Flânant dans Montmartre, on se retrouve rapidement aux portes de la galerie W, un vaste espace sur plus de trois niveaux où il est toujours agréable de revenir, de retrouver des artistes qui sont maintenant devenus familiers sont là qui habillent l’espace, il y a évidemment Miss-Tic mais également Dallanegra, Elodie Lachaud et ses chromobiles et bon nombres d’autres artistes que je vous conseille d’aller voir, revoir
Et puis vous verrez également Reis -R et ses oeuvres de plastic recomposé, un étrange assortiment d’objets usés qui forme un ensemble finalement assez réussi permettant de s’approprier ces oeuvres et de sourire des moyens utilisés; des constructions réalisées entre enfance et âge adulte, les oscillent que cela en petit format ou en grand format tell cet être reposant sur son lit de bouteille
Voilà, à voir en tout cas, de l’art contemporain abordable et l’exposition est prolongée jusqu’au 30 novembre
Galerie W
44, rue Lepic
75018 Paris
Tel: 01 42 54 80 24
Voilà qu’Elodie Lauchaud est de retour avec ses chromobiles (j’en avais déjà parlé en décembre 2006, souvenez-vous…. ). Elle revient en 2009 avec une série intitulée NY Taxis 08, $4.10. Il est impératif d’aller faire un tour à la Galerie W (arrêtez-vous au Zebre, juste à côté pour déguster un petit plat, c’est assez bon…) pour découvrir ses petits moments, ce lieu de passage qu’est le Taxis, cette floraison de couleur et cette visionnocturne /diurne forcément étriquée depuis le siège arrière, la ville vue de l’intérieur en quelque sorte enfin quelques détails qui permettent, si l’on en doutait encore, de vouloir aller faire un tour dans la mythiqueNY… Le rendu photographique des chromobiles (sorte de boîtes rétro-éclairé ) est assez exceptionnel. C’est bien agréable de retrouver dans la continuité d’antan, cette vision et l’espace dédié de la galerie W lui permet de respirer. Seul petit hicdirais-je c’est que certaines chromobiles ont quelques fils trop apparents.
Mais vous saurez assurément faire la part des choses et vous plongez dans les noirs veloutés et les couleurs qui explosent. Une très belle exposition qu’il faut savourer tout en douceur
Elle est un fervente de ses mondes entre-deux, des ses lieux de passages qui font que l’on est plus tout à fait soi-même tout en le restant : “Parcours hypothétique, vague… un seul alibi être toujours ailleurs…
Protégée derrière l’écran / pare brise… étrange vision du désordre nocturne… et toujours ce compteur qui défile…seul témoin du temps qui passe… …lui, moi, ce feu rouge, cette bavure rouge, la vitre sale, la chaleur, l’universel,les appui têtes amovibles, la fréquenceMP 3, les taches noires, l’aléatoire, l’intermédiaire, le provisoire, le clignotant, la rature, le reflet permanent, irrésistible, l’emplacement distinctif du sigle, la symbolique du vert, la verticalité du tarif qui s’affiche, la déclinaison des formes verbales, conjugales, la pose longue, l’ouverture, l’exode, le blanc qui s’évapore, le plan séquence, l’insertion du vide, la machine à carte, le visa créateur, l’intemporalité, la zone substantielle, le rétroviseur illusoire, l’origine, la densité du cuir, l’adhésif, le résidu, la pellicule, la boite jaune…
Et sinon, retrouvez également les très belles photographies de Joao Luis Bulcao sur Marseille, on se croirait au Brésil… enfin il y en a peut être aussi du Brésil…
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