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Pratiquement en exclusivité, une exposition de l’artiste américain/israélien Shai Kremer qui présente deux expositions : « Fallen Empires » qui nous permet de revisiter d’anciens hauts lieux de la terre d’Israël d’avant jusqu’à nos jours, certains endroits ont perdu de leur superbe, une manière de revenir sur le passé et d’interroger à la fois les « différentes strates historiques, les différentes périodes d’occupation d’un lieu par différentes civilisations (des égyptiens au israélien) le marque de manière permanente » mais aussi par delà ces considérations les conséquences de cette guerre qui dure depuis tant d’années, trop d’années sur le paysage, les personnes, les lieux qui sont censés être « saint »
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« Infected Landscape », la deuxième partie, à l’étage, revisite les lieux d’entraînement de l’armée israélienne contre les menaces extérieures et intérieures. On peut notamment apercevoir certaines cités fictives entièrement reconstituées dans le désert et qui servent de camp d’entraînement contre la guérilla urbaine, d’autres lieux tels celui surnommé « Chicago », encore un environnement d’entraînement, sorte de couloir/décor où même les américains ont été entraînées.

A l’entrée de l’exposition pour chacune des œuvres exposées vous est donné une petite brochure qui vous permet d’en apprendre un peu plus sur les différents lieux vu/visités/photographiés ; un outil indispensable à la compréhension d’ensemble de l’exposition

« Rue « Chicago », zone d’entraînement des forces de l’armée de terre, Israël, 2007
L’histoire de « Chicago » résume l’histoire du conflit israélo-palestinien. Au cours des années, le site a été recosntruit pour représenter différents environnements de guerre et refléter divers scénarios – du Liban jusqu’à la ville de Gaz. Une aire supplémentaire a également été construite comme une maquette de camps de réfugiés »

Galerie Les Filles du Calvaire
17 rue des Filles-du-Calvaire, 75003 Paris
Tél. : +33 (0)1 42 74 47 05

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Cela fait déjà un petit moment que j’avais remarqué ce photographe surréaliste et j’avais d’ailleurs acheté un de ses ouvrages chez Filigranes.

Aussi c’est en connaissance de cause que je me rendais en cette galerie, lieu assez étonnant en soi, avec un puit de lumière en son sein, les galeristes étaient en train de terminer de déjeuner, c’est vrai que l’heure s’y prêtait. Dans ce contexte, les photographies de Gilbert Garcin s’inscrivent comme dans un petit journal où l’on tombe rapidement sous le choc de lui, de son effigie, de sa représentation répercuté sur près de 80 photographies.

Un monde surréaliste s’ouvre à vous et c’est Gilbert Garcin lui-même qui vous en donne les clés, les subtilités et vous pouvez voir en lui une sorte de démiurge qui tente d’expliquer l’univers, le sien mais également le notre. Ce qu’il faut regarder c’est l’association de la photographie et de son titre, ceux-ci sont tout simplement en parfaite adéquation à ce à quoi vous pouviez vous attendre.
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Il devient presque naturel de rentrer dans ce monde de mises en abîme, ce monde en noir et blanc qui évoque tant de choses qu’il est un peu vain de faire un inventaire à la Prévert, il est plus naturel de venir admirer ces compositions, collages et photographies présentées tellement on peut s’absorber en elles et projeter celles-ci dans le monde réel.

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Peut être est-ce un peu abstrait tout cela alors sincèrement, venez à la galerie Les Filles du Calvaire pour voir le travail mené depuis des années par Gilbert Garcin qui inspirera en vous, c’est certain, des quêtes d’absolu.

Pour le coté technique, il est intéressant de lire ce qu’en dit Les Filles du Calvaire : “Parallèlement, Monsieur Garcin doubla son pragmatisme d’une méthode rigoureuse qu’il établit dès l’origine en travailleur obsessionnel et comme tout artiste sérieux. La sienne est simple et effectivement économique : après quelques réflexions humanistes, ou à partir de quelques recherches sur des thématiques universelles, qu’il pourrait éventuellement désirer incarner, il se donne pour tâche de réaliser quotidiennement des croquis de situations au potentiel emblématique ainsi que des photos de lui-même en correspondance. Il se sert par la suite de sa figurine découpée et parfois de celle de sa femme en la (les) plaçant dans une maquette construite avec des matériaux basiques (colle, cordelette, ciseaux, encre, papier, photos, etc.) à l’échelle d’une table. Enfin, il réalise un minireportage photographique éclairé par deux vagues spots de jardin dans le minuscule cabanon de son grand-père à La Ciotat. Cette démarche accomplie, et au terme d’une sélection drastique, il se décide pour une seule image, et encore pas toujours, car l’échec est souvent au rendez-vous, comme le précise Gilbert Garcin en créateur philosophe. Chaque année ont émergé ainsi entre dix et quinze photographies, selon le succès du cheminement artistique, et après dix années s’est constitué un corpus impressionnant de plus de trois cents photographies.”

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« En soixante-dix ans on a amassé dix mille souvenirs, on a une sorte de grenier dans la tête. Des choses empilées qui finissent par ressurgir », explique le photographe Gilbert Garcin [...]
Débris rescapés du mécano de son fils, bouts de ficelles et petits cailloux, armé de colle, de ciseaux et de son appareil photo, il bricole de minuscules maquettes, pour lesquelles il bidouille des éclairages « pour faire plus vrai », et photographie ainsi, jour après jour, les différents actes de son petit théâtre intérieur. Jouant avec ses autoportraits et clonant sans complexe sa silhouette de « monsieur-tout-le-monde », il se met ensuite en scène dans les situations les plus surréalistes.[...]

Extrait du texte “Le petit théâtre de monsieur Garcin”,
Armelle Canitrot, in Pour Voir n°4, septembre 2000

Il n’y a qu’à voir certaines de ces œuvres pour s’en convaincre si besoin est…

Il faut également consulter le blog de ce jeune home de 80 ans et son site internet qui regorge d’oeuvres

A vous de jouer jusqu’au 24 novembre prochain…

Galerie Les filles du calvaire

17, rue des Filles-du-calvaire 75003 Paris
Tél. : +33 (0)1 42 74 47 05

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Mini-rétrospective à la Galerie Filles du Calvaire avec quelques artistes récemment exposés à Paris comme Mohamed Bourouissa , Stéphane Couturier , Thibaut Cuisset , Denis Darzacq , John Davies , Paul Graham, Karen Knorr , Gilbert Fastenaekens , Erwin Olaf , Bill Owens , Georges Rousse , Frank Van Der Salm que cela soit d’ailleurs dans cette galerie ou d’en d’autres.
Un évènement créé pour les dix ans d’Ateliers, Lofts & Associés : créée en 1998 comme première agence française exclusivement spécialisée dans la vente de lofts, d’ateliers d’artistes et autres biens « hors normes », qui a évoluée en 2005, vers le repérages de les lieux « extra-ordinaires » et ainsi de suite… jusqu’à cet évènement hommage aux artiste de l’urbanité avec pour cadre “la Ville, ses architectures, ses industries, ses paysages et ceux qui l’habitent”.
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En tout cas, je retiendrai évidemment Denis Darzacq et sa célèbre série Chute dont vous pouvez vous fournir une édition chez Filigranes, la librairie de référence en la matière, ensuite Paul Graham et un extrait d’American night,je ne connaissais pas le travail de Mohamed Bourouissa sur la cité donc difficile de se rendre compte au travers des 2 photographies exposées. Par contre, le style de John Davies et de Stéphane Couturier sont identifiables parmi tant, d’une beauté et d’une limpidité sans équivalent sur l’architecture urbaine pour le second (chandigarh et le Corbusier avec l’Inde en arrière plan) et les paysages anglais de Davies, sublimes et tristes à la fois.
Voilà, allez jetez un coup d’oeil cela vous permettra d’avoir une première approche de ces artistes…

Galerie les filles du calvaire
17, rue des Filles-du-calvaire – 75003 Paris
Tel : 01 42 74 47 05


Si j’avais bien apprécié et accroché au travail présenté par Paul Graham dans ses expositions précédentes, ce n’est franchement pas le cas avec celle-ci.

Le projet est intéressant : “A Shimmer of Possibility est un nouveau départ radical, des images assemblées de la vie quotidienne de l’Amérique d’aujourd’hui, un haïku cinématographique où il ne se passe pas grand-chose mais où rien n’est déterminé d’avance. Que faisons-nous, que voyons-nous, ou à quoi pensons-nous quand nous marchons dans la rue ? Comment cela fait-il notre expérience et comment cela est-il fait de nos expériences ? […]

Mais par contre la réalité vécue et figée photographiquement n’est semble pas fascinante. Certes me direz-vous c’est souvent le cas mais de là à en faire une exposition…  Concrètement, comme l’indique le dossier de presse “cette série est composée de plusieurs ensembles photographiques qui contiennent chacun des petites séquences d’images, comme un homme fumant une cigarette en attendant un bus à LasVegas , ou une promenade dans une rue de Boston un après-midi d’automne. Souvent deux, trois ou quatre séquences s’entrelacent dans une même série : comme cette femme assise mangeant du poulet dont on retrouve les os à même le sol ou cet homme tondant la pelouse lorsque qu’une légère averse survient“.

De là à y voir du novateur, une nouvelle manière de penser et de voir le Monde qui nous entoure, j’en doute…  enfin faites vous une idée par vous même !?

L’exposition est en place jusqu’au 21 juin prochain

Galerie Les filles du calvaire
17 rue des Filles-du-Calvaire – 75003 Paris
Tel: 01 42 74 47 05

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