Vous qui connaissez la galaxie des photographes (re)présentées par la galerie VU et vous qui ne connaissez pas encore, c’est l’occasion de faire le détour pour voir un petit peu les tendances de la photographie contemporaine actuelle. La plupart d’entre elles, si vous êtes assidus vous avez déjà du les entreapercevoir mais voilà, c’est souvent fugace et revoir quelques oeuvres de Mickel Ackermann par exemple pour ne citer que lui, vous ne serez pas déç de les retrouver tout autant d’ailleurs que celle assez époustoufflante deJH Engström, ….
Ombres, reflets, graffitis, photographies, peintures, photogrammes, affiches. tout devient sujet a dialogues avec la mémoire, avec la narration, l’ambiguité, la rupture ou le cliché. En prolongement des collages, des montages ou de ces bricolages subversifs qui contestaient l’univers pictural du début du XXe siecle, l’incorporation d’images dans le dispositif photographique invente sa propre cohérence“.
Donc venez retrouver les artistes suivants :
Michael Ackerman, José Ramon Bas, Gabriele Basilico , Hicham Benohoud , Jordi Bernado, Alain Bizos, Philip Blenkinsop, Marrie Bot, Machiel Botman, Christophe Bourguedieu, Anne-Lise Broyer, Lorenzo Castore, Juan Manuel Castro Prieto , Nicolas Comment, Léa Crespi , Denis Darzacq , John Davies , Richard Dumas, JH Engström, Bernard Faucon , Maja Forsslund, Hiroto Fujimoto, Laurence Leblanc , Gapchul Lee, Ouka Leele, Isabel Muñoz, Mathieu Pernot, Anders Petersen , Serge Picard, Jeffrey Silverthorne, Manit Sriwanichpoom , S&P Stanikas, Ricard Terré, Lars Tunbjörk , Virxilio Vieitez, Alain Willaume, Hugues de Wurstemberger
Ceux en gras sont mes préférés…. alors faites vous plaisir et aller hanter les sous-sols de Bastille, vous ne pourrez qu’être agréablement surpris, c’est jusqu’au 21 mars 2009…
2, rue jules Cousin – 75004 Paris
Téléphone : 01 53 01 85 81



Autant j’avais adoré Pérou, Chemins perdus de Juan Manuel Castro Prieto autant je reste un peu mitigé devant cette nouvelle exposition qui se veut, il est vrai, plus intime, plus proche de lui, ouverte sur son espace personnel. C’est également et avant tout des expériences et des recherches qu’il a réalisé. Alors qui dit expérience dit difficulté également à s’inscrire dans un cadre, suivre un thème il y a donc pas mal d’éléments qui n’ont pas grand chose à voir.

Les photographies que j’apprécie le plus sont en début d’exposition, sur la droite, paisible et sensible, presque naturelle en somme.

Pour les autres je ne pourrai dire qu’elle me laisse un souvenir impérissable, il y a quand même cette touche de réalisme magique à la manière des écrivains sud américains mais il faut bien la chercher…

Allez vous faire une idée de vous même, vous serez plus enclin à décider; vous avez le temps l’exposition est en place jusqu’au 6 septembre prochain

Galerie VU
2, rue jules Cousin – 75004 Paris
Tel : 01 53 01 85 81

C’est en 1990 que Juan Manuel Castro Prieto part à la découverte du Pérou de ses rêves, qui depuis son enfance l’attendait. Son modèle, c’est Martin Chambi un photographe indien aymara du début du siècle qui a immortalisé les indiens dans son studio de Cuzco. Dans sa première embardée là-bas il va aller faire des tirages des plaques photographiques laissées par Chambi, un grand bonheur pour lui et il emporte pour se faire son dernier stock de papier “Record rapid” , un papier au chlorure de bromure qui semble être considéré pour un des très très bon papier mais qui ne se fait plus.

Il repartira là-bas plusiseurs fois et notamment en 1997 avec Alejandro Castellote qui fait la magnifique préface du livre Pérou, chemins perdus en nous faisant un petit peu “Vivre l’expérience latino-américaine – comme Alavaro Mutis la nomme – [qui] est la clef qui permet de comprendre”. C’est notamment qu’”après avoir voyagé dans un pays d’Amérique latine, le réalisme magique, ou le surréalisme, conserve son pouvoir de fascination, mais le voyageur dispose désormais d’éléments mettant en rapport la magie avec le quotidien : il découvre que ce qui est authentiquement fascinant, c’est la simplicité avec laquelle les habitants assument et gèrent ce qui échappe à leur entendement. L’idée que la fatalité est l’un deséléments-clefs des destinées individuelles, nous la partageons aussi, nous autres catholiques, bien qu’elle soit en parfaite contradiction avec la philosophie individualiste dessociétés occidentales. Et c’est une différence de taille. une bonne partie des déséquilibres ressentis par le touriste occidental lors de son séjour en Amérique latine est la distance colossale qui sépare sa vision rationnelle du monde de celle des natifs.

Partez à la découverte de leur périple, de leurs rencontres, des histoires merveilleuses et fantastiques de “l’oncle” Oscar Arce, de la vision très personnelle de Juan Manuel Castro Prieto du Pérou et de la manière qu’il a de prendre ses photographies, de suspendre le temps et même parfois de faire un retour en arrière,  de figer l’absolu en l’espace de quelques secondes.

En tout cas, profitez de la visite en ligne proposée par Juan Manuel Castro Prieto avant de vous procurer son très beau livre

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