A la découverte des expositions photographiques à Paris
Maison Européenne de la Photographie
Christophe Draeger, Saul Leiter à la Maison Européenne de la photographie
Jun 29th
Quelques nouvelles acquisitions présentées à la Maison Européenne de la photographie dont notamment Christophe Draeger et Saul Leiter même s’il y a aussi Mohamed Bouroussia vu récemment à la Galerie Les Filles du Calvaire, Rob Horsntra, Marion Tampon-Lajaritte ou encore Massao Yamamoto.
Saut Leiter et ces photographies en couleurs du milieu des années 50 et après sont d’une beauté peu commune, il suffit pour s’en rendre compte de commencer à les regarder, se perde dans leur contemplation, en découpé pour certaines les flocons, humecter la fraîcheur où l’ambiance qui en ressort pour savoir au plus profond de vous-même que vous êtes en présence d’un grand artiste sans même savoir de qui il s’agit. Et effectivement, c’est bien d’un grand monsieur qu’il est question ici et il faut juste aller lui rendre un petit hommage il vous rend la vie plus belle
Quand à la photographie exposée de Christophe Draeger, elle est dune autre dimension, une œuvre d’artiste engagé qui porte sur les conflits et cette faculté des Hommes à faire le mal, à détruire ce qui est beau, notre planète évidemment et les hommes et femmes qui la peuple, on pourrait se demander si ce n’est pas dans la nature de l’être humain que des’auto-détruire , il y a un peu de ça dans ces œuvres puzzle, décomposition d’un réel à la photographie, reproduction d’un réel carnivore qui s’assemble comme il a été déassemblé, explosion et déstructuration de l’espace primordial pour dire, revendiquer une réalité trop triste.
Ce travail qu’il effectue doit nous permettre de nous poser, une fois encore, les questions de notre avenir, des perspectives que nous donnons, que nous laissons aux générations futures, le bel exemple….
“Dans la série “Les plus belles catastrophes dans le monde”, Christoph Draeger transforme des photographies de presse en puzzle géant. Le principe du puzzle, généralement support d’une imagerie conventionnelle -paysages idylliques ou œuvres d’art-, est ici détourné pour servir des images terrifiantes, qu’habituellement nous consommons de façon fugitive.”
Par contre juste avant d’arriver à ces collections je n’ai pas trouver franchement très intéressant le travail d’Alair Gomes sur « A new sentimental journey 1983 » où l’illustration d’un texte sur le divin sur Eros, une création exemplaire de Dieu, une esthétique de pensée, de vie, des corps nus à foison d’homme-statue, représentation d’un idyllique, d’un monde perdu…
De même, le travail de Gabriele Basilico sur le « théâtre Carignano de Turin », une institution à part entière qui a subit de grands changements un grand coup de nettoyage m’a semblé un peu vide de sens. Je comprends l’initiative mais je ne trouve pas que le résultat soit à la hauteur, sauf peut être une ou deux photographies. Il est vrai qu’il est difficile de sentir ces choses là, cela doit plus parler à des êtres ayant fréquentés ces lieux,ayan t humer l’atmosphère, ayant embrassé leur premier amour ou verser leur première larme mais voilà, je me suis senti un peu étranger en ce monde offert à ma vue…
Henri Cartier-Bresson à vue d’œil à la Maison Européenne de la photographie
Jun 28th
Voir et revoir Henri Cartier-Bresson est, reste et sera toujours un grand plaisir. De ce promener dans cette exposition est bien agréable a plus d’un titre. Tout d’abord par ce que l’on se trouve en terrain familier, non pas conquis car cela a déjà été fait par le maître mais parce que l’on est à mi-chemin entre le Paris d’avant, celui que je n’ai pas connu et celui d’aujourd’hui. Lorsque l’on se promène, quelques vestiges sont encore présents, hérité d’un passé perdu qui a été figé parHenri Cartier-Bresson alors, en ces temps où la magie de l’argentique et du hasard était encore l’apanage de quelques uns, de quelques arpenteurs du monde.
Aussi, même si vous avez déjà vu à la Fondation Cartier-Bresson où ailleurs certaines des photographies présentées, il n’en demeure pas moins que le plaisir est là : celui de l’observation, des jeux de lumière, au travers des clins d’œil dont l’exposition est remplie, ils sont semés pour votre œil, pour qu’il s’ouvre etentraperçoive ce que lui également a saisi au vol, cet instant de temps gelé à jamais et qui nous revient. C’est le rêve qui vous accompagne durant cette très belle promenade en sa compagnie. J’aime tout particulièrement la série sur lesAbbruzzes
Ces images reflètent bien celui qui souhaitait « mettre sur une même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur ».
Maison Européenne de la photographie
5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris
Tel : 01 44 78 75 00
American Dream à la Maison européenne de la photographie
Mar 19th
Meat (chair à canon) de Dimitri Tsykalov à la Maison européenne de la photographie
Oct 7th
A la maison européenne, ce sont les photographies de Dimitri Tsykalov qui sont les plus impressionnantes. Avec Meat, il arrive à nous interpeller sur la vie et al mort. Ces corps, choisis avec minutie sont revêtues de viande (morte) mimant en cela des scènes de guerre (fusils, mitraillettes), de torture, ou d’exécution, d’attaques au gaz, de terroristes ou de kidnappeur, de femmes aux turbans et plus encore.
Le choc de la rencontre de ces images, des ces masques ou de ces tenues dégoulinantes, de cette projection dans un monde décalé. Il y a comme une espèce de métaphore de situations de décomposition extrêmes de nous mêmes, de la réalité qui nous échappe avec ces armes, ce pistolet qui se désagrège sous la pression de la main, ces chairs qui entoure l’homme condamné, une sorte de vision de qui existe et de ce qui nous réduit à néant.
Une réalisation d’une force implacable qui se joue ici
Une belle critique d’ensemble de l’oeuvre de Dimitri Tsykalov par Isabelle Rabineau
Sinon, j’ai été un peu déçu par les autres expositions présentées qui ne m’ont guère marqué à vrai dire que cela soit Photo-graphiK de Roman Cieslewicz, dont je ne saurai vous dire grand chose, à cheval enbtre un pseudo surréalisme et je en sais quoi, ou encore le Roman-photo de Jacques Monory pour lequel je n’ai aucune attirance et d’autant moins pour ces toiles. Avec urbanEurope de marco Zanta, encore moins, j’aime l’architecture et les nouvelles formes mais je trouve que la mise en valeur n’était pas au rendez-vous, des constructions, des batîments piochés en europe au sens large sans réel unité et sansd réel pouvoir subjuguant, je dois dire que je suis resté plus que sur ma faim….
Dans Obsessions by Stiletto, il y a quelques très belles photographies surtout celles sur les chaussures dans la première salle et puis celle prise par David Lynch qui est tout bonnement extraordinaire.
Pour le reste je n’ai rien vu qui me subjugue à dire vrai mais lisez la critique de Lunettes rouges, lui a vu d’autres choses…
Quelques jolies photographies avec Photographe de Jean-Louis Dumas mais là encore rien d’exceptionnel il faudra descendre au sous sol pour voir les belles photographies projetées de Julia Milner sur les galaxies des confins pour retrouver un peu de cette beauté inexpliquée et inexplicable qui existent à 50 voire 500 millions d’années lumières d’ici, d’étonnantes variations de lumières, de poussières, de gaz et autres amas de constellation aux confins de notre vision…
Maison européenne de la photographie
5 rue de fourcy – 75004 Paris
A photographer’s life (1990-2005) d’Annie Leibovitz à la Maison Européenne de la Photographie
Aug 2nd
A photographer’s life (1990-2005) d’Annie Leibovitz à la Maison Européenne de la Photographie
Me revoilà encore une fois à la Maison Européenne de la Photographie pour suivre la rétrospective d’Annie Leibovitz et là encore j’ai été asez déçu…
Bon en dehors du fait qu’il y ait pléthore de monde, qu’il fasse un peu trop chaud à mon goût, l’exposition n’était pas me semble t-il très bien disposée. En effet, on arrive à voir trop d’oeuvres et pas assez d’unités entre elles où alors est-ce peut voulue et je n’ai pas compris, apprécié à sa juste mesure ? Allez savoir mais c’est vrai que de mettre une photographie prise à Sarajevo assez dure d’un vélo d’enfants et d’une trace de sang coagulé à côté d’une discussion entre Susan Sontag et une équipe dans la même Sarajevo me semble un peu écalé, certes, c’est cette réalité là mais dans ce contexte, je n’étais pas en phase…
Sinon, on se rappelle bien évidemment de quelques sublimes portraits quelle a pu faire comme celui de Demi Moore, Mick Jagger, Cyndie Crawford, Scarlett Johansson, les Whites stripes (je l’aime beacoup celle-ci), …
Côté portrait d’acteurs c’est vrai que les portraits de Robert de Niro et d’Al Pacino sont ceux de deux vrais mafiosi, ils ont une sacré gueule…
Et puis également beaucoup de photographie de Susan Sontag une de ses amies les plus proches; une spécialiste de la photographie quelle accompagnera dans la maladie et quelques photographies de son père vieillissant
Ensuite il y a quelques photographies officielle dont celle à la limite de la caricature représentant l’équipe Bush au complet et également deux portraits du Général Scwarzkoff et de Powell… Bon, celles-ci n’ont rien d’exceptionnelles mais elles sont amusantes…
En fait, celles que j’ai le plus apprécié je crois ce sont au final celle de la nature, des grand panneaux, triptyques parfois sur le désert, dans des tons sépias, presque sépia, se dégageait de ses photographies une impression de plénitude et de volupté… et Puis cette photographie sublime de Susan Sontag devant Petra en Jordanie, il faudra qu’un jour je puisse y aller pour me rendre compte par moi-même…
Voilà, un parcours trop dense, trop délibérément éclaté et morcelé, trop disparate pour la première exposition en France d’une grande dame
Plus de précisions sur l’exposition sur le site de la Maison Européenne de la Photographie, sa biographie sur Wikipedia avec quelques liens intéressants…
Je vous conseille ce diaporama d’Annie Leibovitz sur You Tube ou celui-ci
Une séance de photographie avec la reine d’Angleterre, dont une des photographies présentée dans l’exposition (assez exceptionnelle)…
Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris
Tel: 01 44 78 75 00
Sophie Elbaz et l’envers de soi à la Maison Européenne de la Photographie
Aug 1st
Me revoici en ballade pars e sjournées de chaleur lourde à la Maison Européenne de la Photographie pour voir les dernières expositions. je dois dire que globalement j’ai été assez déçu, j’aurai d’ailleurs l’occasion d’y revenir. Que cela soit à la fois pour les différents expositions présentées parsophie Elbaz ou Par Eric Clairvaux et encore plus par Willima Klein.
Pour Sophie Elbaz, à part quelques photographies de Sarajevo en complète destruction et certains portraits de cette même série, je n’arrive pas à me laisser toucher par ce qu’elle essaye de prendre enphoto, de saisir. Et il en va de même su sa série Aleyo qui si on lit la préface du livre est très intéressante mais on ne s’y retrouve pas dans les photographies qui ne racontent pas par elle-même ce que l’on aurait aimé sentir, voir…
Alors voilà, assez décevant pour ma part mais si vous voulez avoir un peu plus d’explications, rendez-vous sur le site de la Maison Européenne de la Photographie…
Pour ce qui est du travail sur l’abbaye de Clairvaux par Eric Aupol, on peut tout simplement dire que c’est un peu du foutage de gueule et que malgré les références à Jean Genet, on s’abstiendra d’aller voir cette simili exposition….
Quand à la série sur le dressage de William Klein, c’est vrai que je ne suis pas familier de la grande famille équestre et bien que F ait pu voir une danse de sabot, cela reste une vision très terre à terre sans réel charme ni chaleur à mes yeux et je ne saurai vous conseiller d’aller voir cela….
C’est en place jusqu’au 14 septembre prochain
Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris
Tel: 01 44 78 75 00
Shoji Ueda à la Maison européenne de la Photographie et à la Galerie Camera Obscura
Mar 7th
Une petite rétrospective sur Shoji Ueda que l’on peut retrouver à la fois à la Maison européenne de la Photographie (MEP) et à la Galerie Camera Obscura. C’est vrai qu’à la Galerie Camera Obscura, c’est également une exposition un regard croisé entre Shoji Ueda et Jacques Henri Lartigue. Un parcours très réussi d’ailleurs que cette mise en face à face de deux géants moderne de la photographie. Des photographies qui sautillent si l’on peut dire.
L’approche proposée par la MEP est plus chronologique, étape par étape on suit l’évolution du photographe vers ses dunes et la mise en avant, essentiellement, des membres de sa famille, c’est un parcours qui retrace l’ensemble de sa carrière. Alors qu’à la Galerie Camera Obscura, c’est plus une vision double avec Lartigue qui prime et il ne manque pas de parallèles… au contraire. Au final, on retrouve évidemment moins de photographies à la Galerie Camera Obscura mais il y a également quelques photographies présentées qui ne sont pas à la MEP. Donc en résumé si vous avez le temps les deux parcours sont intéressants… et sont en place jusqu’à la fin du mois de mars 2008.
Les photographies de Shoji Ueda sont toutes empreintes de cette poésie douce, subtile et de cette lumière rare, celle des dunes effectivement qui renvoie à un autre monde, à un monde lointain, sans fin ou la perte de repères au loin s’efface… Entre surréalisme et simplicité, son regard capte des moments, des instants tels celui du “renard” des sables, le feu d’artifice, des compositions artistiques au fond immaculé et surtout des situations qu’il a scénarisées et qui sont pour la plupart légèrement décalée, en attente ou dépendante d’un autre évènement… Un moment de plénitude qu’il est bon de partager.
Au final, les deux expositions présentées sont complémentaires, l’une axe sont approche plus sur le mouvement dans les photographies de Shoji Ueda alors que l’autre montre une oeuvre d’ensemble.
Armelle Canitrot de La Croix indique : “Si comme André Kertész ou Man Ray, il se prêta volontiers à des expérimentations dans son laboratoire, c’est plutôt avec la philosophie d’un Jacques-Henri Lartigue, amateur génial dont il a toujours affirmé se sentir proche. « Je ne fais que des photos qui me plaisent », déclarait-il. Là réside sans doute le secret de la fraîcheur de son œuvre et l’origine de sa liberté de ton. Avec un style tendre et inimitable qui évoque parfois celui de son compatriote le réalisateur de cinéma Ozu, Shoji Ueda a su réinventer un monde en puisant son souffle et son inspiration aux sources encore vivantes de sa propre enfance“. et pour compléter un autre article bien agréable sur RFI.
En tout cas, il n’y a pas photos, allez-y, vous allez vous régaler
Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris
Tel: 01 44 78 75 00
Galerie Camera Obscura
268, boulevard Raspail 75014 Paris
Tel: 01 4545 6708
Urban Landscape, de Berlin à Shangai de Jean-Christophe Ballot à la Maison européenne de la Photographie
Mar 7th
Ce que j’aime dans l’urbain, entre autres bien évidemment, c’est cette grandeur qui peut exister et cette complicité qui maintenant existe partout. Que l’on se trouve à New York, Chicago, Berlin, Paris ou Shangai, tout s’efface et ne devient qu’une seule et même ville dans lequel nous perdons nos repères et levons la tête pour voir ces constructions gigantesques qui nous surplombent.
Bon, ce n’est pas non plus tout à fait vrai, il existe encore des différences entre l’approche made in USA et made in Asia comme on peut le voir, des pays plus jeunes où en pleine effervescence dans lesquels l’anarchie ou le grandiose sont là, des échangeurs en forme d’oeuvre d’art, cercle infernal, des publicité rageuse dans les rues de New York ou de Shangai, l’Europe, rattrape petit à petit ces ensemble mais garde encore une unité différente dans les grandes villes que sont Paris ou Berlin par exemple.
C’est un peu ce que nous montre Jean-Christophe Ballot, cette composition et ce maillage complexe propre au grand espaces urbains de quelques grandes villes. En tout cas, on a envie d’aller à New York et de se laisser littéralement happer par la ville et ses néons, ses vapeurs souterraines qui ressortent de ci de là, Shangai nous tend également la main avec ses couleurs, apercevra t-on un de ces métro antique encore en marche à Chicago ou un de ses escaliers extérieurs en fer d’immeuble si typiques de notre représentation des grandes villes américaines ?
Et puis cette photo d’un immeuble à Berlin “End”, la fin fin peut être sûrement, après tout…
Jean-Christophe Ballot indique sur le site de la MEP : “J’aborde la dimension scénique et symbolique de l’espace public et les tensions urbaines issues de la rencontre des masses architecturales. Le paysage urbain devient alors un fantastique décor, un théâtre où se donne chaque jour une représentation. Mes images interrogent la mémoire, elles portent l’histoire de la ville, de la sédimentation urbaine. Quelque chose de l’ordre de la mutation et de la trace est à l’œuvre dans mon travail. A l’opposé du photojournalisme, mes images ne s’inscrivent en rien dans l’actualité, mais en deçà et au-delà dans une distance historiée. Je travaille à la chambre 4′x5′ et je choisis généralement la frontalité pour aborder mes sujets. Je privilégie ainsi les formes, les masses, les lignes et les surfaces. C’est en architecte que je construis mes images. [...]”
Un petit parcours symptomatique dans les villes qui s’étale de 1986 à 2006, cela donne une idée des évolutions de l’architecture et du monde avec quelques jolis jeu de lumières
Retrouvez le site Internet de Jean-Christophe Ballot et quelques oeuvres qui lui sont propres… (navigation pas évidente entre toutes les collections mais bon cela donne une idée d’ensemble de son travail)
Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris
Tel: 01 44 78 75 00
Peter Knapp ou la passion des images à la Maison européenne de la Photographie
Feb 14th
© tout droit réservé galerie baudoin lebon
Deux espaces pour Peter Kanpp, l’un dédié plutôt à ce que l’on peut appeler la photographie de mode, au rez-de-chaussée et 2ème étage un ensemble plus vaste sur son oeuvre en “marge” et qui me semble la plus originale. Plus d’informations sur les aspects propres à la photographie de mode directement sur le site de la MEP et également sur le blog de Lucilee
Concernant les autres oeuvres, il me semble qu’il s’agit ici plus de laisser libre cours aux envies et aspirations de l’artiste lui-même ce qu’il rend bien avec des séries assez différentes les unes de autres et dans lesquelles on retrouve un petit peu de cette sensibilité si particulière. J’adore la série des ciels bleus, à différentes époques dans différents lieux, à la fois simple et belle.
Et puis également ces images décomposées et recomposées, véritables tableaux photographiques reconstitués.
On retrouve aussi des photographies qui interroge à l’instar de celle intitulé “Il n y avait pas que du mazout sur la plage” en 2003…
Dans la mesure où il y a peu de ces images, il faudra acheter son livre pour se faire une idée plus précise en complément de l’exposition bien entendu…
Voilà, allez faire un tour, je suis presque certain que cette partie de l’exposition cela vous interpellera…
Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris
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Lary Clark, Choi, Rogerio Reis, Martine Barrat, Martin d’Orgeval, Romain Osi, livres de nus à la Maison Européenne de la Photographie
Oct 24th
Côté exposition à la Maison Européenne de la Photographie, le choix est là mais cette fournée d’automne ne m’a pas autant conquis que précédemment. En effet, autant j’ai beaucoup apprécié les photographies deTulsa par Lary Clark, les autoprtraits aux enfers de Choi et Micro-ondes de Rogério Reis mais je ne suis pas du tout rentré ni dans l’exposition Harlem in my heart de Martine Barrat ni dans celle sur le plancher de Jean, “réquisitoire” de Martin d’Orgeval et encore moins dans Uscita de Romain Osi et Livres de nus, une anthologie avec la collection d’Alessandro Bertolot…
Tulsa “1963-1971″ de Larry Clark, c’est l’histoire qui a fait scandale du retour de Larry Clark dans sa ville natale et de la prise de photographies tout a fait exceptionnelle, représentation du monde d’alors, on est dans les profondeurs desEtats-Unis et la drogue est là qui se prend de manière presque instantanée, les photographies sont saisissantes de vérité, une bonne parruie des personens sont mortes d’overdose. La femme enceinte qui se pique est une des photographies les plus dures de cette série à mon sens.
C’est également de lui qu’il est question quand il indique en 1971 : “Je suis né à Tulsa, Oklahoma en 1943. j’ai commencé à me shooter aux amphétamines à 16 ans. je me suis shooté tous les jours, pendant trois ans, avec des copains, puis j’ai quitté la ville mais je suis revenu. Une fois que l’aiguille est rentrée, elle ne ressort plus.”
Peut être que les films de Larry Clark sur les adolescents sont un peu un essai de mémorisation du présent de ce présent qui comme à Tulsa est là sous nos yeux mais que l’on ne veut pas toujours envisager. Pour ceux qui ne connaissent pas, il est important d’avoir vu au moins deux ou trois de ces films avec par exempleAnother Day in Paradise (1997), Bully (2001), Ken Park (2002), Wassup Rockers (2006), Impaled (in Destricted, compilation de 7 courts-métrages de différents réalisateurs, 2006)
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“Autoportraites aux enfer de Choi“,
Portraits distendus, défigurés, déliés, contractés de Choi qui ressemblent un peu sur quelques unes des photographies au Cri, à l’idée que l’on peut se faire des personnes confrontées aux monstres deLovecraft , saisi d’effroi, la panique montant, la vision se troublant ou se déréglant du fait d’avoir pu entre apercevoir l’indicible, la face cachée de la nuit. Une texture toute particulière pour ses photographies très réussies.
Étonnant parcourt que celui proposé apr Choi avec son propre visage mis en scène.
Pour approfondir sur la notion de portrait, il faut tout simplement lire Marc Fumaroli
Micro-ondes de Rogério Reis
Le sujet est important, brûlant même, on sait que cela arrive de plus en plus souvent depuis des années maintenant dans certaines favelas deRio de janeiro,” de jeunes trafiquants d’armes et de drogue torturent et condamnent à mort leurs ennemis dans des “micro-ondes”, sorte de crématoriums improvisés dans des pneus arrosés d’essence auxquels ils mettent feu. Cette “méthode” ne laisse aucune trace des corps calcinés, les victimes ne peuvent être identifiées par la police et les coupables sont, de ce fait, rarement jugés“.
Cette forme de torture est impitoyable comme on peu le voir sur les photographies de Rogerio Reis, vision impitoyable de l’homme sur l’homme, de sa capacité à créer de l’horreur et à éliminer son prochain de la manière la plus atroce qu’il soit. Deux amis deRogerio Reis feront les frais de cette mort “micro-ondes”, hommage à eux également
Et pour connaître un peu plus le travail du photographe Rogerio Reis, rendez-vous sur son site Internet
Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris
Tel: 01 44 78 75 00
Athens effect, Italie (double visions), Bruce Ddavidson (la nature à paris), Marc fumaroli (le cuir des arbres), la Fondation Neuflize Vie et Charles Matton (Etat des lieux) à la Maison Européenne de la Photographie
Jun 28th
La maison européenne de la photographie offre une exposition enfin des expositions somptueuses qui s’étalent jusqu’au 30 septembre 2007, alors prenez le temps de venir découvrir et redécouvrir les talents présentées; pour information, le mercredi c’est gratuit de 17h à 20h, c’est rare alors profitez-en et rendez leur une visite, le travail qu’ils font est franchement admirable.
Expositions fleuve donc avec un espace grec dans les sous-sols où l’ont peu entre-apercevoir Panos Kokkinias à la suite de l’exposition présentée il y a peu à la galerie Xippas puis d’autres photographes inconnus de moi évidemment comme Kostas Bassanos, Christina Dimitriadis, Pandelis Lazaridis, Dimitra Lazaridou, Nikos Markou, Despina Meimaroglou, Nikos Navridis, Maria Papadimitriou.
De beaux moments pleins de cette couleur et de cette chaleur du sud mais la solitude pèsent sur ces environnement également. Histoire photographique d’Athènes, une ville en pleine mutation qui est, devient pour eux leur laboratoire; ils sont là au coeur du changement qui se répercute à la fois sur les personnes, sur les enfants, la vie quotidienne….
Marc Fumaroli, le célèbre eh oui il vient ici exposer ces écorces d’arbres, ces cuirs d’arbres observés dans ces errances d’ailleurs lorsqu’il voyage au long cours; mémoire vivante de cette végétation qui contient en elle une partie de notre histoire, de ce temps impalpable et infini, une autre durée du temps ici qui s’expose et à travers les différentes essences différentes vision de la vie végétale : “(…) Silencieuse, sans défense, leur beauté donne sans rien demander en échange, et ils dispensent sans compter, outre leur ombre, leur feuillage, leurs fleurs et leurs fruits, l’admirable élan qui les enracine dans la terre en même temps qu’il les porte vers la lumière et le ciel : un admirable exemple d’attitude d’âme” (…) “Alors je me suis rabattu sur la vue rapprochée, et j’ai découvert que la photographie pouvait du moins fixer ce que l’on ne regarde le plus souvent qu’en passant et distraitement, le cuir des arbres. Sur leur tronc, support de riche et vive matière, se révèle aussi, partie pour le tout, le grand art généreux de la Nature, dans son génie ignoré de buriniste et de peintre coloriste sur bois“.
Quelques liens sur Marc Fumaroli à l’Académie française (depuis 1995), au Collège de France, sur Wikipedia …
Quelques belles textures mais je ne suis pas un grand végétalien de cuirs d’arbres…
Vient ensuite une vision méconnue de Bruce Davidson, celle d’une vision également végétale dans la mesure où en 2006 il a photographié les parcs et jardins publics de Paris pour cette série exclusivement en noir et blanc et en avant-première en quelque sorte.
Dans ces photographies qui pourront pour certains être banales, l’on retrouve une patte, sûrement la sienne mais au-delà de cela, c’est la manière de voir les choses et en l’occurrence les parcs et jardins parisiens qui changent et donne à voir et à penser que le regard que l’on peut avoir fait beaucoup dans la photographie, indépendamment du sujet et du matériel, c’est ce que l’on veut faire et dire par la photographie qui importe, avoir une vision et savoir où l’on veut aller; c’est cette unité et cette manière tout particulière qui est à l’honneur ici et qui rend ces quelques tirages assez sublimes pour certains je dois dire… une belle vision de la déambulation végétale parisienne en tout cas : “En explorant les espaces verts de Paris, j’ai découvert de vieux arbres fripés et une variété incroyable de fleur. Cette flore est une des composantes essentielles de Paris, elle contribue à définir son identité et sa beauté. Je pensais à ce que voient les arbres et ce qu’ils endurent, leur présence m’a fortement inspiré et m’a porté pendant tout le projet“.
On continue alors par double visions d’Italie qui regroupe les paires de photographes suivants : “Henri Cartier-Bresson/Mario Giacomelli, Paul Strand/Gianni Berengo Gardin, William Klein/Mario Carrieri, Raymond Depardon/Carla Cerati, Ernst Haas/Luca Campigotto, Herbert List/Mimmo Jodice, Sebastião Salgado/Giorgia Fiorio, Roger Ressmeyer/Antonio Biasiucci, Joel Sternfeld/Gabriele Basilico, Martin Parr/Massimo Vitali.”
Vous me direz que de noms célèbres et pourquoi eh bien tout simplement pour confronter la vision de ces photographes entre eux, dans leur travail, dans leur manière de voir et d’appréhender une situation, un sujet de revenir sur des lieux anciennement visité par l’un et composer une nouvelle série différente et proche à la fois par certains aspects, un beau travail de composition à découvrir.
J’ai tout particulièrement apprécié le couple formé de Cartier-Bresson et Giacomelli sur Scanno, un village des Abruzzes, des styles tout à fait différents mais d’une beauté somptueuse, limpidité des regards et de la netteté, des scènes proposées avec l’un, jeux de contrastes et de finesse avec l’autre, des compositions dissemblables de très grands noms de la photographie, un plaisir des yeux. Pour Salgado, j’ai apprécié revoir sa série sur la pêche au thon, la violence est là omniprésente mais belle à la fois dans ces vies de marins…le contraste à 20 ans d’écart entre la vision de Luzzara, bourgade de la plaine du Pô par Paul Strand et Berengo Gardin est étonnante, les portraits de ces hommes entre deux époques, l’évocation d’une vie qui se compose et sa réalisation ultérieure, aboutissement d’une vie, un enfant devient adulte, une mère devient grand-mère,… et puis également la vision de la plage par Massimo Vitali et surtout Martin Parr et son regard laconique et décalé qui m’a rendu un peu de cette joie de voir son travail qui m’avait déçu lors d’une récente exposition à la galerie Kamel Mennour, un parcours intéressant que vous compléterez aisément par vous même…
Et enfin, en quelque sorte le clou du spectacle offert avec Charles Matton et ses oeuvres photographiques et représentations miniatures de ces oeuvres. Un grand moment d’exception qu’il faut savourer avec toute la justesse qu’il soit.
En exergue de l’exposition on peut lire de Jean Baudrillard le texte suivant : “J’aime chez Charles Matton cette familiarité obsessionnelle qu’il entretient avec les objets, le sentiment de leur évidence, qui est plus qu’un sentiment esthétique, et qui tient de l’exorcisme et de la magie. Faire surgir l’objet, voilà qui est plus important que de le faire signifier“.
Tout un programme qui vous parlera dès l’instant où vous pénétrerez dans cette pièce sombres ou photographies et réalisations de maquettes miniatures, réduites se reflètent l’une dans l’autre, jeu de miroir incessant entre un réel fixé sur la pellicule et tiré et un réel fictionnel créé à partir d’une image; du réel à la photographie en passant par la recomposition de ces objets presque vivants, l’effet est diablement surprenant. on peut même se demander à un moment qui est à l’origine de quoi ? “Mettre en doute les apparences, témoigner de ce qui semble afin de le mieux comprendre, illustrent bien le propos artistique de Charles Matton, depuis ses premières peintures, et quel que soit le médium employé (peinture, dessin, sculpture, photo, film, vidéo)“.
Charles Matton visite les artistes, leur environnement de travail comme celui de bacon ou des studios (“différents ateliers de sculpteurs, La chambre d’une femme désordre, celle de Paul Bowles à Tanger, ou encore Le grenier de Leopold von Sacher Masoch”), il prend un cliché et le reproduit dans ses moindres détails, la perfection n’est pas loin, le style est inimitable, les proportions et le rendu extraordinaire, travail de minutie et de composition, de teintes et de détails signifiants, avec ce rapport aux choses qui met mal à l’aise, inévitablement, c’est un monde étrange dans lequel vous êtes invités à naviguer, à errer d’oeuvres en oeuvres… Travail de réflexion sur le réel et mise en abîme dans ses compositions où le reflet et la mise en perspective ouvrent de nouveaux mondes…
Par contre j’avais franchement pas du tout apprécié son film Rembrandt… (si c’est bien de lui… j’ai un doute…)
Également les photographies de les acquisitions pour la MEP de la Fondation Neuflize Vie entre 1999 et 2006 avec à la clé des photographies de “Raed Bawayah, Katharina Bosse, Koos Breukel, Martial Cherrier, Antoine D’Agata, Alejandra Figueroa, Alberto Garcia-Alix, Pierre Gonnord, Nanna Hänninen, Loretta Lux, Tomoko Sawada, Trine Søndergaard/Nicolai Howalt, Sadegh Tirafkan, Carla van de Puttelaar, Masao Yamamoto, Kimiko Yoshida”
J’aime tout particulièrement Antoine d’Agata et sa vision flou que j’avais découvert à la galerie VU il y a quelques années avec une adaptation au cinéma d’ici peu puis Martial Cherrier récemment exposé à la MEP ou encore Kimiko Yoshida et ses (auto)portraits ou encore Trine Søndergaard avec ces photographies rappelant étrangement certaines toiles de Klimt et puis bien d’autres encore à découvrir…
Pour en savoir plus, rendez-vous directement sur le site de la maison européenne de la photographie avec quelques compléments d’informations très utiles et des projections de films également pour ceux qui ont un peu plus de temps
Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris
Tél: 01 44 78 75 00
Digital Diaries de Catherine Ikam et Louis Fléri à la Maison Européenne de la Photographie
May 2nd
Les créations graphiques, photo-graphiques et et vidéo-graphiques sont une source d’étonnement encore actuelle pour l’instant alors étonnons-nous et rentrons dans cet univers qui mêlent futur proche et antérieur car c’est depuis les années 80 que Catherine Ikam explore ses méandres et réjouissons-nous où interrogeons-nous plus globalement sur les impacts de cette information par laquelle nous sommes plus que jamais bombardée tels des ions positifs…
A l’heure qu’il est nous ne sommes déjà plus dans le même rapport à l’information qu’au début des années 80; sa magnifique construction-représentation d’une sorte d’impression, de journal de la mémoire que l’on appelle et des dérivations qui la compose, dérivation voulue par nous, sorte de réminiscence ou d’associations d’idées qui nous permettent de rebondir sans cesse, c’est un peu cela auquel nous somme confrontés, à cette explosion d’afflux.
Nous les ingurgitons, pour un temps, un bref moment, la faisant passer à qui de droit et l’oubliant presque aussitôt, peut être l’intégrons nous dans les tréfonds de notre mémoire, de notre substrat ? qui sais ? En tout cas, on se demande dans quelle mesure nous arriverons encore à appréhender ces flux continue qui nous arrivent de tous côtés ? Que pèsera bientôt l’information noyée dans un tourbillon incessant et sans fin…
L’autre pendant de cette exposition est l’entrée, la construction de personnages virtuels interactifs dans notre vie quotidienne, Oscar en est le digne représentant ou Elle. Cela me rappelle un film vu il y a de cela quelques temps, je vous l’accorde il n’était pas excellent mais il posait la question du rapport entre le virtuel et le réel, c’était S1m0ne de Andrew Niccol avec Al Pacino… Enfin voilà que s’interpénètre les mondes virtuels et réels, on voir les avancées et les ravages que peuvent créer Second Life (le site Internet et l’explication sur Wikipedia) et cette quête absolu du double, de l’avatar final, permettant de réaliser tout ce qui n’est pas possible dans le monde réel, les fantasmes et les autres désirs les plus fous monnayable ensuite dans le monde réel à travers lesLinden-dollars ; bientôt il deviendra de plus en plus difficile de rester dans un seul monde et lorsque nous serons dans ces deux monde, que se passerat-il ? Difficile de prévoir quel sera ce futur d’anticipation digne des bouquins de Philip K. Dick, la seule chose, c’est qu’il s’agit de la réalité d’aujourd’hui rien moins que ça… A cet égard, on méditera cette phrase de Philip K. Dick mise en exergue : “La réalité c’est ce qui refuse de disparaître quand on a cessé d’y croire” dont a été d’ailleurs récemment mis à l’écran A scanner darkly.
Pourra t-on ressentir des émotions envers ces machines, ces personnages virtuels interactifs qui deviendront de plus en plus humains, enfin ce qu’il en reste du moins… lire également en bande dessinées trois Fée et tendres automates sur ces amours impossibles en l’occurrence entre deux marionettes-robots, amour infini… c’est vrai que les “androids are lonely too”
Retrouvez les univers virtuels de Catherine Ikam et Louis Fléri sur le site de la Maison européenne de la Photographie mais également le site Internet de Catherien Ikam qui présente ses travaux agrémentés de références bibliographiques et de textes…
La maison européenne de la photographie
12, rue François Miron, 75004 Paris
Memento Mori d’Edouard de’Pazzi à la Maison Européenne de la Photographie
May 2nd
Avec Memento Mori, on semble toucher des rivages qui peuvent être diablement intéressant.
En effet, la lecture du synopsis de l’exposition indique : “Memento Mori. Le titre fait allusion à cette conscience intime, archaïque, de l’éphémère, en même temps qu’à ces représentations picturales symboliques, de notre condition de mortels, que les Anciens gardaient à la vue pour s’en pénétrer l’esprit, et que les historiens d’art et les moralistes appellent les ” vanités “.Memento Mori aussi parce que la vision des corps se transforme inéluctablement en mémoire des morts. […] “.
Eh bien croyez-moi, nous sommes très loin du compte et c’est bien décevant, dommage même que cette présentation par trop succincte et finalement peu mise en valeur qui nous est montrée ici. Avec les quelques photographies, il est virtuellement impossible de découvrir ce qui se cache d’intéressant derrière ces univers; c’est vrai que la photographie de l’enterrement est profonde, originale, qu’elle est là pour rappeler le passage du temps et l’effacement provisoire des choses, des gens …
Mais je vous laisse découvrir où peuvent nous mener les songes, c’est franchement dommage j’aime bien d’ailleurs, glaner aux vents des illusions et des impressions, des sensations et lire ces belles épopées, pour voguer vers un ailleurs mais là je n’ai pas été séduit… quelques belles images, il est vrai qu’il indique sur Photo Sapiens : “Photographier est pour moi avant tout un acte contemplatif. Je ne considère pas ou plus la photographie comme une fin en soi. Elle est un trait d’union entre l’idée et sa représentation“.
Découvrez le site de l’exposition Memento Mori d’Edouard de’Pazzi et partez dans ces errances…
La maison européenne de la photographie
12, rue François Miron, 75004 Paris
Trash de Bruno Mouron et Pascal Rostain à la Maison Européenne de la Photographie
May 2nd
j’avais déjà vu quelques unes de ces photographies dans le Monde 2, supplément du journal Le Monde il y a de cela quelques temps. De prime à bords, c’est vrai que ce travail ne m’intéressait guère mais c’était en première lecture si l’on peut dire.
En effet, ce tavail anthropo-sociologique m’a révélé quelque chose, nous sommes tous peu ou prou les mêmes. Il va sans dire que c’est un lieu commun et que je ne pourrai dire plus grand banalité mais en l’occurrence, la lecture décodage de ces quelques images des poubelles de nos chères stars (Brando, Nicholson, Madonna, Michael Jackson, Sharon Stone, Halle Berry,…) du moments et d’avant d’ailleurs aussi ou encore d’un ancien Président des États-Unis révèle un quotidien on ne peut plus dans la moyenne, une sorte de nivellement par la nourriture et les canettes de coca, depepsi ou encore els bouteilles d’eau. Il y a quand même quelques traces de Gucci… il ne faut pas déconner non plus…
D’ailleurs, je me suis fait une réflexion, ils sont bien sages tous autant qu’ils sont car je ne crois pas avoir vu de bouteille de vin digne de ce nom ni autre alcool, peut être que déjà le trisélecttif était de mise et que c’est un inventaire partiel qu’il m’a été donné de voir, heureusement d’ailleurs…
Bon il est vrai que les déchets sont regroupés et triés alors un tri certain a été opéré par nos apprentis sorciers sociologues qui ne laisse transpirer que ce qu’ils veulent bien… C’est vrai, que formés à “Paris Match”, desPaparazzi qui ont piégé la vie intime des stars savent de quoi il est question… Mais l’idée est amusante, faire les poubelles des stars pour “pour appréhender les phénomènes de consommation et les comportements sociaux” surtout que cela fais plus de 15 ans qu’ils opèrent par ci par là, entre Paris et Los Angeles alors prenez garde à vos poubelles, vous pouvez ne plus jamais être tranquille et la photo déchirée de votre chat ou chien être exposée à la risée de tout un chacun se demandant le pourquoi du comment…
Découvrez le travail de Bruno Mouron et Pascal Rostain, les paparazzi de service et peut être y verrez-vous une de vos lettres perdues à jamais ressurgir, plus rien n’est sûr de nos jours…
La maison européenne de la photographie
12, rue François Miron, 75004 Paris
599 d’Alain Fleischer à la Maison Euroépenne de la Photographie
May 2nd
Plongée dans l’univers de l’automobile et a priori d’un sanctuaire, celui des usines Ferrari avec comme travail, comme photographie, celle du moule originel du model “599″. Franchement, les voitures cela ne me parle pas alors le moule d’un moteur encore moins, je ne vois pas franchement d’intérêt… avis aux amateurs d e carrosserie et autres amusements du genre,… en tout cas très décevant même si c’est habillé de théorie: “Le moule est ici comme le négatif en photographie, c’est l’empreinte invisible qui permet de faire surgir les formes” on n’y croit pas…
Découvrez le site de l’exposition 599 d’Alain Fleischer et partez au volant d’une Ferrari découvrir le Piémont et ses beautés ancestrales… je me contenterai d’une 2CV ou du vélo à pile de Gaston riend e tel pour les mollets…
Par contre découvrez le parcours plus que complet d’Alain Fleischer, il ne faudrait pas s’arrêter à une mauvaise impression passagère, ce serait dommage
La maison européenne de la photographie
12, rue François Miron, 75004 Paris