A la découverte des expositions photographiques à Paris
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Katy Grannan et ses séries de portraits
Sep 10th
Des portraits étranges que ceux de Katy Grannan que cela soit dans la série “The Westerns”, “Mystic Lake” ou encore dans ses travaux de 1998 à 2003 tel que présentés sur le site de la Galerie Fraenkel.
Il s’en dégage un je ne sais quoi; il n’y a rien de malsain mais plutôt un sentiment bizarre, est-ce la posture prise qui rompt avec le naturel du corps, les couleurs ou les situations qui donnent cette impression. En tout cas, ces photographies dégagent une certaine aura que je vous invite à découvrir
Elles sont également visibles sur le site de la galerie Greenberg Van Doren mais il faudrait quand même qu’il remette à jour leur système de navigation …
Joni Sternbach et le temps suspendu
Sep 4th
Il s’agit d’une invitation à la découverte d’un ancien monde, d’un monde qui n’est plus et qui est également.
Des détails de paysages qui vous donnent envie de partir, de prendre le premier avion et d’aller vous planter là-bas en plein désert, en pleine plaine à l’étendue que le regard ne peut pas embraser tellement c’est vaste. la ligne d’horizon se confond avec les variations du ciel, vous êtes dans un rêve ou presque, non c’est la réalité de Joni Sternbach. Pas ici besoin de la réalité augmentée, vous êtes déjà subjugué par ces images qui vous collent à la rétine et ne vous quittent plus. Vous savez que vous irez là-bas, un jour prochain.
C’est le ton et le vieillissement de la photographie qui donne, sur certaines du moins, cet aspect passé, lavé et puis le ton utilisé qui donne un sentiment de passé, de révolu. Mais se côtoient également d’autres photographies avec un aspect plus récent, perdez-vous en tout cas dans la série The Salt Effect.
Et puis, plongez avec les surfers dans un univers de portraits au temps dilaté, elles sont récentes mais donnent toujours cet effet de légende, d’ailleurs. Des femmes, des hommes et des jeunes filles et garçons qui affrontent, qui vont affronter l’océan déchaîné; la solitude aussi parfois qui surgit sur cette plage déserte de fin de monde…
L’abandon est également là, qui vous emmènent dans des mondes d’antan, des mondes où les lois de l’homme n’existaient pas ou peu, seuls les Dieux régnaient encore sur ce chaos … ou presque… On continue alors en naviguant entre mer et ciel, des espaces qui s’ouvrent et qui surplombent la mer paisible, les couleurs se dessinent, subtiles et indécises parfois, se confondant mais marquant également de leurs empreintes
Voilà vous l’aurez compris c’est assez beau et je vous invite à découvrir ce photographe…
We Arts, une galerie en ligne pour la création contemporaine
Aug 10th
Voilà que je suis tombé par hasard sur cette galerie en ligne qui ma foi permet de rapidement diffuser son travail et ses projets dans des domaines aussi variées que la peinture, le dessin, la photographie, le mobilier, le digital art, la sculpture ou encore l’insolite.
Autant de manière de promouvoir son travail pour de jeunes artistes connus ou moins connus.
Le principe est simple, vous remplissez un dossier en ligne avec vos oeuvres et vous le soumettez à l’équipe en place afin pour qu’elle puisse s’assurer que vous êtes en phase avec la démarche proposée. Vous pouvez également référencer vos sites internet ou autres liens et exposer vos créations afin que d’autres puissent en profiter.
découvrez par exemple les oeuvres de Janol Apin, j’en avais déjà parlé il y a quelques temps pour ses miniatures de vélo (le livre les p’tits vélos est sorti en juin dernier). Il expose ici quelques unes des photographies de la très belle et chouette série sur le métro parisien.
Ouvrez donc le champ des possibles afin d’en faire bénéficier tout un chacun.
L’appel de We-arts.com est explicite : “En toute liberté, chacun cherche son choix. Un voyage les yeux grands ouverts où faire des rencontres inattendues, découvrir avec gourmandise, se perdre avec le sourire, se trouver à sa plus grande surprise”.
Rendez-vous sur We-arts.com
Les visiteurs du soir par Amy Stein
Jul 2nd
Amy Stein, est photographe et suite a quelques conversations elle entreprend de matérialiser, recréer les rencontres entre le monde animal et le monde humain telles qu’elles peuvent survenir à l’aube, au crépuscule. des rencontres un peu du troisième type quand vous voyez un ours brun près de votre piscine ou un coyote hurler contre un lampadaire, un renard vous caressant les doigts de pied ou presque. Elle s’est inspirée des histoires contées dans la petite ville de Matamoras en Pennsylvanie…
Du réel à l’irréel, une très belle rematérialisation qui vaut le coup d’oeil. Il y a plein de tendresse dans ces photos qui nous montre un peu de cet éden perdu, de cette connivence et coexistence perdue qui pourrait exister entre le monde animal et le monde des Hommes, cet espèce animale un peu étrange…
Retrouvez les photographies en ligne sur le site internet d’Amy Stein, et découvrez également sur son site la série d’Halloween à Harlem évoqué dans Purpose 8 sur l’enfance ou encore la relation des femmes avec les armes…
Christian Mc Manus à la Galerie Jamault
May 22nd
Voilà une très belle exposition que je vous invite vivement à aller voir pour que vous soyez à la fois conquis par le travail de ChristianMc Manus sur base de Polaroïd (il faut espérer que le projet de remise en circuit des Polaroïd voient le jour), cela frappe directement quand l’on arrive de loin. De près, au final, il s’agit plus de peintures que de photographies, cette impression de réel qui submerge l’oeuvreet s ‘affranchit des distances. On est dans un autre monde qu’il est heureux de partager avec nous, on est là-bas, lorsqu’il a pris ces photographies àNew York en 1997.
Le rendu est assez sublime je dois dire et je ne manquerai pas d’y retourner pour encore et encore me plonger dans ces vies et ces situations qui s’offrent. Un moment de pur délice que je vous invite à découvrir au plus tôt, c’est juste en face du Mont de piété, lieu si célèbre en son temps…
Sur le site de Christian Mc Manus, on peut lire : “J’ai observé les rues animées, la vie grouillante de New-York, Santiago, Paris, Valparaiso et Bombai. Des énergies différentes se sont dégagées. Pourtant, mes photos ont fini par me révéler un fond humain commun. J’ai vu que chaque homme, quel que soit son lieu de résidence, est confronté au choix. Un choix à peine perceptible, flou même, un choix à l’état brut, entre la conscience et l’inconscience. À chaque seconde, à chaque fois qu’il fait quelque chose, même lorsqu’il dort. Comme un miroir d’eau, mes photos reflètent cette expression toujours mouvante de la réalité humaine.
Cette technique du Polaroid me permet de rendre cet indéterminé, cette dimension floue qui nous enveloppera toujours.
Dans chaque série, j’invite le spectateur à s’immerger dans le quotidien d’une ville si particulière, qui vit à son propre rythme. Un regard très personnel, intime, une quête permanente de la lumière et le désir de vouloir la fixer. Cependant, il ne s’agit pas de la lumière qui sensibilise l’émulsion photographique, mais plutôt celle à laquelle fait référence l’auteur français ChristianBobin dans son livre « La lumière du monde » où j’ai trouvé une phrase qui reflète bien ma propre vision en tant que photographe “.
« Je voudrais bien connaître le malin qui me dira ce qui est plus beau que le quotidien. Je n’ai pas besoin de paysages grandioses pour louer la grandeur de Dieu, parce que je crois qu’elle est dans les choses humbles. Je me promène assez peu, mais à chaque fois, je suis conquis, charmé, par une vision lapidaire. Je trouve toujours une mauvaise herbe qui est parvenue à disjoindre les pavés et qui m’émerveille et nourrit ma pensée. »
D’autres visuels et séries sur le site de Christian Mc Manus….
Galerie Jamault
19 rue des blancs manteaux – 75004 Paris
Tel : 01 42 74 13 85
Gregory Crewdson à la Galerie Daniel Templon
Mar 23rd
American Dream à la Maison européenne de la photographie
Mar 19th
Art Paris au Grand Palais
Mar 18th
Art Paris, c’est le rendez-vous annuel de 115 galeries, près de 800 artistes du 19 au 23 mars 2009, le vernissage a lieu ce soir; c’est la rencontre de la création artistique duXXème et XXIème siècles á travers la peinture, sculpture, dessin, photographie, vidéo, installation, performance…
Alors faites-vous plaisir et rendez-vous au Grand Palais ou sur Art Paris pour plus de détails
Paris capitale de la photographie chez Hazan
Mar 12th
Petit coup d’oeil du week end si cela vous dit : Paris capitale de la photographie chez Hazan, un livre de photographie sur la ville éternelle, celle qui a vu les débuts de la photographies et qui lui rend hommage comme elle peut. Découpé en 6 périodes.
Robert Frank, un regard étranger au jeu de paume
Mar 9th
Errances Urbaines au Bicycle Store
Feb 12th
Errances Urbaines
Exposition du 27 février au 27 mars 2009
Herwann Perrin
17, boulevard du Temple 75003 Paris
Horaires d’ouverture du magasin : tous les jours de 10h à 19h sauf le dimanche.
Métro : Filles du Calvaire ou République
Tribalamorphose de Louis Descamps à la Galerie Alain blondel [10/10]
Nov 17th
© Louis Descamps
Une superbe exposition de photographies, un travail superbe, à voir assurément
Petit point d’explication pour la note : je n’aime pas a priori mettre de notes mais cela a le bénéfice de donner rapidement une idée, donc c’est plus pour attirer que réellement “noter”…
Bon pour revenir à ces photographies de Louis Descamps, à vrai dire et comme vous pourrez vous en apercevoir, j’ai eu l’occasion de faire quelques expositions ce week end et je dois dire que c’est de très loin celle-ci qui a retenu toute mon attention, un petit bijou.
Louis Descamps nous donne là à voir un véritable travail d’orfèvre. A tout les sens du terme d’ailleurs car bon nombre de ces oeuvres intègre des bijoux. Mais c’est ces visages métamorphosés, complexes, arrangés, ces couleurs chatoyantes et vives qui frappent l’oeil, qui submerge la rétine sont plus que cela. Une nouvelle race d’hommes et de femmes emmergent à la fois futur incertain et ancien temps révolus, ils trône tel des chefs de tribus ancestrales, l’oeil du guerrier est là qui veille, Héros d’un nouvel âge…
L’émotion est là, rendez-vous avec les tribus d’un nouvel âge.
On peut lire sur la technique utilisée, enfin plutôt la préparation d’ensemble : “Ses Portraits masqués sont élaborés selon les techniques de production propre au monde de la mode : organisation d’un casting ciblé en fonction des morphologies demandées puis coordination d’une équipe d’inter venants parmi lesquels un coiffeur, un maquilleur et un styliste.
Se détachant d’un fond obscur, les portraits oscillent entre hommage à l’art tribal et univers futuristico-digital. Ces masques rituels peuvent être composés de crânes ou os d’animaux, de poils et de plumages bariolés, de feuillages et de morceaux de bois, de projections numériques. Magnifiés par de somptueuses pièces uniques de haute joaillerie qui apportent une touche finale à ces assemblages hétéroclites… Mais c’est la lumière, en sculptant l’ensemble, qui confère scintillement et irréalité à ces apparitions”.
Les quelques photos ici présentées vous donnent un aperçu de ce très beau travail mené de main de maître par cet artiste
Allez faire un tour à la Galerie Blondel, cela se termine le 26 novembre prochain
Galerie Alain Blondel
28 rue Vieille du Temple – 75003 Paris
Tel : 01 42 78 66 67
La mer, avenir de la terre de Philippe Plisson aux murets (près de cherbourg)
Oct 27th
Voilà que nous sommes tombés sur cette exposition der Philippe Plisson grandeur nature en plein air dans le Manoir de Tourp, à Omonville-la-Rogue. Le site est assez idyllique je dois dire, allez y faire un tour, cela vaut le déplacement. Une exposition sur toile ou plastifié en tout cas, c’est vrai que vu le temps auquel on s’expose, cela ne va pas sans quelques précautions. Et puis c’est le plongeon dans ce projet pour “sensibiliser les enfants et les adolescents au monde maritime. En effet, si comme Christian Buchet, nous nous posions les bonnes questions : « L’enseignement en France accorde-t-il à la mer toute l’importance qu’elle mérite ? Comment la mer est-elle présentée aux jeunes Français ? Que savent-ils d’elle et des problématiques maritimes françaises à leur sortie du système éducatif ? » …la réponse est actuellement plus qu’inquiétante, voire angoissante… !!!
Rares sont les Français qui prennent en compte la réalité maritime de la France, essentielle pour un pays entouré de quatre mers. L’enseignement pourrait être un moyen efficace pour donner aux jeunes Français, et ce dès leur adolescence, une culture générale et une vision du monde dans laquelle la mer aura systématiquement sa place.
On n’insiste jamais trop sur le « bleu » de notre planète ni sur le rôle fondamental de la mer dans la vie de l’homme. Pourquoi tant de populations vivent-elles dans les zones littorales si ce n’est pour des raisons climatiques, nourricières, économiques ?”
La première partie, celle par laquelle débute l’exposition est assez belle, vous êtes happé dans le monde magique des ports, de la haute mer, des îles artificielles, des paysages touristiques sur fond d’explications distillées au compte goutte mais importante à la connaissance de la mer, de cet élément qui avec les océans couvrent plus de 75% de la surface de la planète et par lequel la majorité des échanges s’effectue, une véritable aventure humaine qui se dessine depuis les âges les plus vieux de l’humanité jusqu’à maintenant, une histoire à découvrir d’ailleurs en image à la cité de la mer, j’y reviendrai….
Dans la seconde partie de l’exposition, des naufrages, des hommes et des femmes et puis il y a cette série de phares dont celui de Goury que l’on vient de visiter, ces dernières demeures à la fin du monde, qui veille le retour de ces hommes partis dans la brume, dans la tempête, dernière lueur d’espoir d’un retour sain et sauf. Quand on voit la photographie de ce petit chalut au milieu de la tempête, on se demande ce qu’il fait là, eh bine il pêche tout simplement, il semble que le bar aime les eaux agités… Un voyage pour petit et grands sur l’univers de la Mer
Cette exposition est également exposée à la Galerie de Crac’h.
Le site internet de Philippe Plisson
Galerie (de Crac’h) Plisson La Trinité-sur-Mer
Cours des quais – 56470 La Trinité-sur-Mer
Tel : 02 97 30 15 15
Joel Meyerowitz et son oeuvre : quelques pistes….
Oct 23rd
Lecture d’un petit bouquin sur Joel Meyerowitz qui revient lui, cet après-midi de travail avec Robert Frank puis cette décision de se consacrer à la photographie, de pouvoir humer l’air de la rue, encouragée en cela par Harry Gordon son patron d’alors qui viendra à la peinture quelques mois après le passage à la photographie de Joel Meyerowitz, cet appareil qu’il lui prête puis surtout le don de The Americans, le bouquin de Robert Frank.
A partir de ces éléments, Joel Meyerowitz se construit et par à la conquête de l’image, de ses images et l’on peut voir dans sa production, dans ce petit opuscule une partie de son travail, de son cheminement, de ses essais aussi.
je vous conseille très vivement la lecture de ce petit livre chez Phaidon, ultra abordable (5,67€….), il a le mérite de dresser une portrait assez bine fait de l’homme, de son histoire et de raconter les photographies présentées, leur genèse; souvent on est instinctivement mis sur la voie mais l’explication permet également d’avoir quelques éléments propres à la période, au lieu voir à l’appareil utilisé où à la volonté du photographe en cet instant précis; c’est toujours avec une humilité déconcertante qu’il raconte, sans fioriture et c’est un réel plaisir que de l’accompagner dans ces visions de la rue, de l’époque qu’il embrasse de manière assez élégante et de voir dans quelques cas les jeux de scènes dans la photographie, le hasard aussi qui siège comme ami veilleur sur les photographes. Il serait dommage de ne sélectionner que quelques unes des photographies, le mieux étant de vous procurer cet ouvrage qui ne pourra que vous ravir…
Retour sur une oeuvre qui continue d’être aujourd’hui alimentée avec comme vous avez pu le voir un projet sur Ground Zero, les dessous du 11 septembre et puis maintenant, un travail sur l’eau et l’air: “Inspired by watching Olympic divers from an underground viewing room, Meyerowitz’s work examines the physical relationships between the Elements, and visually articulates the phenomena of one Element’s distinction from the rest”. Il continuera son exploration avec les couples feu/terre et terre/eau.
EN tout cas, les photographies et la vidéo accessible depuis son site Internet donne envie; les photographies permettant de se perdre dans les délices de l’envers du décor, entre calme et volupté, la beauté simple du monde de l’eau, cette effervescence, ce déséquilibre causé par la rencontre du plongeur et de l’élément, cette eau enfermée pour quelques instants qui veut se libérer et le calme plat, celui de l’après combat…
D’ailleurs pour ceux qui ont la chance d’être à San francisco, il est exposé à la Robert Koch gallery jusqu’au 1er novembre 2008
Robert Koch gallery
49 geary Street – 5th Floor
San francisco, CA 94108