ma foi permet de rapidement diffuser son travail et ses projets dans des domaines aussi variées que la peinture, le dessin, la photographie, le mobilier, le digital art, la sculpture ou encore l’insolite.

Autant de manière de promouvoir son travail pour de jeunes artistes connus ou moins connus.

Le principe est simple, vous remplissez un dossier en ligne avec vos oeuvres et vous le soumettez à l’équipe en place afin pour qu’elle puisse s’assurer que vous êtes en phase avec la démarche proposée. Vous pouvez également référencer vos sites internet ou autres liens et exposer vos créations afin que d’autres puissent en profiter.

découvrez par exemple les oeuvres de Janol Apin, j’en avais déjà parlé il y a quelques temps pour ses miniatures de vélo (le livre les p’tits vélos est sorti en juin dernier). Il expose ici quelques unes des photographies de la très belle et chouette série sur le métro parisien.

Ouvrez donc le champ des possibles afin d’en faire bénéficier tout un chacun.

L’appel de We-arts.com est explicite : “En toute liberté, chacun cherche son choix. Un voyage les yeux grands ouverts où faire des rencontres inattendues, découvrir avec gourmandise, se perdre avec le sourire, se trouver à sa plus grande surprise”.

Rendez-vous sur We-arts.com

Amy Stein, est photographe et suite a quelques conversations elle entreprend de matérialiser, recréer les rencontres entre le monde animal et le monde humain telles qu’elles peuvent survenir à l’aube, au crépuscule. des rencontres un peu du troisième type quand vous voyez un ours brun près de votre piscine ou un coyote hurler contre un lampadaire, un renard vous caressant les doigts de pied ou presque. Elle s’est inspirée des histoires contées dans la petite ville de Matamoras en Pennsylvanie…

Du réel à l’irréel, une très belle rematérialisation qui vaut le coup d’oeil. Il y a plein de tendresse dans ces photos qui nous montre un peu de cet éden perdu, de cette connivence et coexistence perdue qui pourrait exister entre le monde animal et le monde des Hommes, cet espèce animale un peu étrange…

Retrouvez les photographies en ligne sur le site internet d’Amy Stein, et découvrez également sur son site la série d’Halloween à Harlem évoqué dans Purpose 8 sur l’enfance ou encore la relation des femmes avec les armes

Voilà une très belle exposition que je vous invite vivement à aller voir pour que vous soyez à la fois conquis par le travail de ChristianMc Manus sur base de Polaroïd (il faut espérer que le projet de remise en circuit des Polaroïd voient le jour), cela frappe directement quand l’on arrive de loin. De près, au final, il s’agit plus de peintures que de photographies, cette impression de réel qui submerge l’oeuvreet s ‘affranchit des distances. On est dans un autre monde qu’il est heureux de partager avec nous, on est là-bas, lorsqu’il a pris ces photographies àNew York en 1997.

Le rendu est assez sublime je dois dire et je ne manquerai pas d’y retourner pour encore et encore me plonger dans ces vies et ces situations qui s’offrent. Un moment de pur délice que je vous invite à découvrir au plus tôt, c’est juste en face du Mont de piété, lieu si célèbre en son temps…

Sur le site de Christian Mc Manus, on peut lire : “J’ai observé les rues animées, la vie grouillante de New-York, Santiago, Paris, Valparaiso et Bombai. Des énergies différentes se sont dégagées. Pourtant, mes photos ont fini par me révéler un fond humain commun. J’ai vu que chaque homme, quel que soit son lieu de résidence, est confronté au choix. Un choix à peine perceptible, flou même, un choix à l’état brut, entre la conscience et l’inconscience. À chaque seconde, à chaque fois qu’il fait quelque chose, même lorsqu’il dort. Comme un miroir d’eau, mes photos reflètent cette expression toujours mouvante de la réalité humaine.

Cette technique du Polaroid me permet de rendre cet indéterminé, cette dimension floue qui nous enveloppera toujours.

Dans chaque série, j’invite le spectateur à s’immerger dans le quotidien d’une ville si particulière, qui vit à son propre rythme. Un regard très personnel, intime, une quête permanente de la lumière et le désir de vouloir la fixer. Cependant, il ne s’agit pas de la lumière qui sensibilise l’émulsion photographique, mais plutôt celle à laquelle fait référence l’auteur français ChristianBobin dans son livre « La lumière du monde » où j’ai trouvé une phrase qui reflète bien ma propre vision en tant que photographe “.

« Je voudrais bien connaître le malin qui me dira ce qui est plus beau que le quotidien. Je n’ai pas besoin de paysages grandioses pour louer la grandeur de Dieu, parce que je crois qu’elle est dans les choses humbles. Je me promène assez peu, mais à chaque fois, je suis conquis, charmé, par une vision lapidaire. Je trouve toujours une mauvaise herbe qui est parvenue à disjoindre les pavés et qui m’émerveille et nourrit ma pensée. »

D’autres visuels et séries sur le site de Christian Mc Manus….

Galerie Jamault
19 rue des blancs manteaux – 75004 Paris
Tel : 01 42 74 13 85

Offrir au regarde les oeuvres de Gregory Crewdson est une perspective que je vous conseille de ne pas manquer tant est grand l’intérêt. Surtout, si comme moi vous avez pu compulser avec avidités son livre “Beneath the roses” dont sont issues les photographies présentées. 
Plongez dans l’univers sans nul pareil que celui de cet artiste. Des oeuvres au clair obscur qui vous permettront d’accéder à un monde par delà le monde, si proche et si distant à la fois. Des scènes familières à si méprendre mais regardez plus longuement, plus profondément et vous comprendrez que celle-ci sont loin d’être banales<; Un sens de la composition qui lui permet de réaliser des chef d’oeuvres sans conteste. Vous vous immergez tout simplement dans le monde créé de toute pièce car il vous est familier, qu’est-ce que cette femme qui se mire dans le miroir, cet autre qui attend, qui végète paisiblement devant son téléviseur (prompteur). Il y a un peu de Magritte et de l’Empire des Lumières dans ses images, un entre-lac fin entre jour et nuit, entre veille et rêve aussi. Car toutes ses scènes sont presque vécues, une réalité qui s’affranchit des frontières entre plusieurs mondes en quelque sorte
Bon vous l’aurez compris pour maintes raisons, il est tout à fait intéressant d’aller voir les oeuvres de Crewdson, aussi courrez-y vous ne serez pas déçu ou alors il y a un léger souci…
Et puis, une fois conquis (si vous ne l’êtes déjà), vous vous empresserez de commander son bouquin Beneath The Roses (Sous la surface des roses) sur Amazon Uk ou US car les prix sont très intéressants ce qui ne gâche rien… Regardez également quelques unes de ces oeuvres sur le site de la Galerie photo avec une belle analyse : “Au départ, le parti est le même que celui de Jeff Wall : on est dans une scène de film. Il y a une histoire en cours à laquelle on ne comprend rien parce qu’on a raté le début. L’image qui est présentée est celle d’une solitude captée au moment de sa plus grande intensité. Le personnage est à la croisée des chemins.” (…). 
On peut également lire dans le communiqué de presse les références plus précises dont il s’inspire : “L’univers de Gregory Crewdson joue avec les codes du cinéma fantastique, de Hitchcock à Lynch ou encore Spielberg. Il travaille comme un réalisateur avec des décors entièrement conçus à partir de story boards, une équipe complète de cinéma (décorateurs, maquilleurs, accessoiristes…) et des effets spéciaux dignes de films de science-fiction. Cependant, selon lui, seule la photographie, à la différence d’autres formes narratives, reste toujours silencieuse. Il n’y a ni d’avant, ni d’après. Les événements qu’elle capture restent un mystère.
On peut aussi regarder une petite vidéo explicative pour se faire une idée plus précise de son univers mais l’envers du décors est souvent décevant, le mystère a ses attraits…

30 rue de Beaubourg - 75003 Paris
Tel : 01 42 72 14 10
Les 220 cartes postales photographiques (1900-1930) présentées à la Maison Européenne de la Photographie sous le Titre American Dream sont tout à fait superbe, éclairante sur la vie d’alors, les modes, les habitudes et retraçant à travers l’oeil de l’amateur ce qui était au coeur des préoccupations d’alors. Il s’agit d’un retour sur le rêve américain, l’histoire de l’Amérique et finalement on comprend l’importance prise par la photographie.
C’est une période d’immigration soutenue qui voit des hommes et des femmes arriver des quatre coins du monde.
En 1898, grâce à une loi passée par le Congrès, on pouvait expédier des cartes pour 1 cent seulement; elles jouaient le rôle que jouent les e-mails ou les SMS aujourd’hui. Des innovations techniques ont encore amplifié ce phénomène : Kodak lança alors un appareil photo, simple et bon marché, le A3, spécifiquement conçu pour produire les négatifs en format carte postale. Selon le service postal des Etats-Unis, presque un milliard de cartes postales ont été envoyées en 1913, soit dix fois le nombre d’Américains“.
A ce titre, je vous conseille très vivement de regarder de près la carte de l’immigration américaine mise en ligne sur le New York Times, elle est tout à fait de circonstance et montre bien tous les mouvements qui ont pu avoir lieu en fonction des périodes, des évènements, c’est assez instructif… cela permet aussi de se rendre compte des dérives déjà existentes et de la difficultés d’être un homme de couleur, il ne faut pas oublier qu’avant l’arrêt Rosa Parks décide de ne pas céder sa place à un blanc le 1er décembre 1955, “Le 13 novembre 1956, la Cour suprême cassa les lois ségrégationnistes dans les bus, les déclarant anticonstitutionnelles“.
Voilà, en tout cas, une belle ballade illustrée dans l’histoire de l’Amérique jusqu’au 5 avril 2009
Je ne reviendrai pas sur Robert Combes et la frimeur flamboyant car je n’accroche franchement pas du tout mais en tout cas, prenez le temps de voir L’Ombre, le Reflet de Minot-Gormezano et Le Don de Giogia Fiorio, il y a d’assez belles découvertes dans les oeuvres présentées…
5/7 rue de Fourcy - 75004 Paris
Tél 01 44 78 75 00

Art Paris, c’est le rendez-vous annuel de 115 galeries, près de 800 artistes du 19 au 23 mars 2009, le vernissage a lieu ce soir; c’est la rencontre de la création artistique duXXème et XXIème siècles á travers la peinture, sculpture, dessin, photographie, vidéo, installation, performance…

Alors faites-vous plaisir et rendez-vous au Grand Palais ou sur Art Paris pour plus de détails

Petit coup d’oeil du week end si cela vous dit : Paris capitale de la photographie chez Hazan, un livre de photographie sur la ville éternelle, celle qui a vu les débuts de la photographies et qui lui rend hommage comme elle peut. Découpé en 6 périodes. 

 

Les pionniers, les incunables de 1839-1850 parmi lesquels on retrouve des figures emblématiques telles qu’Hippolyte Bayard, Louis-Jacques Mandé Daguerre, Henri le Secq, Charles Nègre, William Henry Fox Talbot et quelques autres….
C’est le début de la photographie et de grands hommes sont là pour capturer ces quelques vues de la ville, on retrouve par exemple des vues de Montmartre et de ses moulins prises par Bayard en 1842, tout à fait étonnant en tout cas. La seine et paris, le Louvre et la conciergerie, les barricades de 1848 ou encore des ouvriers au repos par Charles Nègre, le stryge 
de 1851 à 1870, c’est le début de l’industrie avec le négatif au collodion sur verre, les tirages sur papier albuminé.
On commence notre voyage avec les tirages de Gustave le Gray qui immortalise la seine avec le Pont des Arts, le Pont-Royal dans cette sépulturale netteté et fixation du temps si caractéristique; Baldus nous montre la tour saint Jacques dans sa nudité la plus totale mais aussi le Panthéon, la Patrie reconnaissante; apercevez également le marché des Halles détruit en 1971 et immortalisé par Jean-Claude Gautrand avec l’église saint eustache tout en respiration.
On entre aperçoit l’étendue de Paris  avec les frères Bisson à travers une vision perchée depuis Notre Dame. Charles Marville nous montre quand à lui les rues désertes de paris, des rues qui pour certaines ont disparu ou ne sont évidemment plus reconnaissables… La photographie de la place Saint-André des Arts est également sublime avec ses publicités d’un autre âge, la Place de la Bourse n’a que peu changé si l’on ose dire, la classe reste sa caractéristique principale, les petites ruelles en apprenne sur la ville et sa métamorphose. Avec Adolphe Braun , on se retrouve sur l’île de la cité, des gens qui regardent par dessus le parapet, comme aujourd’hui, une histoire qui se répète dans ses gestes quotidiens, la rue de Rivoli n’a guère changée depuis 1855 et les égouts de Nadar rappellent étrangement les bouches du Métro. Par contre les catacombes ne sont plus ou seulement quelques entrées cachées. C’est Disdéri qui nous montre les cadavres d’insurgés de la Commune, on est en 1871, il est temps de changer d’époque…
De 1871 à 1918, on est en route vers l’art moderne c’est la poésie de Notre -Dame qui ressurgit en 1908 avec Alvin Langdon Coburn mais c’est aussi et notamment le remarquable travail mené par Alfred Stieglitz; on peut lire ces quelques mots de Paul Strand : “ceux qui considéraient la photographie comme un médium d’expression cherchaient pour la plupart à transformer l’appareil en pinceau, en crayon, en je ne sais quoi, en tout sauf ce qu’il est c’est à dire une machine“.
On entre aperçoit également une gare parisienne avec Otto et puis c’est la valse des immortalisations que va effectuer un peu partout dans Paris et aux alentours Eugène Atget, il va immortaliser le Paris d’antan pour notre plus grand bonheur, il ne tient qu’à voir la photographie Marchande de Cresson , a   venue des gobelins pour comprendre ce que l’on manquerait; il fera les ruelles, les café célèbre et moins célèbre, des nus, la photographie intitulé Bitumiers évoquent un peu caillebotte et la maison du Bon-marché les quelques mannequins d’alors.
De 1919 à 1939 il s’agit du Paris des étrangers avec pour immortaliser les plus grand noms de la photo, pour la plupart connus de vous, de nous, du monde, ils ont rayonné jusqu’à nous, le matériel évolue, le cadrage et la manière de voir également. On retrouve aux prises avec Paris des personnages mythiques maintenant tel qu’André Kertesz et son Au jardin des Tuileries, Place de la Concorde, Rue Vavin, Rue du Château qui évoque un peu des passages de l’étrangleur de Jacques Tardi.
Il y a également les infractions, les surimpressions de Moshé Raviv-Vorobeichic, Tabard et ses négatif/positif, Germaine Krull et son sens de l’organisation, de l’urbanisation avec évidemment des géants comme Henri Cartier-Bresson, les natures mortes; les affiches déchirés de Wols; l’incontournable Man ray et son Château Tremblant, non évocateur au combien, la superbe 29, rue d’Astord de Dora Maar et bien entendu, on ne pouvait pas l’oublier Brassaï avec par exemple cette superbe photographie intitulé le lévrier afghan Kazbeck De Picasso dans l’atelier de la rue des Grands-augustins. Vous l’aurez compris, cette période est riche en rebondissement et regorge de ses talents que l’on ne voudraient plus quitter…
de 1940 à 1970 c’est la ville comme elle va. C’est la fin de la guerre, outre atlantique, c’est Eugene Smith et chez nous cela commence avec quelques photographies de Robert Frankdes années d’après guerre (1950).
Il est actuellement au jeu de Paume avec les Américains publié en 1958 dont on retrouve d’ailleurs quelques oeuvres. Willy Ronis immortalise les pavés et les situations tel ce vitrier de Ménilmontant, photographie prise en 1948 ou encore Robert Doisneau avec Canal Saint-denis en 1969, la glace s’effrite sous le poids des péniches et quelques photos d’izis, le métro aérien pointe déjà son nez boulevard Rochechouart, on est en 1947…
La publicité aux bouches de Métro par Robert Doisneau ou Marguerite Duras en terrasse… toujours Henri Cartier-Bresson qui continue son périple de Paris, arpentant le bitume et bien d’autres… comme William Klein et sa sublime Dorothy McGowan ou al superbe photographie de la Rue saint Jacques en mai 1968 de Gilles Caron
Pour terminer, de 1971 à 1998 les métamorphoses de la vision avec un paris plus urbain, plus déconstructuré tel cette photographie de Marc Petitjean Rue Beaubourg où celle de Thomas Struth intitulée Beaugrenelle 1979 mais pour tout vous dire, je ne suis pas super fan de cette dernière partie qui me semble un peu manquée et bâclée, trop rapide et succincte… on ne peut pas tout réussir de A à Z… 
Il n’en demeure, voilà, vous l’aurez compris, que ce livre Paris capitale de la photographie chez Hazan est un petit bijou qui vous permettra de (re)visiter la capitale éternelle qui reste magnifique et quelque peu magique…
Dans cet esprit, partez à la découverte de Paris, capitale photographique 1920-1940 qui est en ce moment au Jeu de paume, à l’hotel de Sully
Voilà un parcours à suivre de manière erratiques pour se faire une idée de la vie menée par Robert Frank au cours de son périple au terme duquel il a ramené ces quelques photographies qui ont marqué l’histoire de la photographie.
C’est un petit peu un road movie photographique auquel il nous invite, nous surprenant par certaines images même maintenant, plus de 50 ans après.
Vous y trouverez à la fois des images qui vous semblent tout à la fois banales et surprenantes. ce qui est également aussi, c’est de connaître un peu la genèse non voulue de cette grande histoire, c’est d’ailleurs souvent le cas, a posteriori.
C’est Natacha Wolinski qui indique “Le voici donc en 1955, au volant d’une vieille Ford, projetant une traversée de deux ans dans les 48 états du pays. Lancé sur la route 66, il ne voit pas les pin-up en soutien-gorge Téflon et les pelouses rasées de frais. Il ignore le char de ben hur et les chromes d’Explorer 1. Entre les motels de fortune et les aires d’autoroute, il cadre ce qui échappe au rêve consumériste des fifties - les bars à putes du Nouveau-Mexique, les pissotières carrelées d’angoisse, la grisaille des villes minières, les Hells Angels cloutés de nuit, les cow-boys en déroute lâchés sur le pavé de New York, les patriotes débiles, les retraités ossifiés sur les bancs publics, les Noirs cantonnés à l’arrière des bus… L’Amérique déjantée d’Allen Grinsberg et de Jack Kerouac, ses amis de la dixième rue à New York
Vous l’aurez compris, il ramène de ce trip près de 1000 photos parmi lesquelles il en choisira 83, celles qui feront Les Américains dont vous avez tout loisir de voir in fine à Paris, avec des photographies de Paris, quelques moments choisi qui date de 1949-1952, vous m’en direz des nouvelles.
Et puis si vous remarquez que ces images sont parfois abîmées, eh bien c’est normal, il utilisait une optique pas forcément au top comme il le reconnaît mais le boîtier Leitz utilisé avait d’autres qualités et le résultat est là qui s’offre à nos yeux… C’est dans ces instants, dans ces choix que l’on retrouve l’instinct du photographe qui prend souvent à main levée, un peu caché, un peu en décalé, une vision du monde en décalée si l’on peut dire…
En tout cas, allez vous faire une idée, c’est quand même s’inscrire dans l’histoire que de pouvoir voir ces images… et puis pour approfondir, en dehors du bouquin, vous pouvez lire le petit journal sur l’exposition Robert Frank mais aussi le site d’un passionné, celui de Lunettes Rouges, de Vite VU qui vous plus et plus encore et encore…. 
C’est jusqu’au 22 mars prochain

 

Errances Urbaines 

 

Exposition du 27 février au 27 mars 2009 


Herwann Perrin

 

www.paris-photographie.com

 

 

Bicycle Store 

 

17, boulevard du Temple 75003 Paris

Horaires d’ouverture du magasin : tous les jours de 10h à 19h sauf le dimanche.

Métro : Filles du Calvaire ou République


Une petite exposition ou l’artiste se met elle-même en scène après avoir donnée la vie à un petit garçon et dans l’attente d’une autre naissance.

Cela donne une exposition qui tourne autour de la maternité, de la figure de la femme dans cette espace intime qui n’est que rarement envisagé et encore moins souvent montré dans notre société. Espèce de tabou honni qu’il ne faut absolument pas voir, d ‘autant plus de nos jours où le règne de la perfection des corps est au coeur même des esprits. Gommer la différence et lisser les corps…

Je dois dire que ma photographie préférée est celle de la femme au masque avec la figure de l’enfant qui se décompose.

Il y a également celle dans les bois, l’enfant est pensif, perdu dans ses pensées, elle sort du bois, ils baignent dans un état de plénitude, un paradis perdu qui se termine… ou qui commence

Et puis découvrez également la neige et la fourrure…

Voilà, allez vous faire une idée, il y a de l’idée, du style et un je ne sais quoi de tendancieux….

Le site de Katharina Bosse avec la série de l’exposition

Galerie Anne Barault
22 rue Saint-Claude – 75003 Paris
Tel : 01 44 78 91 67

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© Louis Descamps

Une superbe exposition de photographies, un travail superbe, à voir assurément

Petit point d’explication pour la note : je n’aime pas a priori mettre de notes mais cela a le bénéfice de donner rapidement une idée, donc c’est plus pour attirer que réellement “noter”…

Bon pour revenir à ces photographies de Louis Descamps, à vrai dire et comme vous pourrez vous en apercevoir, j’ai eu l’occasion de faire quelques expositions ce week end et je dois dire que c’est de très loin celle-ci qui a retenu toute mon attention, un petit bijou.
Louis Descamps nous donne là à voir un véritable travail d’orfèvre. A tout les sens du terme d’ailleurs car bon nombre de ces oeuvres intègre des bijoux. Mais c’est ces visages métamorphosés, complexes, arrangés, ces couleurs chatoyantes et vives qui frappent l’oeil, qui submerge la rétine sont plus que cela. Une nouvelle race d’hommes et de femmes emmergent à la fois futur incertain et ancien temps révolus, ils trône tel des chefs de tribus ancestrales, l’oeil du guerrier est là qui veille, Héros d’un nouvel âge…

L’émotion est là, rendez-vous avec les tribus d’un nouvel âge.

On peut lire sur la technique utilisée, enfin plutôt la préparation d’ensemble : “Ses Portraits masqués sont élaborés selon les techniques de production propre au monde de la mode : organisation d’un casting ciblé en fonction des morphologies demandées puis coordination d’une équipe d’inter venants parmi lesquels un coiffeur, un maquilleur et un styliste.

Se détachant d’un fond obscur, les portraits oscillent entre hommage à l’art tribal et univers futuristico-digital. Ces masques rituels peuvent être composés de crânes ou os d’animaux, de poils et de plumages bariolés, de feuillages et de morceaux de bois, de projections numériques. Magnifiés par de somptueuses pièces uniques de haute joaillerie qui apportent une touche finale à ces assemblages hétéroclites… Mais c’est la lumière, en sculptant l’ensemble, qui confère scintillement et irréalité à ces apparitions”.

Les quelques photos ici présentées vous donnent un aperçu de ce très beau travail mené de main de maître par cet artiste

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Allez faire un tour à la Galerie Blondel, cela se termine le 26 novembre prochain

Galerie Alain Blondel
28 rue Vieille du Temple – 75003 Paris
Tel : 01 42 78 66 67

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