A la découverte des expositions photographiques à Paris
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Twitter Weekly Updates for 2010-01-31
Jan 31st
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Quelques photographies de Riego van Wersch
Dec 18th
C’est S. qui m’a fait découvrir le travail de ce photographe et ma foi, je trouve que certaines photos sont très belles, il y a à la fois de la poésie et de l’humour dans chacune d’elle. Plutôt un clin d’oeil sous-entendu, une impression qu’a capté le photographe et qu’il partage avec nous.
Donc, découvrez un peu plus les personal work de Riego van Wersch. Il se trame quelque chose dans ces situation, parfois trop calme, trop sereine et où la couleur révèle une sorte de malaise latent, un évènement en attente…
Retrouvez plus d’informations et de photographies sur le site de Riego van Wersch
L’hypothèse d’Eric Rondepierre chez Publie.net
Nov 3rd
Eric Rondepierre vient ici surprendre le lecteur avec un livre quelque peu énigmatique, il s’agit d’art, contemporain s’il peut en être aujourd’hui et à lire les quelques critiques on peut se sentir en décalage et ne pas être en phase avec leur approche qui semble pourtant juste, vraie, surtout celle d’arnaud Maisetti reprise ici in extenso: “Qu’est ce qui demeure dans une image quand on la prive de mouvement ? Et qu’on la garde, ainsi déplacée dans l’immobile d’une page, récit coupé du monde ? Qu’on la regarde enfin, et qu’on l’écrive, dans l’espace manquant entre le film et ce qui lui donnerait sens ? Le travail de Rondepierre, en décapant les formes mortes du film, prélève et travaille l’image du cinéma non comme une image prélevée seulement, mais manquante : manque du film autour, manque de l’image qui pourrait achever le film (le mettre à mort).
L’Hypothèse que propose Rondepierre à la collection Portfolio de publie.net (et c’est pour nous marque de confiance et d’encouragement que nous fait l’artiste en confiant ce travail à cette jeune collection) est traversée fulgurante à la fois d’un travail personnel entrepris depuis près de vingt ans, et traversée diffuse de ce qu’on aimerait nommer histoire(s) du cinéma, si le titre n’avait pas déjà été celui utilisé il y a quelques années par Godard. Traversée non pas latérale, mais en profondeur, dans les entrailles de ce qui fait l’image et défait le récit cinématographique : le montage, la ligne, le mouvement. Traversée non de son histoire, mais des histoires que dépose chaque image d’un film qui dirait l’histoire même de l’origine de l’image. Traversée de chaque image, fouillée, éventrée, creusée d’autres images sans doute, dans l’excédent apporté de la griffure ou de l’exposition : creuset multiple des morts et des renaissances qui peuplent l’image.
Sur un espace court et puissamment dominé, ce que l’artiste traverse également, c’est son propre regard devant l’image cinématographique, et c’est l’écriture qui en retour recueille ce regard pour l’écrire littéralement, déterminer ce qui, entre le regard et l’image manque aussi. Si on a voulu que cette collection joue l’articulation d’un travail plastique et d’un travail d’écriture, Eric Rondepierre travaille précisément la plasticité de l’écriture dans les réseaux secrets constitués entre chaque page, et l’écriture de l’image dans ce qu’elle peut raconter, isolément.
L’hypothèse d’un manque à partir de laquelle se construit cette traversée est le levier quasi-hypnotique qui conduit autant l’écriture que la lecture : ce qui manque, c’est toujours ce qui achèverait le tout ; le film qui manque, c’est celui qui reste à faire, celui qui donnera sens à ceux qui ont été faits, celui qui achèvera l’origine autant que la fin. L’hypothèse : et si ce manque était toujours ce mouvement qui donne naissance à l’image, et si la traversée (de l’écriture, de la lecture) était ce geste au-devant du manque pour le maintenir à l’état de manque, c’est-à-dire finalement, d’appel ? Évocation trouble et mouvante, peut-être, de ce que disait René Char lorsqu’il écrivait « Le poème est l’amour réalisé du désir demeuré désir”
Enfin, faut-il pour lire cette œuvre être dans les mêmes dispositions et voir dans celle-ci uniquement un travail de mémoire ou de manque sur l’œuvre d’Eric Rondepierre, plus qu’une réflexion sur ce travail il y a dans ces écrits, ces paroles une interrogation qui vaut pour tout un chacun, une sorte de réflexion sur l’Image au sens large et à son mode d’expression, de vie, de trépas dans ce monde qui nous entoure, un sentiment que ces lignes ne s’adressent finalement qu’à nous lecteur qui par delà l’œuvre ou les références à son travail présenté parle à l’Homme à travers une série d’emboîtements complexes qui nous amène à une réflexion sur l’Image en tant que telle.
“Car le film est fait d’images, mieux : il est
image, mais une image qui a renoncé à exister
individuellement, qui a renoncé aux fureurs
létales du temps, à sa propre mort et à sa
résurrection.”
En tout cas, quelle que soit l’aproche choisie et l’angle de vue privilégié ici, il est indéniable qu’il y a un certain inérêt, pour ceux qui connaissent et ceux qui ne connaissent pas de se frotter aux œuvres et écrits d’Eric Rondepierre, j’ai toujours apprécié sa série Loupe dont il présente, d’ailleurs quelques unes des ces photographies. Mais cela a été aussi l’occasion de découvrir un autre pan de son œuvre en déambulant sur son site internet après la lecture de L’Hypothèse du film chez Publie.net (petite parenthèse, je trouve cela assez fascinant de commencer à envisager et voir ce que sera le monde de l’édition et de la lecture demain quelque soit le modèle qui sera mis en place ; déjà des stratégies de libraire et d’éditeur voient le jour pour proposer un ensemble de corpus assez intéressant…)
“Une couleur indécise, une transition un peu
sèche, le reste d’un collage mal dissimulé, enfin
l’évocation d’un non-sens en devenir : je sais
que l’image s’en rit, et je l’apprécie pour cette
raison.”
Donc pour revenir a ce livre de poésie/textes et d’images, vous pouvez amplement découpler la lecture de l’un de l’autre ; cela ne s’exclut pas forcément mais cela reste indépendant, c’est quelque peu normal, cela n’a pas été, au départ, créé pour cela. Enfin, ce n’est pas une fin en soi non plus, je vous le concède mais quand même…
“Comme il est sûr que le film ne renferme rien
d’autre que des illusions de vie, cette image
pourrait inexister, enclos dans une vitreuse
bulle de vie qui n’a aucune forme en laquelle
consister”.
En tout cas, c’est l’occasion de découvrir, redécouvrir l’oeuvre de ce grand monsieur qu’est Eric Rondepierre
et puis également, de regarder d’un peu plus près Publie.net et sa collection Art & portfolio (entre autres). Vous pouvez d’ailleurs avoir une idée du texte proposée en visionnant une partie de celui-ci sur Calameo; le livre est disponible au format électronique pour la modique somme de 5,5€ alors essayez de voir un peu plus loin et plongez-vous dans cette vision poétique d’Eric Rondepierre et de son Hypothèse
Purpose au travail, automne 2009, numéro 9
Sep 19th
Un nouveau numéro sur le travail qui permet de faire un tour d’ensemble du sujet.
Les séries sont parfois inégales mais cela tombe sous le sens, il faut s’imprégner des ambiances et essayer de s’imprégner….
Allez hop, partez à la découverte de ces mondes que vous côtoyez finalement tous les jours….
Travailleurs de Robert Doisneau
Dans les années d’avant et d’après guerre, le travail, les usines les travailleurs étaient là, regardez ce qui n’existe plus chez nous, repassez près de l’îleseguin. Le monde a changé et diablement même s’il n’est pas parfait, c’est image de mémoire perdure et s’exporte
Industry de Maurice Broomfield
Retour sur certaines scènes, sur des situations de travail, l’image est sobre, dépouillée, elle va à l’essentiel l’objet du travail et l’homme, la femme en charge. retour sur des images passées qui sont assez impressionnante. regardez ce souffleur de verre avec ses bajoues qui gonfle, cette homme qui fabrique du papier
At work de Lee Friedlander
Ces images de travailleurs devant leur instrument, de leur machine, vu d’en dessous, de dessus même si ce ne sont pas mes préférés
Copia de Brian Ulrich
Un parcours dans les arrières salles, la masse d’éléments générés, charriés, des hommes et femmes perplexes devant cet amas de rebus on ne sait s’ils vont acheter, trier…
Puis on passe dans la nuit, dans l’absence et le vide de ces salles, des ces étalages, en attente d’un réassort ou victime de la dépression économique … Le retour ne sera plus…
Supermarket checkouts, supermarket portraits de Nigel Shafran
Ce n’est pas ma série préférée, des portraits de personnes travaillant dans des supermarchés, des portraits d’articles vendus dans des supermarchés, on aura quand même fait plus original…
Office de David Moore
Des portraits ou détails d’employés, assez beau ce fond noir, cela donne un très beau rendu
Stuff I Gotta Remember not to forget de Darin Mickey
“Stuff I Gotta Remember Not to Forget is a portrait of Ken Mickey, who sells storage space in converted caves and abandoned mines throughout Kansas. We follow Darin following his father as he makes cold calls, watches television, attends meetings at the Masonic Temple, drives through underground tunnels and drinks his scotch on the rock”
Bon, pas très très convaincant en fait…
Les travailleurs d’Emmanuelle Léonard
Des photographies prises par les travailleurs sur leur monde, un monde clos dans lequel on ne rentre pas.
Souvent les lieux sont déserts, inhabités et pourtant, ils sont là, derrière l’objectif captant pour nous cette pulsation insoupçonnée qui va redémarrer quelques heures plus tard…
Le regard de ces travailleurs sur ces lieux qu’ils “habitent”. Du coup, c’est assez inégal et hétérogène….
https://docs.google.com/File?id=dfs6bd9z_3366fcvmh9d3_b
retrouvez d’autres séries sur le site www.emmanuelleleonard.org
Barentin, 76, rue Auguste badin de Barbara Pellerin
Retour sur une filature, un lieu de souvenir et de vie passée pour Barbara Pellerin; le monde de la filature qui s’ouvre à elle
“Auguste Badin, dit-on, se promenait fréquemment dans la filature muni de son tabouret pour s’asseoir et contempler « sa » main-d’oeuvre en action. AuXIXe siècle, le paternalisme patronal va de pair avec une identification entre l’industriel et ses moyens de production — biens et hommes confondus — si forte, qu’une usine, dans ses moindres aspects, recelait quelque chose de l’autoportrait. En se confrontant trois années durant à la situation actuelle de la filature avec la photographie comme moyen de produire du sens, d’organiser différemment les jeux d’identité et de mémoire qui se sont tissés autour du territoire qu’est la filature, ce sont les ressorts de cette manière d’autoportrait queBarbara Pellerin a déplacés, transférés pourrait-on dire, en laissant résonner le sens psychanalytique du terme, pour s’en approprier finalement la forme :Barentin, 76, rue Auguste-Badin est un autoportrait en devenir ”
Chambres avec vues d’anne Favret et Patricl Manez
En vue de la construction du nouvel hôpital pasteur à Nice, un retour sur l’hôpital, ces lieux, ces personnes, des chambres vides, des fauteuils qui attendent, des internes au chevet, un lit, une pomme et un pot de chambre, uneconsultation , une salle d’attente vide (possible ?); l’instant de la pause ou encore la fin de journée et le ciel qui modifie l’atmosphère : un bel ensemble à découvrir
Absence de Thomas Kneubühler
Moment d’errance du regard, perplexité du regard, moment d’absence, c’est nous, vous, ils devant un ordinateur vous ouvrant les portes d’un autre monde …
“The people in my photographs are all working in front of a computer monitor. The monitor is the gate to the digital world which makes things visible to the user. Focusing on the computer screen, people are completely absorbed by the machine and forget about their physical environment: they dive into an other reality. The resulting expression in their faces is what I wanted to explore in this project, whereas thecomputers have been excluded as redundant objects. ”
Une série assez réussit où vous vous retrouverez peut être….
Gestes de Gérard Dalla Santa
Des gestes simples, des gestes essentiels, cela peut sembler banal mais cela ne l’est évidemment pas…
“Ces gestes professionnels, ces attitudes et postures de travail mobilisés au profit de la production, ne sont pas seulement des enchaînements musculaires efficaces et opératoires mais sont autant de signes au profit d’un agir expressif comique, poétique, sensible.”
Not yet Completed Récupération de David Mozziconacci
Un travail en cours, au Vietnam, des hommes, des femmes qui se reposent par terre, sur leur lieu de travail
une très belle série dont on aimerait voir très vite la suite…
Shelters d’Henk Wildschut
Old blankets, a tree, even waste material like cardboard and plastic. They all serve to create one of the most primary human needs: shelter
des très belles photographies sur un sujet des plus difficile, car évidemment, derrière ces abris il y a souvent des hommes qui essayent de survivre au froid, à la vie, aux conditions précaires sans nom; un tourd’europe de ces endroits fabriqués de brics et de brocs, en cartons, en plastic,….
Esclavage domestique de Rapahëm Dallaporta et Ondine Millot
Si comme l’indiquent les deux photographes : “La France a aboli l’esclavage, il y a bientôt 160 ans. Chaque année, pourtant, en France, le Comité contre l’esclavage moderne (CCEM) reçoit près de 350 signalements : près de chez nous, dans les grands centres urbains, les banlieues ou les campagnes, des personnes sont battues, humiliées, maintenues parfois pendant des années dans un état de servitude et de dénuement complet”.
Les photographies ici sont indissociables de l’histoire qui est mis en exergue, des situations dont on voudraient qu’elles n’existent plus, qu’elles ne soient que des souvenirs d’un passé révolu mais qu’on se le dise, ce n’est malheureusement pas le cas.
Un très beau travail que vous invite à découvrir….
Mythiques vinyles de Nathalie et Olivier Borst à la Galerie Catherine et Andre Hug
Apr 9th
J’habite Budapest de Bruno Bourel chez Photo 4
Nov 5th
Passez faire un tour à la Galerie Photo 4, elle expose une petite série de photographie de scènes du quotidiens assez jolies dans le Budapest d’aujourd’hui. Notez que cela pourrait presque être Paris, le noir et blanc a cette capacité a effacer parfois les détails des villes, les gens maintenant se confondent dans ce grand magma de la mondialisation avancé, la lumière est différente et pareille lorsque l’on arrive à la capter et les situations du vécues, vues au quotidien sont là inhérentes au genre humain et souvent transposables de ville en ville. Il reste les regards, les modes de vies, hérités d’un temps autre…
En tout cas, de belles photographies qui ont su capter ses instants dans la ville, moustache de lait pour l’un, jeu de tuyau pour l’autre. Il y a cette belle photographie de cette homme sur la pointe des pieds qui se soulève légèrement pour prendre une photo, le voilà lui aussi empaqueté dans la petite boîte…
Le détail de l’exposition et de la biographie de Bruno Bourel sur le site de Photo 4 et puis sinon le site de Bruno Bourel mais j’ai un peu de mal avec la navigation, un petit rafraîchissement ne ferait pas de mal…
Photo 4
4 Paris rue bonaparte – 75006 Paris
Tel : 01 43 54 23 03
Le Liban de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige avec “Où sommes-nous ?” à l’espace topographique de l’art
Nov 20th
C’est un rare moment que d’aller errer dans cet espace topographique de l’art, il ouvre rarement ces portes mais voilà dans le cadre du festival d’automne, le voici qui revient et d’ailleurs Lunettes Rouges y est passé comme vous pouvez le voir. Eh bien je dois dire que j’ai toujours plaisir à venir faire un tour par ici pour le lieu avant tout.
Ensuite, cette fois-ci il y avait plusieurs expositions avec notamment une installation photographie avec les panneaux de Khiam et Distracted Bullets en exposition vidéo.
La série photographique de Joana Hadjithomas est étonnante, elle permet de mettre en perspective Passé et Présent dans une continuité spatio-temporelle permettant de voir le camp deKhiam après sa destruction avec les ruines complètes du lieu et devant chaque maison, monument, lieux, un panneau avec une photographie d’avant, processus de perte de vie, de repères avant la lettre, cela a eu lieu pendant la guerre de juillet 2006 .
Vision d’un monde qui a déjà disparu et qui renaît en quelque sorte de ses cendres
Distracted Bullets, la vidéo de Khalil Joreige nous montre des vues de nuit de Beyrouth qui a première vue semble être une scène de guerre qui se déroule sous vos yeux avec heurts violents et tirs de balles à la clé; il s’avère qu’il s’agit en fait de scènes de joies et d’allégresse, filmées de loin après quelques instants, on voit des feux d’artifices qui montent dans les airs, des cris de joie et également des vies qui se perdent, à cause justement de ces balles perdues… c’est con quand même; la géographie de la ville et sa répartition entre force politique différentes, religion se croisent en se décroisent ici…. “Les vidéos présentées permettent d’établir les différences topographiques de la ville et ses divisions : celles qui célèbrent joyeusement et celles qui restent silencieuses” indique Khalil Joreige
Allez voir, c’est jusqu’au 9 décembre 2007
Espace Topographie de l’Art
15 rue de Thorigny -75003 Paris
Ouvert du mercredi au dimanche de 15h à 19h
Tel : 01 40 29 44 28
Dik Bouwhuis et tourist landscapes Cap Esterelle à la Galerie Oberkampf
Oct 24th
Passage par les contrées sauvages d’Oberkampf et croisement de la Galerie Oberkampf, juste à côté d’un dépôt pas mal du tout et pas très loin du Charbon et de la bague de Kenza, des endroits connus de tous, pour le bien être de tous… je vous donnerai bien une autre adresse secrette par ici mais pour l’instant, il vaut mieux qu’elle reste confidentielle…La galerie a portes ouvertes, cela semble intéressant, assez dénudé comme style, c’est le moins que l’on puisse dire et puis les photographies apparaisseent et là c’est un peu le choc, la consternation, le vide et le néant qui se rejoigne en quelque sorte, non c’est un peu dur comme vision mais franchement cela ne m’a pas plu…
On aurait pu imaginé les stations balnéaires vides avant l’arrivée des touristes, cela a du sens, ces grandes périodes pendant lesquelles rien ne se passe, que l’attente au bout de la journée mais là il y a semble t-il eu une tentative vers cela mais qui ne me semble pas du tout réussie; on s’y perd et puis je n’aime pas non plus le cadrage, les rendu des photographies, donc somme toute je ne vous recommande point du tout le déplacement, peut être une prochaine fois, cette exposition étant en place jusqu’à mis novembre me semble t-il…
Enfin si vous voulez vous faire une idée, rendez-vous sur le site de la Galerie Oberkampf
Galerie Oberkampf
103 rue saint maur – 75011 Paris
De la piste aux étoiles de Florence Delahaye à l’oeil ouvert
Sep 14th
Petit vernissage hier soir à la galerie l’oeil ouvert, découvreur de nouveaux talents. C’était au tour de Florence Delahaye et de ses photos dans l’univers du cirque.
Bon je dois dire que j’ai été un peu déçu et pas trop emballé par l’ensemble qui m’a semblé un peu disparate. C’est vrai que ces bleus sont superbes mais cela manque à mon goût d’unité. Il manque un fil conducteur, une histoire, certes c’est celle du cirque, certes aussi on sent que ces images endiptyques ont une signification particulière pour elle, presque un ordre, je pense à départ qui est ci-dessus mais je ne suis pas arrivé à rentrer dans son univers. 0 vous d’essayer d’y rentrer…
On peut lire dans sa biographie d’où vient cette passion pour le cirque : “Elle a commencé à faire de la photographie de cirque après la rencontre avec la compagnie”le cirque électrique” à la cour du Maroc en 2003 et depuis, sa passion pour le cirque contemporain se traduit en images“.
Retrouvez ces photographies sur le site de l’oeil ouvert et si elle vous plaisent, passez faire un tour au détour d’une ballade, d’un petit café ou resto dans le coin, c’est en exposition jusqu’au 14 octobre 2007 et ce qu’il y a de bien dans cette galerie d’un autre genre, c’est que vous pouvez consulter les photographies d’autres photographes qui font partie de la galerie et qui ont pour certains déjà été exposé; certains sont franchement excellent, je pense par exemple à Jean-christophe Attard, Pascal Houdart, Valerie Archeno et d’autres à découvrir…
La galerie l’oeil ouvert
11 rue de la Grange aux Belles – 75010 Paris
Jul 11th
Etienne Clément, Alain Delorme, Erwin Olaf, Cornélie Tollens à la Galerie Magda Danyz
Voilà un endroit que je n’avais pas visité auparavant, c’est vrai que c’était moins accessible, maintenant qu’ils sont dans le 11ème arrondissement, juste en haut du marais, j’irai plus régulièrement surtout que les artistes exposés me plaisent vraiment.
Alain Delorme tout d’abord avec ces enfants presque irréels, véritable baby doll de notre temps qui sont presque déjà femme dans leur visage, leurs expressions, cela m’a bien évidemment fait pensé à Little Miss Sunshine que je vous invite à aller voir… C’est la première exposition de ce jeune artiste gagnant cette année du prix Arcimboldo, il nous interroge sur notre monde de perfection, de consommation pure où nous sommes à la recherche de cette idéal qui n’existe pas et qui projette une image de la femme, des enfants, des humains aseptisés, sans plus de vision critique, seul le physique pur est la clé de la réussite et à travers ces photographeis probablement retouchées “pixel par pixel”, enfin j’espère car sinon on est déjà très loin dans “l’eugénisme” et la standardisation surtout que je viens de voir le visionnaire THX 1138 de Georges Lucas (petit chronique en élaboration) alors allez jetez un oeil cela vaut franchement le déplacement, l’interrogation est là sur le devenir de notre civilisation surtout que de l’autre côté, je lisais il y a peu un article sur Agorax Vox dont le titre est “Le surhomme est-il l’avenir de l’homme ?” avec une interrogation sur le fait que “la robotique, les nouvelles prothèses “intelligentes”, et enfin l’interface cérébrale, qui permet de commander directement les machines par la pensée sont autant de technologies de plus en plus performantes qui pourraient bien changer profondément l’homme de demain. On devrait pouvoir s’en réjouir, mais…” Attention attention, nous sommes dans des zones où science-fiction et réalité vont devenir des synonymes et où l’humain va changer…
Ensuite, il y a la très intéressante Cornelie Tollens qui est une artiste néérlandaise dont les photographies ont pour objet les femmes, leur sensualité profonde et intime, entre suggestion de… et focus sur… l’intime est là à la découverte et devant ces fleurs qui s’épanouissent, devant ces culottes au message explicité c’est un peu de notre vision de la femme qui transpire, telle une fleur elle doit être choyée et il faut en prendre soin pour qu’elle ne s’étiole pas et que la beauté reste toujours intacte et douce; un peu de provocation à la clé…
Visitez son site vous avez un petit film Play à visionner qui vous dira plus et puis voguez parmi ces femmes….
Vient alors Etienne Clément et sa mise en situation à travers des figurines de cire, ce sont des combats qui sont mimés dans le silence du jaune, rose et bleu de OK Corral; c’est également des estampes japonaises qui défilent, puis wendy… jeu de couleur et d’objet, de mise en situation, d’anticipation et de recréation de mouvements de ces êtres presque vivants, presque filmés, découpage par séquence à la manière d’un dessin animé et photographiés de manière à rendre possible la réalité de ces scènes. Il se joue parfaitement de la perspective et sa perception du monde à travers la série Toy Stories One, Two, Three est réellement plaisante et intéressante à voir, à découvrir; vous deviendrez rapidement complice des ces êtes de cire
Et puis rencontre, enfin (re) rencontre avec Erwin Olaf et sa série “séparation” vu il y a quelques temps de cela à la galerie Rabouan moussion et que j’apprécie tout particulièrement pour ce jeu entre SM et univers maternel, la plastique des corps moulés dans le latex, l’ambiance complètement irréelle des ces photographies, du film qui les accompagnait à l’époque, un série marquante à plus d’un titre, les détails dans les attitudes, dans les mouvements, dans les détails, la bague, l’absence de parole ou presque l’univers clos qui est représenté, un monde à part; une exposition qui ne peut qu’interroger sur notre condition et sur notre liberté face à la société à cettereprésentation de soi dans celle-ci…
Et puis vous avez en contrebas quelques très beaux tags d’Obey Giant alia Shepard Fairey qui était présent il y a peu à la Galerie Agnès B dont je vous conseille très vivement de voir le site Internet très riche en design et autres matériels… et puis in fine une exposition de photographies en noir et blanc de la Chine actuelle qui m’a moins touché …
Et pour en savoir plus, la video de l’exposition par Art and You… avec une interview exclusive de Magda Danyz et quelques belles expositions…
78 rue amelot 75011 Paris
Tel : 01 45 83 38 51
Fly or Die de Martial Cherrier à la Maison Européenne de la Photographie
Jan 11th
Martial Cherrier est un ancien Champion de France de Bodybuilding, ce n’est pas à proprement parler un genre connu dans le milieu si intime de l’Art et de la photographie. Son travail, est à la frontière de la vidéo, de la sculpture (son corps même), de la photographie et de l’assemblage/collage.
Les autoptotraits présentés ici sont liés à la figure emblématique du Papillon qui comme le souligne Jean-Yves Jouannais dans le livre Fly or Die: “Les papillons sont des insectes holométaboles, c’est-à-dire à métamorphose complète. Ces lépidoptères, à l’égal du bodybuilder transformé en atelier de son propre corps en expansion, ou comme l’intellectuel dépensant son souffle à gonfler une idée jusqu’à la rendre habitable, aspirent à des mutations qui se veulent totales. Totales, jusqu’à ébranler la conscience de sa propre identité, jusqu’à renégocier le poncif selon lequel le corps et la psyché sont des destins, jusqu’à accepter le chaos, et non plus l’équation linéaire, comme principe premier du vivant“.
Intéressant effectivement de comprendre le Boybuilding n’ont plus seulement comme une connerie sans nom mais comme un art à part entière, une sculpture de soi-même, son corps devenu intrinsèquement et à jamais le matériau référent à modeler à son gré. Les limites de cet art sont vite atteintes d’après la vidéo présentés sous l’emblème de la Croix, rouge de surcroît et lorsque vous regardez les représentations de papillons en papiers. Cette limite vient de l’absolue nécessité pour mouler un corps à sa façon de recourir aux anabolisants, petites gélules et autres piqûres de ci et de là afin de stimuler et encourager ce que la nature n’a pas eu le loisir de rendre possible de prime à bord pour aider à la transmutation de l’Homme en on ne sais quoi… Ainsi cette métamorphoses est le fruit d’une longue prise en main médicamenteuse qui nous permet d’encadrer les frontières de cet art éphémère de destruction programmé de l’être, c’est intéressant comme forme de suicide… je vais sûrement un peu loin mais je trouve ça quand même impressionnant…
L’exposition a donné lieu à la publication du livre “Fly or Die”, in MARTIAL, éditions Contrasto et Maison Européenne de la Photographie, 2006
En savoir plus sur l’exposition à la Maison Européenne de la Photographie
80 + 80 Photo graphisme à la galerie VU
Dec 3rd
Superbe ensemble de photographies présentées à la galerie VU, encore une fois elle est là, étonnant de modernisme et de simplicité; dans cet espace c’est la combinaison et l’expérience de deux arts, la photographie d’un côté et le graphisme de l’autre l’un se prêtant au jeu de l’autre si ce n’est l’inverse, au final des oeuvres photographiques manipulées et utilisés par des graphsites leur donnant dans cet espace un autre sens, un sens propre et une interrogation sur la place de l’image en ce mois de la photo qui s’est terminé mais qui continue autrement, différemment.
Des expériences on ne peut plus intéressante, des réussites de ces artistes d’un peu partout qui se sont appropriés des photographies souvent sans même connaître le pourquoi de la photo, utilisation brute de la matière dans leur univers propre et personnel. De très belles créations qu’il vous faut absolument découvrir, l’art de l’éphémère est là sous nos yeux et de la manipulation du sens aussi.
C’est 80 photographes d’un côté et 80 graphistes de l’autre, le choc des titans et des inconnus aussi, certains ont même refusé cet confrontation à haut risque…
“Michel Wlassikoff : Le fait de s’en remettre au hasard dans le choix des “binômes” graphiste / photographe peut sembler paradoxal tant
les liens entre les deux domaines sont fondés sur la commande, laquelle laisse en général peu de place au hasard… Ceci posé, le hasard at-
il bien fait les choses ?
Christian Caujolle : Le tirage au sort était sans doute le seul parti permettant une approche créatrice originale, quitte à déplacer la situation
habituelle de réponse à la commande. Certaines associations ont fonctionné naturellement, parce que des sensibilités étaient proches,
parce que le graphiste a une connaissance et une conception de la photographie en adéquation avec celle du photographe. Il s’est produit
une coïncidence étonnante dans le cas du graphiste suisse Werner Jeker et de la photographe Agnès Bonnot avec qui il a déjà étroitement
collaboré“. Extraits de l’entretien entre Christian Caujolle, directeur de l’agence VU et Michel Wlassikoff, historien du graphisme.
Lire l’article sur l’exposition dans Libération permet de comprendre le sentiment du graphiste devant cet exercice imposé d’un style bien diffidile a priori et cette phrase de Christian Caujolle : “Une photographie, c’est ce dont je suis exclu.”
Vous avez encore un peu de temps, c’est juqu’au 6 janvier 2007… et de mon côté il faudra que j’aille voir la partie qui se trouve à la Galerie Anatome …
Galerie VU
2 rue jules cousin
75004 Paris
Galerie Anatome
38 rue sedaine
75011 Paris
Ryan Mc Ginley à la Galerie du jour d’Agnès B
Nov 28th
Alors voici ce que nous dis Ryan McGinley sur le contexte de l’exposition qui voit le jour à la Galerie Agnès B, petit résumé explicite s’il en est :
“The photographs that will be exhibited in the galerie du jour agnès b. were taken during the summer of 2005. For two months I traveled around the US in a van with a group of friends, and I photographed them naked every day. Mostly we ran around in the woods and in the desert, went swimming in lakes and oceans, jumped off bridges, and danced in houses and motel rooms. I always wanted to photograph the US, in homage to American photographers like Robert Frank and Richard Avedon, and also in the spirit of the classic American road trip and road movies. It’s a celebration of freedom from reality, and the beauty of the American landscape provides the backdrop“.
Voilà, tout est là, en substance, sans lire ces quelques phrases, l’exposition semble étrange, malheureuse et peut être aussi étrange pour ceux qui viendrait à passer par là et à se pencher que ces quelques scènes de vies souvent crues à souhait. L’aventure et la vie qui s’étale devant nos yeux, la réalité des corps et des vies qui raisonnent, c’est un univers complètement décalé qui nous est montré ici, entre road movie et road trip effectivement. Voilà, un peu un retour à la nature pour une période donnée, sans attentes autres que celle du lendemain…
Le site de Ryan McGinley et puis j’aime bien ces deux articles, celui des Les Pas perdus avec cette très belle phrase de lancement: “Il y a dans toute désertion, dans toute élancée, une translucide indifférence travaillant à abolir l’espace et le temps” et sur le blog Haz’Art cette petite phrase : “Le sexe est joyeux et ludique. Les amis rigolent. Les photos respirent les paris lancés, les lendemains de fêtes, sentent la liberté qui ne durera pourtant que l’espace de deux mois. Ryan McGinley réussit à capter cette énergie libertaire propre aux road movies américains” et j’aime bien leurs blogs aussi…
Le site de la galerie du jour d’Agnès B avec une installation équivalente en ligne qui a priori s’est déroulée à Florence en Italie
44 rue Quincampoix
75004 Paris