Jeu de Paume

Parrworld, la collection de Martin Parr au jeu de paume

Vous connaissez sans aucun doute le photographe Martin Parr fameux notamment pour ses photographies sur la société contemporaine et parfois le kitsch qui s’en dégage. Au jeu de paume, est exposé son âme, son intérieur, ce qui le fait lui et ce qu’il a amassé au cours des “siècles”, son trésor de guerre si l’on peut dire car Martin Parr est un collectionneur, un virtuose éclectique qui ouvre les portes de son caveau avec à la fois des objets qui vous paraîtront souvent kitsch mais c’est si amusant de voir ce que produit également notre monde. En passant par une collection d’assiettes à l’effigie de Maragret Tatcher, une série de montre où c’est le portrait de Saddam Hussein qui vous suit tout au long de votre journée ou encore en version plus diversifié, Obama et ses objets dont une superbe paire de tong… ou encore un slip… je vous laisse découvrir les autres types d’objets au coeur de sa collection

Ensuite nous avons droit a une vaste collection de cartes postales plutôt ancienne (fin 19ème jusqu’à nos jours) dont certaines séries sont tout a fait sublimes, d’autres un tantinet kitsch et pour finir avec des cartes écossaises que l’on achète pour son pire ennemi ou lorsque l’imagination manque, on peu entrer alors dans les premières salles où vous allez pouvoir admirer, voir, revoir des photographies d’artiste tels que Tony Ray-jones, Chris Philip, Graham Smith côtoyant des oeuvres de Robert Frank, William Egglegston (superbe) et puis une ribambelle d’autres artistes que vous avez pu voir dernièrement dans différentes expositions présentées à paris que cela soit dans le cadre de galeries ou de musée, il serait trop long de les énumérer mais vous serez agréablement surpris en tout cas.

Une série également sur le luxe et les rapports induits, Martin Parr voyage a travers le monde en passant en revue les différentes foire artistiques et réception. L’on peut par exemple voir un maître et son chien avec un diamant où le grotesque et son apparition… les rapports entre luxe, argent versus pauvreté sont à envisager différemment… Les séries de 2008 sur les habitants de différentes villes sont plus des focus contemporain mais je ne les trouve pas extraordinaire sauf une photographie peut être mais c’était de circonstance, enfin j’ose espérer qui montre de dos une jeune fille avec des dreads locks ou une chevelure abondante bariolée de tissus de couleurs or devant cette photographie était une personne similaire en tout cas au niveau de la coupe, cela devait être elle, ce n’est pas si commun ce genre de personnage… Elle faisait également un clin d’oeil à la photographie tirée de la série Luxe où l’on voit un homme avec une chemise bigarrée regarder une toile dans les couleurs similaires…

Voilà voilà, un parcours rapide dans cette exposition du monde Martin Parr sans réel parcours sur ses photos

Vous avez un peu de temps, c’est en place jusqu’au 27 septembre

retrouvez tous les détails de l’exposition dans le Petit journal

Jeu de Paume (site concorde)
Jeu de Paume
1, place de la Concorde
75008 Paris

Métro : Concorde (lignes 1, 8, 12)
Bus : 24, 42, 72, 73, 84, 94

Renseignements : 01 47 03 12 50

Robert Frank, un regard étranger au jeu de paume

Voilà un parcours à suivre de manière erratiques pour se faire une idée de la vie menée par Robert Frank au cours de son périple au terme duquel il a ramené ces quelques photographies qui ont marqué l’histoire de la photographie.
C’est un petit peu un road movie photographique auquel il nous invite, nous surprenant par certaines images même maintenant, plus de 50 ans après.
Vous y trouverez à la fois des images qui vous semblent tout à la fois banales et surprenantes. ce qui est également aussi, c’est de connaître un peu la genèse non voulue de cette grande histoire, c’est d’ailleurs souvent le cas, a posteriori.
C’est Natacha Wolinski qui indique “Le voici donc en 1955, au volant d’une vieille Ford, projetant une traversée de deux ans dans les 48 états du pays. Lancé sur la route 66, il ne voit pas les pin-up en soutien-gorge Téflon et les pelouses rasées de frais. Il ignore le char de ben hur et les chromes d’Explorer 1. Entre les motels de fortune et les aires d’autoroute, il cadre ce qui échappe au rêve consumériste des fifties - les bars à putes du Nouveau-Mexique, les pissotières carrelées d’angoisse, la grisaille des villes minières, les Hells Angels cloutés de nuit, les cow-boys en déroute lâchés sur le pavé de New York, les patriotes débiles, les retraités ossifiés sur les bancs publics, les Noirs cantonnés à l’arrière des bus… L’Amérique déjantée d’Allen Grinsberg et de Jack Kerouac, ses amis de la dixième rue à New York
Vous l’aurez compris, il ramène de ce trip près de 1000 photos parmi lesquelles il en choisira 83, celles qui feront Les Américains dont vous avez tout loisir de voir in fine à Paris, avec des photographies de Paris, quelques moments choisi qui date de 1949-1952, vous m’en direz des nouvelles.
Et puis si vous remarquez que ces images sont parfois abîmées, eh bien c’est normal, il utilisait une optique pas forcément au top comme il le reconnaît mais le boîtier Leitz utilisé avait d’autres qualités et le résultat est là qui s’offre à nos yeux… C’est dans ces instants, dans ces choix que l’on retrouve l’instinct du photographe qui prend souvent à main levée, un peu caché, un peu en décalé, une vision du monde en décalée si l’on peut dire…
En tout cas, allez vous faire une idée, c’est quand même s’inscrire dans l’histoire que de pouvoir voir ces images… et puis pour approfondir, en dehors du bouquin, vous pouvez lire le petit journal sur l’exposition Robert Frank mais aussi le site d’un passionné, celui de Lunettes Rouges, de Vite VU qui vous plus et plus encore et encore…. 
C’est jusqu’au 22 mars prochain

Sophie Ristelhueber au jeu de paume

Voilà une exposition que je vous conseille d’aller voir, je l’avais vu mais autrement, dans d’autres circonstances à la Galerie Putman il y a quelques temps et cela m’avait moins marqué, c’est différent aujourd’hui, au moin pour quelques unes de séries présentées et notamment celle de la guerre, de cette vision tout particulière de ce que j’ai envie d’appeler la frontière, cet espace où tout arrive et où tout reste, cet espace perdu entre deux mondes qui suffoque. 
C’est “Fait” en 1992 : “Ces traces éphémères des conflits sur la surface du désert évoquent aussi bien des scarifications sur un corps, que l’abstraction de l‘Élevage de poussière de Man Ray et Marcel Duchamp, image fondatrice pour Sophie Ristelhueber
Cette ligne de partage qui s’offre au regard et qui nous terrorise et nous fascine en même temps. ces constructions insignifiantes de là-haut et cette sensation d’incompréhension de ce qui s’est passé, de ce qui est arrivée, cette oblitération de la vie.  L’absurdité de l’après de cet après la guerre après l’affrontement, les ruines qui restent, la désuétude des bâtiments, le recommencement sans fin, la bêtise de l’Homme qui se surajoute, sans raison apparente. 
C’est Beyrouth en 1984 : “Des structures vides, des façades entamées par les combats, aucune figure humaine : loin du pathos et du grand spectacle, cette série en noir et blanc dresse un constat et, en reliant les ruines de guerre et les ruines antiques, la ville détruite devient intemporelle” dont on ne manquera pas également de regarder les photographies de Gabriele Basilico , 
Elle est marquée dans les chairs aussi cette violence, cette horreur sans nom, c’est Every One en 1994 
Et puis, vous ne manquerez pas de vous approprier les images d’WB en 2005 et en couleurs d’Eleven Blowups en 2006
Plus d’informations dans le petit journal du jeu de Paume et le site du jeu de paume pour tout autres informations… et puis bien entendu le site de ViteVULunettes Rouges ou encore Photographie contemporaine ,… 
Le site du Jeu de Paume

L’Art de Lee Miller au Jeu de paume [4/10]

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Eh bien au final, assez même très déçu par cette exposition-rétrospective sur la photographie de Lee Miller.

Je dois dire qu’en dehors de ces 3 photographies (les masques à incendie, une photo surréaliste et le portrait de l’espace en Egypte) et quelques autres saisissantes je n’ai finalement été que très très moyennement emballé.

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L’exposition est découpée en 5 périodes de la vie de Lee Miller : “les débuts de Lee Miller (1927-1932), la période new-yorkaise (1932-1934), les voyages des années 1930 (1934-1939), la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), l’après-guerre (1946-1977).

Au final, je trouve que l’on voit beaucoup Lee Miller sur le sphotographies mais que l’on ne voit pas tant que ça de photographie d’elle. Bien évidemment, il y en a ce serait un comble mais souvent sans réel intérêt ni piquant.
La première péridoe est celle où elle est à New York avec Man Ray puis ce sont ses débuts avec la carrière de journaliste et de photographe, elle rencontrera Stieglitz et sera exposé chez Julien Levy. Ensuite il y a son mariage avec Aziz Eloui bey un riche fonctionnaire égyptien ce qui permettra à Lee Miller de faire la photographie Portrait de l’espace et quelques autres du désert égyptien ma foi intéressante. Elle quitte l’egypte pour Londres en 1939 tout en retrouvant Rolan Penrose qui deviendra par la suite son mari. C’est la période de guerre, vous aurez l’occasion de voir la célèbre photographie de David Scherman photographiant Lee Miller dans la baignoire d’Hitler puis quelques autres de cet appartement honni.

Il y a également ces photographies de l’horreur, ces photographies des camps et de ces tas de cadavres empilés, de ces pantalons de toiles aux lignes trop connus : l’horreur du génocide.
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Voilà, alors si le coeur vous en dit, vous avez encore un peu de temps, c’est jusqu’au 04 janvier 2009

Sinon, Lunettes rouges avait apprécié l’exposition à Londres il y a près d’un à ce qu’il me semble et plus plus d’informations sur le site des archives Lee Miller

Et également sur le site du jeu de paume où se déroule l’exposition…

L’Evènement, les images comme acteurs de l’histoire au Jeu de paume (site concorde)


Il est de ces expositions qui semblent être porteuses d’un message, d’une vision, d’un intérêt au-delà de la norme voir hors normes et puis au final, on se retrouve un peu le bec dans l’eau; l’idée étant toujours aussi bonne certes mais la réalisation, la mise en pratique moins… C’est un peu, vous l’aurez, anticipé, avec ce sentiment que je suis ressorti des images comme acteurs de l’histoire …

Au demeurant donc, nous avions face à nous 5 évènements censés représenter des moments historiques, réellement significatifs : la guerre avec celle de Crimée, le terrorisme avec le 11 septembre, la révolution sociale avec l’avènement des congés payés en 36, la fin des utopies où pour être moins dur, le retour à la réalité avec la chute du mur de Berlin et la grandeur de l’homme avec la conquête de l’air.
Des sujets aussi disparates les uns que les autres mais ayant le mérite de permettre une focalisation de chacun, le chacun devant ou pouvant trouver son compte dans au moins un de ses 5 thèmes… C’est vrai que si les choix sont toujours contestables, il n’empêche, notre histoire moderne a été et est tous les jours plus rapide, plus défilante et sans trace ni mémoire que celle d’une succession d’évènements se juxtaposant les uns aux autres, chassant la dernière catastrophe par la suivante plus horrible encore et l’exploit surhumain par un nouvel exploit et ainsi de suite, surenchère terrible qui ne connaît pas de fin

Aussi, l’idée de départ était bougrement intéressante mais ce que je n’ai franchement pas bien intégré, c’est cette phrase : “cette exposition a pour objectif de montrer la manière dont les images construisent notre perception des événements“. En effet, elle est en partie vrai, évidemment mais elle ne m’a convaincue que très moyennement et l’enchaînement entre les différents types de supports présentés ne m’as pas convaincu non plus… So quid quid…

Si effectivement, la déclinaison omniprésente et presque ostentatoire des photographies reprisent en crescendo et en série par tous les magazines du monde entier des Tours est bien représentatif de cette mondialisation complexe et unitaire qui se dessine depuis quelques décennies, cela manquait d’interrogation et cette salle où tout un chacun peut donner son sa vision de l’évènement était bien trop peuplé pour s’y arrêter quelques instants posément….
Alors c’est vrai aussi que cette ultra mondialisation et ce regard monolithique peut permettre de vérifier cette information de manière plus aisée si l’on veut croire qu’elle est vérifiée évidemment et qu’elle n’est pas ou moions manipulée, ou d’une manière différente; avant la représentation par la peinture, le dessin crayonnée permettait certes d’avoir une représentation d’un réel existant ou ayant existé mais le romantisme ou l’horreur sans nom en permettait pas non plus de se faire une idée très juste… quoique… enfin c’est l’illustration de la guerre de crimée et de la propagande qui va autour qu’il nous est montré ici…
Puis pour la conquête de l’Air, c’est à l’heure ou Google Maps cartographie le monde entier une vision d’un autre temps, vision d’archives de jeunes gens, amateurs, professionnels avant l’heure qui partent à la conquête d’eux-mêmes, à la découverte des limites repoussées de l’Homme, du vieux mythe d’Icare, une belle vision avec dès 1909, Louis Blériot qui traverse la Manche…
Les congés payés de 1936 et cette phrase de Léon Blum “Chaque fois que je suis sorti, que j’ai traversé la grande banlieue parisienne et que j’ai vu les routes couvertes de ces théories de “tacots”, de “motos”, de tandems, avec des couples d’ouvriers vêtus de “pull-over” assortis […], j’avais le sentiment que, malgré tout, par l’organisation du travail et du loisir, j’avais apporté une espèce d’embellie, d’éclaircie dans des vies difficiles, obscures” c’est l’aventure vers la l’absolu, le progrès et le bonheur dans la clé des champs qui est magnifié en toute beauté; regard certes intéressant mais qui manque de mise en perspective il me semble.
Enfin, la chute du mur et des symboles, l’ancien temps et le parti pris de certains d’essayer de comprendre cet évènement, la télévision et le direct, j’y étais aussi et l’on m’a donné un petit bout de ce mur, il doit être au fond d’une vieille boîte de bonbon…

Bon voilà au final exposition en dent de scie pour moi mais qui a le mérite de poser quelques bonnes questions à ne pas s’y tromper…. allez peut être y jeter un oeil pour vous faire votre opinion, je ne sais trop quoi vous conseiller au final, indécision du moment peut être…

Le site Internet du jeu de paume

Joel Meyerowitz, Out of the Ordinary de 1970 à 1980 à l’Hôtel de Sully (jeu de paume)

   
On commencera avec cette citation de Joel Meyerowitz :
 ”En 1970, pendant la guerre du Vietnam
— c’est aussi l’époque où commence ce travail —,
une bourse Guggenheim m’a permis de parcourir l’Amérique
pour observer comment les Américains occupaient leurs loisirs
pendant que leur pays détruisait le Vietnam
et envoyait à l’abattoir cinquante mille de ses jeunes.
Ce travail avait une dimension absurde et ironique,
qui tenait à la vie quotidienne des Américains
et à la manière dont la couleur l’exprimait.

Autrement dit, je trouvais qu’il y avait
plus de contenu dans une photo en couleurs.
Après ce voyage, j’ai complètement abandonné le noir et blanc
.”

 
Après on découvrira tranquillement le travail fourni sur le mutli-champs ”Les field photographs” si l’on peut dire, où cette faculté d’appréhender en un même espace une infinité de mondes où plutôt de situations qui se suffisent à elles mêmes. A la manière liliputienne, une photo contient, un monde souvent avec des regards humouristiques et des clins d’oeils à des situations en second plan… Vous me direz que c’est souvent le cas pour les photos, que l’on y retrouve ce que l’on veut bien y retrouver, certes mais là il y a ces petits détails autres…
Un artisan d’une large vision du monde qui s’offre à nous, voilà un peu le travail de Joel Meyerowitz, retrouvailles avec un passé qui n’est pas, plus mais qui est revenu, journée somme toute banale mais existante et ayant existée, trompe l’oeil de façades et jeux de miroirs, vie et mode de vie, tout simplement; regards sur une époque, un moment, volutes de fumées dans les rues new yorkaise; échange de chaussures,… 
Il dira : “La prise de vue est en effet ce qui reste décisif dans la passion du médium de celui qui écrit de l’aboutissement de ces dix années de photographie couleur : “J’étais attiré par l’idée un peu perverse d’utiliser l’appareil photo, capable de tout représenter, pour représenter presque rien“.
Du banal, sort cette singularité et un travail qui ma foi vaut amplement le déplacement dans ce haut lieux de Paris; il fait toujours bon de se poser dans ce jardin auquel les années n’enlèvent pas la beauté, bien au contraire… D’ailleurs, une photgraphie prise sur le moment, petit clin d’oeil à la française au travail de Meyerowitz, l’homme et son fidèle ami au repos….  
 
Retrouvez les photographies de Joel Meyerowitz sur son site et lire le petit journal de l’exposition et c’est sur le site du Jeu de Paume

Rétrospective Friedlander au Jeu de Paume

Me voici en partance pour le jeu de Paume tant qu’il est possible d’en profiter un peu avant que le journée ne s’enchaîne et que l’on ne puisse y rentrer, Friendlander, je me suis dis, cela va être terrible… Eh bien figurez-vous que non, pas si terribe que ça, du moins de mon point de vue bien entendu… cela va sans dire…Enfin pas complètement non plus, ce serait idiot voire impossible de ne pas apprécier certains choses mais globalement, sur les 500 photos présentées ici seulement quelques séries ont attiré mon attention. Les autres notamment les séries sur les Monuments, puis celle sur l’ouest sauvage n’ont rien touché de sensible. Photos documentaires s’il en est à la manière de… qui stoppe dans l’instant présent des monuments, héritage d’un passé glorieux ou représentation d’une réalité historique voire autre sans dénuement, dans l’environnement dans lequel ils évoluent, ou cete ouest américain de noir et de blanc, il est beau, mais trop dense à mon goût, trop enchevêtré et diffus, je lui préfère la sublime photo du Lake Louise prise au Canade en 2000.
 
Pour les séries qui m’ont interpellées, il s’agit essentiellement de ces photos d’appartements souvent seuls, photos surréalistes…, où la pièce est dénudée parfois de lumière, parfois obscure mais où dans l’embrasement, un signal catodique résonne et apparaît l’image (un oeil, un visage,…) du téléviseur, trônant parmi la solitude des lieux, elles sont touchantes ses photos et dévoile un peu une amérique que imagine par quelques vieux films, quelques vielles routes usées par le désert…
 
Egalement ces auto-portraits qui sont un peu de lui caché car jamais réellement lui en chair et en os mais des ombres furtives, représentation changeante de ce que nous sommes ici bas; parfois un reflet prend le pas sur un autre et ainsi va la vie, reflet dans une vitrine, sur un manteau dans une rue de new York ou encore bien d’autres. A cet égard, on lira dans le petit Journal : “Friedlander a écrit dans la préface de Self Portrait en 1970 que ses autoportraits étaient “l’extension périphérique de son travail […] un petit rire nerveux”, et qu’il était lui-même un intrus dans ses propres images. L’effet de signature qui en résulte tient en tout cas plus d’une forme d’engagement impartial, non dépourvu d’ironie, que de narcissisme“.
 
 
La série de Nus est également très réussie, tout en réalisme et en beauté brut…
 
Et puis également ces photos par l’intermédiaire de rétroviseur pour l’essentiel, une dimension double, voire triple sur un monde, des mondes, vision future où l’on va vision arrière de ce que nous passons et présent intemporel, les trois âges sont là réunis dans les mains du photographe… et se répercutent jusqu’à nous…
 
Enfin, pour terminer la plus belle des photos entre terre et ciel, celle de sa femme dans une vieille camionette perdue, le ciel se confond ici avec les reflets et c’est beau tout simplement
Alors, voilà quelques belles prises de vues de ce grand photographe et même si tout ne m’a pas touché au coeur, le noir et blanc est là…. seules les figures de Coltrane, Miles Davis,… avec lesquelles il a un peu commencé à gagner sa vie sont toutes en couleurs…
 
Quelques photos en complément sur le site du MOMA et de très belles photos sur le site de la Gallerie Fraenkel

Cindy Shermann au Jeu de Paume

La révolution est en marche au jeu de paume, après Marie Antoinette, me revoilà sur les traces de la révolution… une présentation rétrospective sur Cindy Sherman artiste complexe et belle à la fois, dans on genre qui se métaùorphose tel un papillon et sa chrysalide perpétuelle. Est-ce une réalité … mais elle avance dans ce jeu complexe de mimétisme, de travestissement et de reconnaissance de soi sous différentes vies, différents jours. Cela intrigue en tout cas, cette faculté à se métamorphoser perpétuellement, non reconnaissable, méconnaissable. C’est une approche chronologique que l’on nous propose pour ce parcours initiatique; déclinaison sans fin de l’artsite et de sa vie de 1975 à nos jours…

C’est une véritable oeuvre qui s’ouvre devant vos yeux, sans refaire l’exposition qui est à voir même si elle dérange au fur et à mesure des années qui passent, l’artiste évoluant avec le temps et nous, devant intégrer ces 30 ans de changements en quelques pas de salles en salles : Untitled A-E (1975, Bus Riders et des Murdery Mystery (1976), Untitled Film Stills (1977), Rear Screen Projections (1980), Centerfolds/Horizontals (1981), Pink Robes (1982), Fashion (1983), Fairy Tales (1985) , Disasters (1986-1989), , History Portraits/Old Masters (1988-1990), Sex Pictures (1992), Civil War (1991), Masks (1994-1996), Broken Dolls (1999), Hollywood/Hampton Types (2000-2002), Clowns (2003-2004). 

On en ressort bizarement colorés par ces images qui vous renvoient d’abord à vous, à soi si l’on veut au temps et à l’image et à une condition humaine en déshérance. Entre le noir et blancs du début et les différentes vies et la déshumanisation complète par le recours aux accessoires de poupées et autres ustensiles, un pas de géant a été franchi, il y a quelques années, elle va de plus en plus loin dans sa recherche; l’horreur n’est pas loin, évolution pessimiste pourrait-on penser où sens voulu de l’exposition ent otu cas la figuere du clown qui termine cette exposition archétype du travsetissement intrigue tout comme la série ”Sex” avec les prothèses, il doit quand même bien y avoir un rapport avec bellmer non!!! mais c’est vrai que j’ai du mal à faire le lien… 

 

C’est intéressant cette phrase tirée du petit journal : “Le choix du clown, par Cindy Sherman, est un véritable manifeste, comme le relève Jean-Pierre Criqui, également dans le catalogue, en citant Jean Starobinski : ce choix “n’est pas seulement l’élection d’un motif pictural ou poétique, mais une façon détournée et parodique de poser la question de l’art” (Portrait de l’artiste en saltimbanque, Gallimard, 2004)”. Qu’est-ce que cela veut dire ? La Fin ? allez savoir, est-ce que la limite de l’oeuvre serait atteinte, finalement, elle n’a que 52 ans cette chère Cindy, l’éternelle jeunesse est encore devant elle, et elle ne s’arrêtera pas là; ce qui sera intéressant demain, c’est de suivre, de voir où elle va aller jusqu’où l’on peut repousser les limites et se renouveler….

Le petit journal n’est pas mal du tout, il se substituera allègrement à des commentaires irréels pour ceux qui veulent en savoir plus …  

Quelques photos sur un sité dédiée à Cindy Sherman et une visite de Lunettes Rouges

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Craigie Horsfield au jeu de Paume

Bis repetita, non non ici c’est tout autre chose que vous pourrez entre apercevoir et appréciez au plus haut point c’est la photogravure en action, et l’étonnement à la sortie, un travail très différent exposé par ce grand maître, ces natures mortes tout anodine ont du relief eh oui entre art vivant et art photographique ou peinture on ne sait de quel point de vue se placer, cet étrange monde vous surgit tel un ovni à travers d’anodines représentations, un potiron, des bouteilles, des légumes en quelques mots, étonnant paysages végétal qu’il est donné de voir ici et ce n’est qu’une des trois parties de l’exposition qui continue avec des nuages et quels nuages vous vous en souviendrez et verrez le ciel différemment, chargé d’électricité et d’une luminosité rarement entre aperçu et puis ce sont ces plans de foules avec ces visages qui vous regarde, presque, qui sorte de l’écran et vienne à vous se recueillir où avec lesquels vous trouvez une proximité qui n’est pas coutumière de ce genre. Ces portraits différent reprennent dans la troisième partie qui pour la plupart est probablement la première partie d’ailleurs car j’ai du inversé l’ordre de passage…les portraits, le rhinocéros aussi… et la texture des tableaux/peintures vous surprendra pour certaines, ce contraste renforcé et cet effet bien « horsfieldien »… alors vous pourrez ensuite ressortir et flâner dans les Tuileries retrouvées…

 

Une phrase qu’il aime bien : « Il y a une phrase magnifique de Conrad
qui dit en substance que l’art doit être fait de tragédie, de deuil, de bonheur, de grande joie, mais jamais de désespoir. Je partage exactement ce sentiment ».

 

Pour en savoir plus, lisez le Petit Journal du jeu de Paume

 

Ed Ruscha au jeu de Paume

Bon eh bien je dois dire que j’aime l’endroit, cet agréable, bien pensé architecturalement bien sûr dans un endroit au cur de paris où il fait bon se promener et même encore voir quelques bateau de bois dirigés par des enfants, c’est poétique au moins en ces grises journées… mais par contre pour Ed Ruscha, que l’on ne m’en veuille pas mais je n’ai point du tout accroché à son travail précurseur et intéressant par certains côtés de l’Amérique d’il y a 40 ans, c’est clair que l’on voit la patte du précurseur mais de là à y adhérer aujourd’hui désolé mais ce n’est pas moi, enfin cette fois-ci, on ne peut pas tout apprécié, ce serait trop simple et la vie n’aurait plus ce goût suave et délicieux alors que els contre critiques pleuvent j’en serai ravi… l’intemporel se situe plus chez Cartier Bresson de mon point de vue, donc allez jetez un il au jeu de paume mais plutôt pour l’autre expo, celle de Craigie Horsfield…