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Parrworld, la collection de Martin Parr au jeu de paume

Vous connaissez sans aucun doute le photographe Martin Parr fameux notamment pour ses photographies sur la société contemporaine et parfois le kitsch qui s’en dégage. Au jeu de paume, est exposé son âme, son intérieur, ce qui le fait lui et ce qu’il a amassé au cours des “siècles”, son trésor de guerre si l’on peut dire car Martin Parr est un collectionneur, un virtuose éclectique qui ouvre les portes de son caveau avec à la fois des objets qui vous paraîtront souvent kitsch mais c’est si amusant de voir ce que produit également notre monde. En passant par une collection d’assiettes à l’effigie de Maragret Tatcher, une série de montre où c’est le portrait de Saddam Hussein qui vous suit tout au long de votre journée ou encore en version plus diversifié, Obama et ses objets dont une superbe paire de tong… ou encore un slip… je vous laisse découvrir les autres types d’objets au coeur de sa collection

Ensuite nous avons droit a une vaste collection de cartes postales plutôt ancienne (fin 19ème jusqu’à nos jours) dont certaines séries sont tout a fait sublimes, d’autres un tantinet kitsch et pour finir avec des cartes écossaises que l’on achète pour son pire ennemi ou lorsque l’imagination manque, on peu entrer alors dans les premières salles où vous allez pouvoir admirer, voir, revoir des photographies d’artiste tels que Tony Ray-jones, Chris Philip, Graham Smith côtoyant des oeuvres de Robert Frank, William Egglegston (superbe) et puis une ribambelle d’autres artistes que vous avez pu voir dernièrement dans différentes expositions présentées à paris que cela soit dans le cadre de galeries ou de musée, il serait trop long de les énumérer mais vous serez agréablement surpris en tout cas.

Une série également sur le luxe et les rapports induits, Martin Parr voyage a travers le monde en passant en revue les différentes foire artistiques et réception. L’on peut par exemple voir un maître et son chien avec un diamant où le grotesque et son apparition… les rapports entre luxe, argent versus pauvreté sont à envisager différemment… Les séries de 2008 sur les habitants de différentes villes sont plus des focus contemporain mais je ne les trouve pas extraordinaire sauf une photographie peut être mais c’était de circonstance, enfin j’ose espérer qui montre de dos une jeune fille avec des dreads locks ou une chevelure abondante bariolée de tissus de couleurs or devant cette photographie était une personne similaire en tout cas au niveau de la coupe, cela devait être elle, ce n’est pas si commun ce genre de personnage… Elle faisait également un clin d’oeil à la photographie tirée de la série Luxe où l’on voit un homme avec une chemise bigarrée regarder une toile dans les couleurs similaires…

Voilà voilà, un parcours rapide dans cette exposition du monde Martin Parr sans réel parcours sur ses photos

Vous avez un peu de temps, c’est en place jusqu’au 27 septembre

retrouvez tous les détails de l’exposition dans le Petit journal

Jeu de Paume (site concorde)
Jeu de Paume
1, place de la Concorde
75008 Paris

Métro : Concorde (lignes 1, 8, 12)
Bus : 24, 42, 72, 73, 84, 94

Renseignements : 01 47 03 12 50

Robert Frank, un regard étranger au jeu de paume

Voilà un parcours à suivre de manière erratiques pour se faire une idée de la vie menée par Robert Frank au cours de son périple au terme duquel il a ramené ces quelques photographies qui ont marqué l’histoire de la photographie.
C’est un petit peu un road movie photographique auquel il nous invite, nous surprenant par certaines images même maintenant, plus de 50 ans après.
Vous y trouverez à la fois des images qui vous semblent tout à la fois banales et surprenantes. ce qui est également aussi, c’est de connaître un peu la genèse non voulue de cette grande histoire, c’est d’ailleurs souvent le cas, a posteriori.
C’est Natacha Wolinski qui indique “Le voici donc en 1955, au volant d’une vieille Ford, projetant une traversée de deux ans dans les 48 états du pays. Lancé sur la route 66, il ne voit pas les pin-up en soutien-gorge Téflon et les pelouses rasées de frais. Il ignore le char de ben hur et les chromes d’Explorer 1. Entre les motels de fortune et les aires d’autoroute, il cadre ce qui échappe au rêve consumériste des fifties - les bars à putes du Nouveau-Mexique, les pissotières carrelées d’angoisse, la grisaille des villes minières, les Hells Angels cloutés de nuit, les cow-boys en déroute lâchés sur le pavé de New York, les patriotes débiles, les retraités ossifiés sur les bancs publics, les Noirs cantonnés à l’arrière des bus… L’Amérique déjantée d’Allen Grinsberg et de Jack Kerouac, ses amis de la dixième rue à New York
Vous l’aurez compris, il ramène de ce trip près de 1000 photos parmi lesquelles il en choisira 83, celles qui feront Les Américains dont vous avez tout loisir de voir in fine à Paris, avec des photographies de Paris, quelques moments choisi qui date de 1949-1952, vous m’en direz des nouvelles.
Et puis si vous remarquez que ces images sont parfois abîmées, eh bien c’est normal, il utilisait une optique pas forcément au top comme il le reconnaît mais le boîtier Leitz utilisé avait d’autres qualités et le résultat est là qui s’offre à nos yeux… C’est dans ces instants, dans ces choix que l’on retrouve l’instinct du photographe qui prend souvent à main levée, un peu caché, un peu en décalé, une vision du monde en décalée si l’on peut dire…
En tout cas, allez vous faire une idée, c’est quand même s’inscrire dans l’histoire que de pouvoir voir ces images… et puis pour approfondir, en dehors du bouquin, vous pouvez lire le petit journal sur l’exposition Robert Frank mais aussi le site d’un passionné, celui de Lunettes Rouges, de Vite VU qui vous plus et plus encore et encore…. 
C’est jusqu’au 22 mars prochain

Sophie Ristelhueber au jeu de paume

Voilà une exposition que je vous conseille d’aller voir, je l’avais vu mais autrement, dans d’autres circonstances à la Galerie Putman il y a quelques temps et cela m’avait moins marqué, c’est différent aujourd’hui, au moin pour quelques unes de séries présentées et notamment celle de la guerre, de cette vision tout particulière de ce que j’ai envie d’appeler la frontière, cet espace où tout arrive et où tout reste, cet espace perdu entre deux mondes qui suffoque. 
C’est “Fait” en 1992 : “Ces traces éphémères des conflits sur la surface du désert évoquent aussi bien des scarifications sur un corps, que l’abstraction de l‘Élevage de poussière de Man Ray et Marcel Duchamp, image fondatrice pour Sophie Ristelhueber
Cette ligne de partage qui s’offre au regard et qui nous terrorise et nous fascine en même temps. ces constructions insignifiantes de là-haut et cette sensation d’incompréhension de ce qui s’est passé, de ce qui est arrivée, cette oblitération de la vie.  L’absurdité de l’après de cet après la guerre après l’affrontement, les ruines qui restent, la désuétude des bâtiments, le recommencement sans fin, la bêtise de l’Homme qui se surajoute, sans raison apparente. 
C’est Beyrouth en 1984 : “Des structures vides, des façades entamées par les combats, aucune figure humaine : loin du pathos et du grand spectacle, cette série en noir et blanc dresse un constat et, en reliant les ruines de guerre et les ruines antiques, la ville détruite devient intemporelle” dont on ne manquera pas également de regarder les photographies de Gabriele Basilico , 
Elle est marquée dans les chairs aussi cette violence, cette horreur sans nom, c’est Every One en 1994 
Et puis, vous ne manquerez pas de vous approprier les images d’WB en 2005 et en couleurs d’Eleven Blowups en 2006
Plus d’informations dans le petit journal du jeu de Paume et le site du jeu de paume pour tout autres informations… et puis bien entendu le site de ViteVULunettes Rouges ou encore Photographie contemporaine ,… 
Le site du Jeu de Paume

L’Art de Lee Miller au Jeu de paume [4/10]

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Eh bien au final, assez même très déçu par cette exposition-rétrospective sur la photographie de Lee Miller.

Je dois dire qu’en dehors de ces 3 photographies (les masques à incendie, une photo surréaliste et le portrait de l’espace en Egypte) et quelques autres saisissantes je n’ai finalement été que très très moyennement emballé.

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L’exposition est découpée en 5 périodes de la vie de Lee Miller : “les débuts de Lee Miller (1927-1932), la période new-yorkaise (1932-1934), les voyages des années 1930 (1934-1939), la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), l’après-guerre (1946-1977).

Au final, je trouve que l’on voit beaucoup Lee Miller sur le sphotographies mais que l’on ne voit pas tant que ça de photographie d’elle. Bien évidemment, il y en a ce serait un comble mais souvent sans réel intérêt ni piquant.
La première péridoe est celle où elle est à New York avec Man Ray puis ce sont ses débuts avec la carrière de journaliste et de photographe, elle rencontrera Stieglitz et sera exposé chez Julien Levy. Ensuite il y a son mariage avec Aziz Eloui bey un riche fonctionnaire égyptien ce qui permettra à Lee Miller de faire la photographie Portrait de l’espace et quelques autres du désert égyptien ma foi intéressante. Elle quitte l’egypte pour Londres en 1939 tout en retrouvant Rolan Penrose qui deviendra par la suite son mari. C’est la période de guerre, vous aurez l’occasion de voir la célèbre photographie de David Scherman photographiant Lee Miller dans la baignoire d’Hitler puis quelques autres de cet appartement honni.

Il y a également ces photographies de l’horreur, ces photographies des camps et de ces tas de cadavres empilés, de ces pantalons de toiles aux lignes trop connus : l’horreur du génocide.
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Voilà, alors si le coeur vous en dit, vous avez encore un peu de temps, c’est jusqu’au 04 janvier 2009

Sinon, Lunettes rouges avait apprécié l’exposition à Londres il y a près d’un à ce qu’il me semble et plus plus d’informations sur le site des archives Lee Miller

Et également sur le site du jeu de paume où se déroule l’exposition…

Roger Parry à l’Hôtel de Sully (Jeu de Paume)


Étonnante exposition qui retrace la vie de l’artiste et ses sublimes compositions que l’on connaît mais dont on ne sait pas forcément qu’elles sont de lui. Un travail riche et diversifiée. De la photographie, de la photographie documentaire, de la photographieillustrative, des collages photographiques ou encore des dessins, des expérimentations; cela vous donne un aperçu des possibles avec Roger Parry.
Dans Libération, on peut lire : “Parfait exemple de l’inconnu connu, longtemps classé au seul rayon «photo», cet ex-assistant de Maurice Tabard reprend sa dimension multimédia avec cette démonstration plus large, en osmose avec l’époque, les inventives années 30, qui valorisent l’expérimentation tous azimuts“.

Ce que j’ai le plus apprécié ce sont les photographies, les collages et les unes qu’il a fait pour les illustrations de roman ou les pages de couverture, il a réalisé plus de 200 couvertures pour la Nouvelle Revue Française (NRF) et  j’ai un faible tout particulier en ce qui concerne les reproductions d’oeuvres d’art. C’est vrai qu’il a beaucoup appris aux côtésd’André Malraux sur l’importance de la représentation et du cadrage en illustration du propos donné textuellement et vers lequel est tournée la photo. Il faut d’ailleurs qu’un de ses jours je me plonge littéralement dans Psychologie de l’Art d’André Malraux chez Skira  pour approfondir…

Il est notamment à l’origine des premiers ouvrages de L’Univers des formes, “dont le dernier titre a paru en 1997 dans sa version originelle, est une Histoire universelle de l’art en 42 volumes, reliés et abondamment illustrés de documents souvent inédits, confiés à d’éminents scientifiques“. A ce propos, André Malraux indique en 1960 : “Il appartient à l’histoire de donner aux œuvres toute leur part du passé, mais il appartient à certaines images d’en révéler l’énigmatique part de présent, sans laquelle l’histoire de l’art deviendrait sœur de celle du costume ou de l’ameublement“.

Sinon, vous découvrez également quelques très belles photographies dont par exemple ce panorama de New York en 1945 qui est à la fois simple et complexe, une ville qui se réveille, qui vit avec un cadrage subtile, des perspectives hallucinantes et un rendu des couleurs on ne plus sublime, subtile.

Et puis à côté de cela des expérimentations, des dessins mais cela me parle moins bien que la caricature d’André Malraux rappelle presque du Plantu… et des voyages sur son présent à lui…

Des compléments photographiques sont accessibles en ligne à partir de la Médiathèque (archives photographiques) avec 5 thèmes préférés : Les débuts, Voyages, Vie culturelle, La guerre 1939-1945, Le correspondant de l’AFP, La France de 1928 à 1950. ce la vus donne une idée de  ses talents… et visitez le site de Gallimard qui lui rend également un hommage mérité

Et, si vous voulez aller voir son travail, dépêchez-vous c’est jusqu’au 18 novembre prochain…