A la découverte des expositions photographiques à Paris
Posts tagged Galerie Philippe Chaume
Patrick Messina à la Galerie Philippe Chaume
Feb 2nd
Avec cette exposition, Patrick Messina revient en force sur des images qui font partie d’anciennes séries, ses premières.
Une exposition à la galerie Philippe Chaume qui permet de se faire une idée assez précise du travail du photographe.
Une manière de faire disparaître les alentours pour se focaliser sur une zone d’1m² ou presque, à la manière d’une sorte de gigantesque macro qui permet de rendre cet effet.
Elise Legris-Heinrich indique : “Il réduit la profondeur de champ des vues devant lesquelles il se poste, créant des zones de flou inhabituelles et réduisant la partie nette. Par réflexe physiologique, l’œil interprète ces paysages comme des maquettes. Les voitures et les piétons de New York, de Rio et de Toronto semblent tout droit sortis d’une boîte à jouets. Non sans humour, Patrick Messina a fait de ces métropoles des miniatures presque interchangeables : Pékin ressemble à Tokyo, Beyrouth à Los Angeles et Chicago à Hong Kong. Ici ou là, les villes sont les mêmes, mieux vaut en rire plutôt que de constater l’uniformisation de l’urbanisme.”
En tout cas, ce mélange de genre entre netteté et flou e plaît beaucoup, je trouve que cela donne une poésie certaine à ces photographies, de la grandeur et un petit effet rétro également qui ne sont pas pour me déplaire, au contraire.
C’est plus présent ou plus identifiable sur des espaces urbains aux reliefs assez différents, on perd un peu de cet effet lorsque l’on se retrouve face à des étendus géantes comme la mer et une coquille de noix qui s’y ballade ou encore lorsque la vue prise de trop loin comme dans ce quasi-désert ; il faut se rapprocher et regarder plus précisément, se pencher
5ue marseillaise – 75010 Paris
PS : sympathique nouveau site web de la galerie
Margaret M. de Lange à la Galerie Philippe Chaume
Oct 11th
Une très belle exposition que celle présentée par la Galerie Philippe Chaume avec la série Daughters de Margaret M. de Lange.
Ces ont ces filles qu’elle a suivi entre enfance et adolescence, elle a réussie a capter l’essence même de ce passage d’un âge à l’autre, moments d’intimités rares qu’il est difficile de capturer en images sans que la prise photographique dénature finalement ces instants.
Parfois les photographies sont dures, je pense à ces pieds dans le vide, à ce raton laveur ou équivalent pendant… et puis les autres suivent des moments privilégiés de cette vie un peu sauvageonne, c’est aussi le noir et blanc et leflouté qui rend cet aspect si poétique et si beau. Tête de louve, l’enfant sauvage évolue vers un monde dans lequel il devra se transformer, transformation déjà en cours, ces filles ont maintenant respectivement 19 et 22 ans, on a hâte de voir les séries qui viennent après l’adolescence, cette entrée réelle dans le monde adulte à proprement parler.
D’autres peuvent être également vue comme un peu crue mais que voulez-vous, ce sont des enfants de la nature et des bois…
En tout cas, ne manquez pas cette très belle exposition qui reste en place jusqu’au 31 octobre prochain
Retrouvez l’ensemble de la série exposée sur le site de la Galerie Philippe Chaume ou également sur le site de Margaret M de Lange et vous prêterez également un regard attentif et plein d’intérêt a sa série Singles Photographs qui vaut également le coup d’oeil
Galerie Philippe Chaume
9, rue Marseillaise – 75010 Paris
Tel : 01 42 39 12 60
Under Water de René et Radka à la Galerie Philippe Chaume
Mar 2nd
Flight attendants de Brian Finke la Galerie Philippe Chaume
Sep 16th
Eh bien globalement très déçu et cela m’embête d’autant plus que j’avais anticipé et acheté son bouquin qui doit bientôt me parvenir… enfin je vais pas en mourir mais enfin…
J’avais été attiré par cette photographie-teaser qui est bien la seul ou presque qui m’est intéressé dans l’exposition présentée.
“Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, le capitaine et son personnel de navigation vous souhaitent la bienvenue à bord. Pour cette nouvelle série, Brian Finke nous ouvre les portes de l’univers lustré et exotique des hôtesses de l’air et des stewards. Vous avez pris place sur les lignes de British Airways, Icelandair, Tiger Airways ou Cathay Pacific Airways ; l’embarquement et le décollage sont imminents : fasten your seatbelt and raise your tray table.
Pendant deux ans, Brian Finke a survolé le monde. D’un continent à un autre, son seul but a été de suivre ces professionnels des airs. Sourires aux lèvres et tenues toujours impeccables, les hôtesses de l’air, toutes occupées au confort et à la sécurité des passagers, en ont oublié sa présence. Il en ressort un témoignage sincère qui lève le voile sur un métier auréolé de fantasmes. Entre tarmac et passerelles, chambre d’hôtel et appartement personnel, toboggan et avion d’entraînements, les visages, fardés pour l’occasion, que Brian Finke photographie, dénotent une fragilité loin des stéréotypes associés à ces déesses des airs”
Bon c’est vrai que l’idée de départ que j’avais était je ne sais quoi plus glamour mais il est un fait indubitable, il s’agit bien d’une sorte de reportage ethnographique sur ce monde si particulier et si simple à la fois de ces femmes de l’air.
Pour ceux que ça intéresse plus, j’ai l’impression que le bouquin d’Alain Pluckers Ugalde a l’air pas mal du tout dotn voici quelques extraits : “L’idée vint pourtant rapidement à une compagnie nord-américaine – en 1930, de faire appel aux services de jeunes femmes, toutes titulaires d’un diplôme d’infirmière, sans toutefois faire de publicité sur ce dernier point pour ne pas alarmer une clientèle encore fragile sur les dangers possibles des voyages aériens. Passée l’hostilité initiale des pilotes se demandant ce qu’elles venaient faire dans un univers aux risques bien réels, la concurrence lui emboîta le pas, suivie par un grand nombre de transporteurs européens (Air France attendra cependant 1945 pour employer des équipages mixtes).” (…) “Avec le début des hostilités, seul le trafic nord-américain conserva de l’importance au service de l’immense complexe militaro-industriel qui se mit en place, mais les jeunes infirmières partirent vers de nouveaux cieux, sous lesquels les combats rendirent hélas leurs qualifications plus utiles. Elles furent remplacées dans les avions par une nouvelle génération, véritable pionnière d’un Âge d’Or de la profession qui vint avec le retour de la paix ; les embauches se multiplièrent alors sur toute la planète pour faire face à la croissance du trafic, dans des appareils de plus en plus luxueux et confortables. A bord, les tâches étaient encore bien distinctes entre stewards régnant sur les offices (“le galley”) et hôtesses veillant au bien-être des passagers. Tout cela n’aura qu’un temps et l’apparition de la classe économique à la fin des années cinquante, puis du transport de masse inauguré par le Boeing 747, conduisirent à fondre les deux métiers en un seul, tel que le connaissent les voyageurs d’aujourd’hui”.
En tout cas, pas évident de devenir une hôtesse de l’air, dans un temps immémorial, j’ai eu connaissance d’une amie qui allait dans ce sens, elle en est rapidement revenu, sous les paillettes il y a un autre monde qui se dessine, plein de solitudes, de vie en décalée, de maux de jambes et de bas de contention, pas si marrant que ça l’envers du décor…
J’avais quand même plus apprécié la série des pom pom girls
Enfin bon, allez vous faire votre idée et puis je vous en dirai peut être plus à la lecture du bouquin …
Galerie Philippe Chaume
9 rue de marseille – 75010
Tel : 01 42 39 12
En attendant, retrouvons Dutronc, cela ne peut pas faire de mal…. et puis Françoise Hardy, en bonus….
Inside Views de Floriane de Lassée à la Galerie Philippe Chaume
Apr 25th
Me revoici chez Philippe Chaume avec la vision de Floriane de Lassée sur la nuit à Paris, New York et Shanghaï.
Comme on a pu le voir, elle était partie précédemment explorer les stations services puis les nuits, parisiennes, newyorkaise et de Shanghai; elle revient aujourd’hui avec ces photographies d’une nuit intérieure qui sont toujours aussi belles. J’avais vu celle qui est en exergue à Art Paris au stand de la Galerie mais je dois dire que les quelques autres présente sont prenantes.
Ces femmes disparaissantes, apparaissantes comme on voudra les voir, discussion et effacement dans ces nuits magiques ou ces personnes alanguis sur un lit, en attente que la nuit les enveloppent de son manteau de velours. Cela rappelle ses moments ou chez mon père nous étions à scruter avec ma soeur, enfants ces fenêtres qui s’allumaient et derrière lesquelles la vie prenait place, un peu un côté “voyeur” me direz-vous, oui peut être mais toujours dans le bon sens et puis l’enfance est l’âge de l’innocence enfin avant…
Un temps de pose et tout s’éclaire et s’efface, c’est aussi simple que ça en quelque sorte mais il faut réussir à capter ces instants, ces espaces; se lesaccaparer et qu’ils deviennent des moments sensibles, qui vous touche, vous renvoie vers d’autres lieux, d’autres mondes en un mot qu’il vous fasse oubliez où vous êtes tout simplement.
Natalia Grigorieva indique “A partir de ces visions de la vie des autres, elle construit des mises en scène captées par des temps de pose pouvant aller jusqu’à dix minutes. Après avoir disposé son appareil photo sur le toit d’un immeuble, elle l’abandonne pour aller s’installer à la fenêtre ou sur le balcon du building d’en face. Elle est ainsi auteur et sujet de ses photographies, elle est aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur des gratte-ciel qui la fascinent“.
Voilà, allez découvrir la beauté froide la nuit qui s’ouvre avec Floriane de lassée sur ces vies de tous les jours
Galerie Philippe Chaume
9 rue marseille – 75010 Paris
Tel : 01 42 39 12 60
Nyctalope de Frédéric Delangle à la Galerie Philippe Chaume
Mar 12th
Retrouvez la vision nocturne de votre enfance ou d’après d’ailleurs, de ces petits moments de perdition en forêt où le noir surprend et enveloppe dans sa toile douce puis à la lumière de la lampe torche que vous avez eu le soin de prendre avec vous, c’est à nouveau le monde du jour qui pointe son nez, juste sur une partie de chemin, sur une petite clairière qui se dévoile là, au détour d’un arbre, la lune a disparu sous la couche épaisse de nuages et puis elle réapparaît, astreguideur dans la nuit noire.
Frédéric Delangle vient ici nous faire partager ses retrouvailles avec ce monde enfoui sur lequel il va jeter de la lumière. C’est tout en délicatesse et en subtilité que l’on s’aventure dans ces pas derrière lui pour ne pas brusquer cette belle harmonie endormie qui s’éveille de ci, de là…
Une petite exposition qui est là jusqu’au 29 mars 2008 et dans laquelle vous feuilletterez avec plaisir son livre le Gujarat et plus particulièrement les nuits d’Ahmedabad en Inde of course
Galerie Philippe Chaume
9 rue marseille – 75010 Paris
Tel : 01 42 39 12 60
Bibliothèques de Fred Lebain à la Galerie Philippe Chaume
Jan 15th
Eh bien à vrai dire un peu déçu par cette exposition sur des Bibliothèques en quelque sorte virtuelle, l’idée avait l’air sympathique, le résultat me semblebeaucoup moins réussi.
Fred Lebain nous propose des photographies d’aménagement urbain qui pour la plupart me semble assez quelconque et sans âme, il y a bien une exception ou deux mais bon globalement, cela ne me parle pas.
Alors effectivement, je pourrai vous parler du lien entre les bibliothèques et l’espace privé/public; la relation que nous avons à nos livres et le fait que nous sommes, en quelque sorte, une représentation de ce qui est dans nos bibliothèques ouinversement , allez savoir… Mais non, je n’ai pas envie car voilà, au final est-ce véritablement cela qui se pose, est-ce dans la culture de l’accumulation que seulement nous nous définissons, surtout aujourd’hui dans un monde qui tend à devenir entièrement numérique ? Le livre reste encore pour quelques temps, il est vrai, cet unique rempart ou le matériel prévaut.
Les schémas d’antan doivent cependant être repensés et revus en fonction des évolutions technologiques, des évolutions de sociétés. Même si de mon point de vue c’est encore assezkitsh, le cadre numérique qui propose un défilement des photographies de son choix, un diaporama éternel sur pile ou secteur remplacera peut être un jour la photographie papier noyée dans le monde numérique et ses millions de pixels…
Celle-ci, j’adore, je la veux bien chez moi …
Passez par là-bas et arrêtez-vous quelques minutes à côté de chez Prune il y a toujours la fresque en collage de FKDL qui reste impassible devant le regard des humains qui passent…
PS : Le site en flash devrait être légèrement optimisé, au minimum la vitesse de défilement des images demande une dextérité proche de l’inhumain…
Galerie Philippe Chaume
9 rue Marseillaise – 75010 Paris
Tel : 01 42 39 12 60