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Le travail de Vik Muniz est composite, vous ne savez pas toujours ce que vous voyez, entr’apercevez, il s’agit de construction en abîme pour certaines, de retranscription et de redécouvertes d’œuvres pour d’autres tout en y mêlant la création évidemment, son interprétation et son rendu sont assez exceptionnel…
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« Les photographies de Vik Muniz nous apparaissent comme celles d’un prestidigitateur ou d’un virtuose, dont les manipulations semblent à première vue ne pas s’apparenter à la photographie. Travaillant à partir de matériaux incongrus – fil à coudre, confiture, chocolat, ketchup, poussière, jouets, pigment, etc – choisis pour leur rapport à l’image qu’ils dépeignent,Vik Muniz reconstruit des images issues de l’histoire de l’art ou des médias, que notre mémoire visuelle aura collectées et qui ressembleront toujours au souvenir que nous en avons. »
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Les séries présentées à la galerie Xippas sont de deux types : l’une centrée sur la notion de volume si l’on peut dire, les toiles présentées sont toutes extrêmement connues deGuernica en passant par Mona Lisa…. Une image composée de n pièces provenant de n puzzles identiques donne une impression de volume, de surdimension à ces œuvres gigantesques, nous interpellant sur l’interprétation de celle-ci.
Tandis que l’autre série est une mise en abîme, en perspective qui reprend des photographies de Weege, Robert Frank, Brassaï en se les appropriant par touches successives de papier juxtaposés. Le résultat est surprenant et très réussi donnant ne autre vie, une vie parallèle à cet œuvre repensé autrement.

Deux très belles séries que vous ne manquerez pas j’en suis certain. D’autant plus que l’exposition est en place jusqu’au 13 février prochain et que la galerieXippas est toujours un lieu ou il fait bon vivre…

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Galerie Xippas
108, rue Vieille du Temple – 75003 Paris
Tel : 01 40 27 05 55

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Un travail remarquable que celui proposé par Vera Lutter avec ces 11 photographies grand format prisent sur une dizaine d’années. Il s’agit pour l’artiste de capturer le temps à travers un la lumière, sa fidèle compagne.

La technique de la camera obscura utilisée enregistre en négatif les traces de la lumière sur le papier. L’exposition prolongée permet à l’instar de xxxx (oublié pour l’instant) de mesurer en quelque sorte le temps ou plutôt de rendre la vision relative et lissée sur la durée. Les objets intervenant, apparaissant durant cette période ne laissant souvent que des impressions fugitives, relativité du moment et fragilité des instants pourraient ainsi caractériser ces œuvres.

« Ses photographies ne traduisent pas seulement le réel, mais révèlent également un monde en creux, un espace d’apparition relative, qui donne à ses images une sérénité irréelle et fluide, d’une matière photographique dense et riche, où le regard passe sur les magnifiques à-plats d’étendues de ciel ou d’eau, et s’arrête sur la précision surprenante de certains détails ».
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Surgissent ainsi de cet enfer urbain, les structures les plus robustes, les plus ancrées, celles qui perdurent avec la course des nuages et n’ont que faire des saisons ou si peu… enfin presque jusqu’à ce que la main de l’homme revienne les chatouiller.

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Regardez ces grands aplats, ces mers de gris qui apparaissent devant vous, noyant ces structures urbaines, métalliques dans une sorte de brouillard imperturbable, un morceau d’espace-temps qui se serait oublié…

Une exposition à ne pas manquer et qui se tient jusqu’au 24 octobre prochain donc avis aux amateurs éclairés ou pas d’ailleurs….

Galerie Xippas

108, Rue Vieille du Temple – 75003 Paris

Tel : 01 40 27 05 55

Tout a fait sublime cette exposition de Valérie Jouve qui nous arrive avec une série tout à fait grandiose, exceptionnelle. Enfin, c’est surtout les deux tableaux, les deux polytiques que vous voyez ci-dessus et ci-dessous qui vous suffoquent et vous interpellent.
Reconstruction du réel à partir d’autres éléments du réel, composition sauvage et tout a fait réussie où l’urbanité est mise à l’honneur.
Pour les autres oeuvres exposées, je n’ai pas été plus intéressé que cela mais pour ces deux compositions photographiques, ces deux tableaux d’un autre genre, allez-y vous ne pourrez que rester ébahi ou étonné, surpris, en tout cas, c’était mon cas. Mise en abîme répétée et complète que vous allez sentir de manière subtile et tout en finesse…
Retrouvez ces oeuvres sur le site de la galerie Xippas et puis passez y faire un tour, c’est en place jusqu’au 21 mars 2009
108, rue Vieille du Temple – 75003 Paris
Tel: + 33 (0)1 40 27 05 55

Cette exposition est ambivalente car si d’un point de vue graphique, photographique elle est très réussie et l’on ne peut que reconnaître la maîtrise et ‘art de la composition deDionisio Gonzalez qui avec ces photographies nous révèle un nouveau monde : celui des favelas de Rio tels qu’ils sont et tels qu’ils pourraient être… En effet, dans le dépliant explicatif de l’exposition Interdictory Spaces, on peut lire : ” La construction de ces bidonvilles n’a subit aucune planification urbaine et s’est développée selon une logique toute particulière, liée aux nécessités individuelles. Leurs habitants y sont leurs propres architectes et leurs abris construits avec des matériaux recyclés sont en perpétuel changement. Lors de son arrivée au pouvoir en 2002, le président brésilien Lula déclarait vouloir favoriser la reconnaissance de la propriété aux habitants des Favelas. Pourtant différents plans de reconstruction urbaine tendent à raser la majorité de ces bidonvilles pour les remplacer par des constructions fondées sur les structures verticales de l’habitat social collectif. C’est dans cette perspective que Dionisio Gonzalez tente d’imaginer des alternatives à ces démolitions, en proposant une reconstruction qui améliorerait les conditions de vie précaires de ces habitants, tout en restant sensibles aux habitudes et coutumes de ses habitants“.

C’est là que je ne comprends plus bien où si même je comprends je ne peux, veux m’aventurer. C’est vrai qu’il a du passer beaucoup de temps là-bas, s’immerger dans ces favelas, apprendre à vivre à la manière de ces habitants, peut être… Mais j’ai quand même beaucoup de mal avec ce quiest indiqué ci-dessus et notamment “tout en restant sensibles aux habitudes et coutumes de ses habitants” comme si les habitants des Favelas avaient choisis ce mode de vies, ces conditions de vie précaires et sans avenir, de vivre entassez les uns sur les autres, dans des conditions denon-droit assez exceptionnelles , un microcosme où je ne sais si nous pourrions vivre longtemps… dans des conditions d’hygiènes souvent déplorables,… qu’on se le dise, les Favelas deRio et d’ailleurs ne sont pas fait pour durer au départ et s’il dure c’est qu’il ne semble pas y avoir d’autres alternatives.

Alors, pour l’intention de Lulla, je suis évidemment  bien en phase mais  ce type de projet architectural me semble plus qu’utopique, joli sur le papier mais illusoire dans la réalité voire même énervant… même si “au-delà de la dimension esthétique abordée dans cette œuvre, il faut également y lire son aspect social. L’engagement de l’artiste s’est d’ailleurs concrétisé à travers son implication auprès des administrations locales afin de trouver des moyens à la matérialisation de ses bâtiments, ceux-ci étant notamment conçus pour abriter des centres sociaux destinés à améliorer la communication entre les populations locales“.

On peut lire dans Libération du 11 août 2007 : “Des paroles : «Sous notre gouvernement, les pauvres seront traités comme des êtres humains.» Et de l’argent : 2,6 milliards d’euros. Samedi dernier, le président brésilien a lancé un chantier ambitieux. L’urbanisation et l’assainissement des eaux des favelas, les bidonvilles de la capitale Brasília et de douze autres régions. Le mois dernier, le leader de gauche, Lula, réélu en octobre à la tête du Brésil, avait déjà annoncé le programme dans les Etats les plus peuplés du pays : le Nordeste pauvre, São Paulo, le Minas Gerais et Rio de Janeiro. «Nous allons apporter de l’asphalte, de la lumière, des espaces de détente, pour alléger les souffrances de millions de Brésiliens», a déclaré le Président en lançant le projet.
Mortalité infantile.  Au moins 12,4 millions de Brésiliens vivent dans des favelas, en périphérie des grandes villes. Rio compte à lui seul 752 favelas où vivent 1,5 million d’habitants, soit 20 % de la population de la ville. L’assainissement des eaux y est une priorité en raison de son impact sur l’environnement et la santé, en particulier sur la mortalité infantile. «La couverture de ce service public est encore précaire, y compris dans des régions aisées, explique à Libération Márcio Fortes, le ministre de la Ville, qui pilote le projet. Seuls 53 % des domiciles brésiliens sont raccordés au réseau de collecte d’égout. Ce taux tombe à 35 % si on compte les foyers qui bénéficient également du réseau de traitement des eaux usées. Nous allons étendre ces services à toute la population, en donnant la priorité aux favelas. Nous allons également dépolluer les bassins hydrographiques dans lesquels les égouts sont déversés et généraliser l’accès à l’eau courante et potable, qui parvient aujourd’hui à plus de 83 % des foyers.»
Autres travaux prévus dans les favelas, selon le ministre : l’extension du réseau électrique, l’ouverture de rues et des travaux d’amélioration de l’habitat précaire. Priorité : reloger les populations pauvres qui occupent les «zones à risques», sujettes aux inondations ou aux éboulements de terrains.

Allez cependant voir les photographies de Dionisio Gonzalez, elles sont très réussies et elles ont au moins le mérite de mettre en exergue la réalité des Favelas

Galerie Xippas
108, rue Vieille du Temple – 75003 Paris
Tel : 01 40 27 05 55

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