A la découverte des expositions photographiques à Paris
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Parrworld, la collection de Martin Parr au jeu de paume
Jul 7th
Vous connaissez sans aucun doute le photographe Martin Parr fameux notamment pour ses photographies sur la société contemporaine et parfois le kitsch qui s’en dégage. Au jeu de paume, est exposé son âme, son intérieur, ce qui le fait lui et ce qu’il a amassé au cours des “siècles”, son trésor de guerre si l’on peut dire car Martin Parr est un collectionneur, un virtuose éclectique qui ouvre les portes de son caveau avec à la fois des objets qui vous paraîtront souvent kitsch mais c’est si amusant de voir ce que produit également notre monde. En passant par une collection d’assiettes à l’effigie de Maragret Tatcher, une série de montre où c’est le portrait de Saddam Hussein qui vous suit tout au long de votre journée ou encore en version plus diversifié, Obama et ses objets dont une superbe paire de tong… ou encore un slip… je vous laisse découvrir les autres types d’objets au coeur de sa collection
Ensuite nous avons droit a une vaste collection de cartes postales plutôt ancienne (fin 19ème jusqu’à nos jours) dont certaines séries sont tout a fait sublimes, d’autres un tantinet kitsch et pour finir avec des cartes écossaises que l’on achète pour son pire ennemi ou lorsque l’imagination manque, on peu entrer alors dans les premières salles où vous allez pouvoir admirer, voir, revoir des photographies d’artiste tels que Tony Ray-jones, Chris Philip, Graham Smith côtoyant des oeuvres de Robert Frank, William Egglegston (superbe) et puis une ribambelle d’autres artistes que vous avez pu voir dernièrement dans différentes expositions présentées à paris que cela soit dans le cadre de galeries ou de musée, il serait trop long de les énumérer mais vous serez agréablement surpris en tout cas.
Une série également sur le luxe et les rapports induits, Martin Parr voyage a travers le monde en passant en revue les différentes foire artistiques et réception. L’on peut par exemple voir un maître et son chien avec un diamant où le grotesque et son apparition… les rapports entre luxe, argent versus pauvreté sont à envisager différemment… Les séries de 2008 sur les habitants de différentes villes sont plus des focus contemporain mais je ne les trouve pas extraordinaire sauf une photographie peut être mais c’était de circonstance, enfin j’ose espérer qui montre de dos une jeune fille avec des dreads locks ou une chevelure abondante bariolée de tissus de couleurs or devant cette photographie était une personne similaire en tout cas au niveau de la coupe, cela devait être elle, ce n’est pas si commun ce genre de personnage… Elle faisait également un clin d’oeil à la photographie tirée de la série Luxe où l’on voit un homme avec une chemise bigarrée regarder une toile dans les couleurs similaires…
Voilà voilà, un parcours rapide dans cette exposition du monde Martin Parr sans réel parcours sur ses photos
Vous avez un peu de temps, c’est en place jusqu’au 27 septembre
retrouvez tous les détails de l’exposition dans le Petit journal
Jeu de Paume (site concorde)
Jeu de Paume
1, place de la Concorde
75008 Paris
Métro : Concorde (lignes 1, 8, 12)
Bus : 24, 42, 72, 73, 84, 94
Renseignements : 01 47 03 12 50
Robert Frank, un regard étranger au jeu de paume
Mar 9th
Sophie Ristelhueber au jeu de paume
Mar 8th
L’Art de Lee Miller au Jeu de paume [4/10]
Nov 3rd
Eh bien au final, assez même très déçu par cette exposition-rétrospective sur la photographie de Lee Miller.
Je dois dire qu’en dehors de ces 3 photographies (les masques à incendie, une photo surréaliste et le portrait de l’espace en Egypte) et quelques autres saisissantes je n’ai finalement été que très très moyennement emballé.
L’exposition est découpée en 5 périodes de la vie de Lee Miller : “les débuts de Lee Miller (1927-1932), la période new-yorkaise (1932-1934), les voyages des années 1930 (1934-1939), la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), l’après-guerre (1946-1977).
Au final, je trouve que l’on voit beaucoup Lee Miller sur le sphotographies mais que l’on ne voit pas tant que ça de photographie d’elle. Bien évidemment, il y en a ce serait un comble mais souvent sans réel intérêt ni piquant.
La première péridoe est celle où elle est à New York avec Man Ray puis ce sont ses débuts avec la carrière de journaliste et de photographe, elle rencontrera Stieglitz et sera exposé chez Julien Levy. Ensuite il y a son mariage avec Aziz Eloui bey un riche fonctionnaire égyptien ce qui permettra à Lee Miller de faire la photographie Portrait de l’espace et quelques autres du désert égyptien ma foi intéressante. Elle quitte l’egypte pour Londres en 1939 tout en retrouvant Rolan Penrose qui deviendra par la suite son mari. C’est la période de guerre, vous aurez l’occasion de voir la célèbre photographie de David Scherman photographiant Lee Miller dans la baignoire d’Hitler puis quelques autres de cet appartement honni.
Il y a également ces photographies de l’horreur, ces photographies des camps et de ces tas de cadavres empilés, de ces pantalons de toiles aux lignes trop connus : l’horreur du génocide.
Voilà, alors si le coeur vous en dit, vous avez encore un peu de temps, c’est jusqu’au 04 janvier 2009
Sinon, Lunettes rouges avait apprécié l’exposition à Londres il y a près d’un à ce qu’il me semble et plus plus d’informations sur le site des archives Lee Miller
Et également sur le site du jeu de paume où se déroule l’exposition…
Roger Parry à l’Hôtel de Sully (Jeu de Paume)
Nov 8th
Étonnante exposition qui retrace la vie de l’artiste et ses sublimes compositions que l’on connaît mais dont on ne sait pas forcément qu’elles sont de lui. Un travail riche et diversifiée. De la photographie, de la photographie documentaire, de la photographieillustrative, des collages photographiques ou encore des dessins, des expérimentations; cela vous donne un aperçu des possibles avec Roger Parry.
Dans Libération, on peut lire : “Parfait exemple de l’inconnu connu, longtemps classé au seul rayon «photo», cet ex-assistant de Maurice Tabard reprend sa dimension multimédia avec cette démonstration plus large, en osmose avec l’époque, les inventives années 30, qui valorisent l’expérimentation tous azimuts“.
Ce que j’ai le plus apprécié ce sont les photographies, les collages et les unes qu’il a fait pour les illustrations de roman ou les pages de couverture, il a réalisé plus de 200 couvertures pour la Nouvelle Revue Française (NRF) et j’ai un faible tout particulier en ce qui concerne les reproductions d’oeuvres d’art. C’est vrai qu’il a beaucoup appris aux côtésd’André Malraux sur l’importance de la représentation et du cadrage en illustration du propos donné textuellement et vers lequel est tournée la photo. Il faut d’ailleurs qu’un de ses jours je me plonge littéralement dans Psychologie de l’Art d’André Malraux chez Skira pour approfondir…
Il est notamment à l’origine des premiers ouvrages de L’Univers des formes, “dont le dernier titre a paru en 1997 dans sa version originelle, est une Histoire universelle de l’art en 42 volumes, reliés et abondamment illustrés de documents souvent inédits, confiés à d’éminents scientifiques“. A ce propos, André Malraux indique en 1960 : “Il appartient à l’histoire de donner aux œuvres toute leur part du passé, mais il appartient à certaines images d’en révéler l’énigmatique part de présent, sans laquelle l’histoire de l’art deviendrait sœur de celle du costume ou de l’ameublement“.
Sinon, vous découvrez également quelques très belles photographies dont par exemple ce panorama de New York en 1945 qui est à la fois simple et complexe, une ville qui se réveille, qui vit avec un cadrage subtile, des perspectives hallucinantes et un rendu des couleurs on ne plus sublime, subtile.
Et puis à côté de cela des expérimentations, des dessins mais cela me parle moins bien que la caricature d’André Malraux rappelle presque du Plantu… et des voyages sur son présent à lui…
Des compléments photographiques sont accessibles en ligne à partir de la Médiathèque (archives photographiques) avec 5 thèmes préférés : Les débuts, Voyages, Vie culturelle, La guerre 1939-1945, Le correspondant de l’AFP, La France de 1928 à 1950. ce la vus donne une idée de ses talents… et visitez le site de Gallimard qui lui rend également un hommage mérité
Et, si vous voulez aller voir son travail, dépêchez-vous c’est jusqu’au 18 novembre prochain…