A la découverte des expositions photographiques à Paris
Galerie VU
Photographies (1996-2009) d’anne-Lise Broyer à la galerie VU
Jul 23rd
Une exposition qui se prête bien au lieu. Une exposition qui se découpe en trois parties (voire quatre).
La première, intitulée “Le Ciel gris s’élevant (paraissait plus grand)” regroupe des photographies en noir et blanc prise en un lieux dit et qui sont autant d’itérations de la mémoire, du souvenir de ce qui est, de ce qui était et de ce qui ne sera sans doute plus. Une sorte de mémoire vivante ou de fixation par le réel d’un temps révolu, des souvenirs à l’état réel en quelque sorte mais décalé dans le temps. des aides au souvenir perdu peut être aussi ou encore l’arrêt du temps.
Des photographies en noir et blanc qui s’inscrivent dans une grisaille qui prend racine au dehors. Suit une petite pièce qui est semble t-il l’écho des premières photos notamment de Robert Dumas mais aussi très caractéristique et vu il y a quelques temps à la MEP des photographies de Bernard Faucon et une photographie, reconnaissable parmi toutes par sa texture et son ambiance de Michael Ackerman
Deuxième partie avec le “Roi du bois (chap. 2)” qui est en quelque sorte la fixation physique de la première partie, des photographies miniatures essayant de sauvegarder ou de stimuler dans un futur proche ou lointain cette mémoire des instants et des lieux qui fais souvent défaut surtout àl’ère du flux dans lequel nous sommes entrés depuis maintenant une bonne décennie… Illusion de fixation alors ou réalité, allez savoir cela dépendra des personnes, en tout cas, les tableaux sont assez réussis.
La troisième partie, c’est “Le Courage des oiseaux” allusion à la chanson de Dominique A (lien Spotify) suivi de “La Chanson bleue” allusion à la chanson de Stephan Eicher (lien Spotify). Ou le parcours en bleu et blanc d’une histoire qui se termine mal, ponctué de portraits et de figures, un parcours plus poétique et humain
Soit respectivement :
“Dieu que cette histoire finit mal !
On n’imagine jamais très bien
Qu’une histoire puisse finir si mal
Quand elle a commencé si bien
On imagine pourtant très bien
Voir un jour les raisons d’aimer
Perdues quelque part dans le temps
Mille tristesses découlent de l’instant
Alors, qui sait ce qui nous passe en tête ?
Peut-être finissons-nous par nous lasser ?
Si seulement nous avions le courage des oiseaux
Qui chantent dans le vent glacé !
Tourne ton dos contre mon dos
Que vois-tu ? Je ne te vois plus
Si c’est ainsi qu’on continue
Je ne donne pas cher de nos peaux”
Dominique A
“Si je partais
sans me retourner
je me perderai
bientot de vue
Si je partais
sans me retourner
je me perderai
bientot de vue”
Stéphan Eicher
Voilà, une belle exposition en tout cas que je vous invite à découvrir mais attention, il ne reste plus que quelques jours, c’est jusqu’au 1er août….
Galerie VU
2, rue Jules Cousin
75004 Paris
T : +33 1 53 01 05 03
Lars Tunbjork avec I love Boras au Centre culturel suédois et Winter à la Galerie VU
Nov 19th
Au centre Culturel Suédois, une exposition où les couleurs explosent de tous les côtés, où la consommation est reine dans cette petite ville de Boras en pleine mutation. C’est la vielle de Lars Tunbjork et dans cette effervescence, il faut picorer certaines photographies qui ont un rendu tout à fait exceptionnel, des mises en situation captée incidemment… mais globalement je n’ai pas accroché plus que cela
C’est un peu la même chose avec Winter du même Lars Tunbjork, à l’honneur assurément qui montre cette fois une Suède comme on ne se la représente pas forcément, une Suède documentaire, par un temps d’hiver, il y a ce crachin, ces murs gris, cette ambiance du nord humide, cette neige devenue noire, ces visages aimant et demandant le soleil, cette non vie pendant quelques mois et cette folie qui peut arriver au détour de quelques soirées bien arrosées. C’est un peu dans l’envers du décor qu’il nous emmènent, dans cette vie de tous les jours qui n’est pas aussi bien lêchée que la vision IKEA que l’on pourrait parfois avoir…. “Lars Tunbjork nous force à entrer dans la vie quotidienne faite de menus détails, qui sotn autant de révélations de nous-mêmes (000) L’acuité du regard de Lars Tunbjork vient de la conscience qu’il a de notre monde”
J’adore cette photo
Centre Culturel Suédois
Hotel de Marle, 11 rue Payenne – 75003 Paris
Galerie VU
2 rue Jules Cousin -75004 Paris
Sète 2008 d’Anders Petersen à la Galerie VU
Sep 22nd
Avec Sète 2008, on est heureux de retrouver Anders Petersen avec un travail d’une grande précision, tout à la fois humain et très personnel. Chez lui, c’est le noir et blanc qui prime, qui ressort, jusqu’à la saturation parfois, il s’agit d’une commande mais libéré de toutes contraintes semble t-il, il arrive à s’extirper de ce cadre pour en faire un véritable parcours humain, un itinéraire où l’on rencontre une humanité en prise avec le réel, des situations banales et à la fois si vraie.
C’est assuréement avec ses portraits que l’on est au comble du ravissement; il y a chez certains d’entre eux toute cette profondeur mais également toute cette vérité du quotidien qui passe. Il capte pour nous, pour lui, de menus détails et les retranscrit à sa manière.
Retour également sur quelques uns des clichés vintage qui ont été pris il y a près de 30 ans pour “le café Lehmitz” et qui ont été une sorte de révélateur pour les jeunes photographes d’antan, les libérant d’un carcan dans lequel ils opéraient. Libérés, ils pouvaient ce laisser porter par leur inspiration profonde. Gilles Flavier indiquait à ce propos dans les colonnes du Monde 2 en juin 2008 : “C’est à Hambourg, en 1968, à la fin de ses études, qu’il devient vraiment photographe. Il s’installe pendant presque trois ans dans ce grand port pour y tenir la chronique d’un café de la ” rue barrée “, haut lieu de la prostitution locale. Jour et nuit, il fera le siège de ce vase clos interlope, rendez-vous de tous les marginaux et autres exclus de la ville. Et là, dans ce bistrot peu fréquentable, sans distance aucune, mais sans voyeurisme, il nous livre de l’intérieur une incroyable chronique de ce fameux Café Lehmitz où il s’attache à l’intime et à la nature humaine comme s’il s’émerveillait de chaque rencontre. Ses images, d’un noir et blanc granuleux, toutes en ambiances et en situations délirantes et désespérées, mais jamais sans tendresse, font choc au moment de la publication du livre, en 1978. Le monde du photojournalisme est éberlué par la liberté de ton de Petersen, la proximité avec ses personnages, l’unité de lieu si astreignante et l’absence de jugement. Il témoigne, à sa façon, violente et subjective, sans se soucier des codes de la photographie documentaire”.
J’ai beaucoup apprécié quelques uns des portraits, notamment celui de Lea à Groninberg en 2003, il y a dans cette femme à la cigarette, nue une beauté et un charme fou, une intimité et une distance toute particulière, elle est tout simplement belle. j’ai bien une photographie mais elle n’est pas nette, il faudra attendre la parution du bouquin…
Voilà, il faut aller se promener dans le bel espace qui lui est offert à la Galerie VU, écouter sa rencontre, voir et revoir, passer quelques unes et s’attarder sur les octopus, sur les visages de ces jeunes gens, de ces femmes, de se rappeler au bon souvenir de ce fameux quartier d’antan, un oeil aguerri qu’il convient de croiser…
Quelques photographies assez bluffantes sur Zone zero ou sur lens culture
Galerie VU
2, rue Jules Cousin – 75004 Paris
Extranos de Juan Manuel Castro Prieto à la Galerie VU
Jul 2nd
Autant j’avais adoré Pérou, Chemins perdus de Juan Manuel Castro Prieto autant je reste un peu mitigé devant cette nouvelle exposition qui se veut, il est vrai, plus intime, plus proche de lui, ouverte sur son espace personnel. C’est également et avant tout des expériences et des recherches qu’il a réalisé. Alors qui dit expérience dit difficulté également à s’inscrire dans un cadre, suivre un thème il y a donc pas mal d’éléments qui n’ont pas grand chose à voir.
Les photographies que j’apprécie le plus sont en début d’exposition, sur la droite, paisible et sensible, presque naturelle en somme.
Pour les autres je ne pourrai dire qu’elle me laisse un souvenir impérissable, il y a quand même cette touche de réalisme magique à la manière des écrivains sud américains mais il faut bien la chercher…
Allez vous faire une idée de vous même, vous serez plus enclin à décider; vous avez le temps l’exposition est en place jusqu’au 6 septembre prochain
Galerie VU
2, rue jules Cousin – 75004 Paris
Tel : 01 53 01 85 81
Lieux 2002-2007 de Léa Crespi à la Galerie VU
Mar 10th
Léa Crespi revient sur des lieux, sur des moments, empreintes de ces instants perdus, volés, arraché au présent d’alors pour mieux revenir aujourd’hui hanter les sous-sols de la Galerie VU.
Elle est là, nue, devant, dans ces lieux intemporels, fin de cataclysme, fin de cycle, fin de quelque chose. Elle, ou lui ou départ car on ne sait pas, on se demande s’il s’agit bien d’une femme, et puis suivant les postures, on devine, puis on sait avec certitude mais cela prend du temps comme de s’approprier quelque chose. Sur ces panneaux elle est à la limite de la disparition, de l’effacement, de l’usure du temps sur les photos, à l’échelle de l’homme, nous ne sommes rien au final et toujours le flou prend le dessus à l’avant plan pour mieux cerner les endroits. Par contre, je n’ai pas franchement été réceptif aux sons deLoic Blairon.
Ce n’est pas certain que cela parle à tout un chacun mais c’est un beau parcours à découvrir.
Galerie VU
2, rue jules Cousin -75004 Paris
Tel : 01 53 01 85 81
John Davies, The British Landscape à la Galerie VU
Jan 7th
Une rétrospective sur le travail de John Davies en Angleterre (1978 à 2005), un des rares photographe paysagiste anglais qui a su saisir l’ensemble de l’Angleterre et de son évolution entre le monde de la ville et son urbanisation ronflante et la campagne et sa quiétude toute naturelle et puis ces entre deux qui permettent de se croiser.
Je ne pense pas avoir vu autant de nuances de gris dans des photographies.
Elles rendent possible l’immersion totale dans l’Angleterre, enchevêtrement urbain étonnant et parfois dirait-on incontrôlé ou se mêle de manière intime ancien et nouveau, des constructions qui s’entrechoquent, une église au milieu d’une zone de périphérie urbaine, un immeuble de X étages au milieu d’un quartier résidentiel, un garage à voiture qui jouxte une demeure sociale, un pont qui passe au-dessus de maisons,… Et puis la campagne et les villages environnant, souvent une vision qui prend de la hauteur toute en plongée vers l’horizon, vers une nouvelle histoire qui se construit, une vision de la ville et de la campagne pleine d’espace et d’air pur. Des espaces de vies à l’anglaise comme cette photographie exceptionnelle (l’une de mes préférés) du football au milieu des centrales… ou encore celle ci-dessous par exemple
Retrouvez les photographies de John Davies sur le site de l’Agence VU
C’est toujours un moment de plaisir que descendre les marches de la Galerie VU et se laisser guider par le lieu. Par contre dépêchez-vous cela se termine le 19 janvier prochain….
Galerie VU
2, rue Jules Cousin – 75004 Paris
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Laurence Leblanc et To live till death is not easy à la Galerie VU
Sep 17th
Les photographies de Laurence Leblanc ne laissent pas indifférents, au contraire, enfin pour certaines d’entre elles du moins.
Travail sur la mémoire, sur les visages, la vie qui passe et l’histoire qui oublie. C’est toujours un long processus que celui de la composition de la mémoire collective, long processus de construction itératif qui nécessite, pour certainespériodes des introspections complexes afin que la mémoire puisse permettre de s’exprimer, d’aller vers la reconnaissance de qui a été .
Dans ces 80 photographies ramenées d’un peu partout sur la planète toutes ne plaisent pas, toutes ne sont pas aussi belles et limpides que l’on voudrait certes mais quelques unes valent le déplacement, assurément, celle où le bleu du ciel irradie et transforme tout alentour, celles floues mais si réussies dans lesquelles on aimerait se perdre et qui invitent au voyage et puis ces photographies contrastées, saturées de noir qui resplendissent devant nos yeux, celle également pleine de cette vapeur incandescente.
Retour sur le Cambodge et S 21, LA MACHINE DE MORT KHMÈRE ROUGE de Rithy PANH , si vous n’avez pas vu le documentaire qui a été tourné il y a quelques années, je vous convie très fortement à y venir, il y a de ces moments qui valent d’être vus, difficile de regarder cet enfer où la mémoire n’a pas, plus ou pas encore la réalité de ce qui a été.
Laurence Leblanc, comme l’indique Gilou Le Griec : “Sa photographie est un murmure lancinant, entêtant et prégnant plutôt qu’un cri de plus dans la – déjà insupportable – cacophonie du monde“. Étonnante photographie s’il en est que celle prise en Sierra Leone sur laquelle tout se résume : “To live still death is not easy“, nous vivons bien dans un monde de contraste où certains voient des expositions, en discutent autour d’un petite verre de vin ou autre plaisir pendant que d’autres à mille et mille lieux de là essaye tout simplement de vivre.
Galerie VU
2, Jules Cousin 75004 Paris
Tél : 01 53 01 85 81
Petit tour de la déception avec l’exposition d’Assaf Shoshan à la Galerie Polaris, Ricard Terré et Manit Sriwanichapoom à la galerie VU
Jun 10th
Petite déception avec Assaf Shoshan à la Galerie Polaris : sur les 5 à 6 photographies présentées… eh oui peu de matière, seule une était franchement intéressante, presque une peinture, ce nu de femmealangui qui attend dans la pénombre et le noir de la plage, de la route allez savoir. Elle est là, la lumière est belle, la photographie aussi. Pour le reste, assez déçu enfin il y avait peu aussi à voir…
Galerie Polaris
De même; la voix du silence intérieure chère à Ricard Terré à la Galerie VU ne m’a pas intrigué plus que cela, un monde d’icône est là, de bois vieilli, de bric et de broc, des bras et des jambes rafistolés, en attente de pendaison si l’on peut dire quelques figures aux yeux perçants… Il s’agit pour lui de nous montrer aujourd’hui “des statues de saints et de saintes qu’il a trouvé dans les greniers des églises qu’il modernisait jadis”. Celles-ci ne sont pas des plus passionnantes de mon point de vue mais certains pourront se laisser prendre au jeu, qui sais… quelques autres son des représentations de pied en cire et autresex-votos, c’est plus réussi mais bon je suis resté un peu de marbre devant ce grand photographe catalan… A la suite, il y avait aussi la vision décalée et joyeuse de Manit Sriwanichapoom avec son acteur thaïlandais Mister Pink (leur collaboration devrait se terminer et une statue sera érigé en son honneur, petit clin d’oeil qui va bien dans le sens de ce travail…) en voyage avec son caddie rose enIndonésie, contre performance vis-à-vis de l’industrie touristique alors que l’Indonésie subit les attaques du terrorisme et les dégâts naturels; visite avec Mister Pink de célèbres temples et lieux, amusant mais ce n’est pas franchement ma tasse de thé; une ou deux photographies de Mister Pink au milieu des falaises gigantesques, impressionnant d’isolement et d’invisibilité de l’homme dans ce monde qui l’entoure…
Enfin bon, allez vous faire une idée, peut être est-ce moi…
Hicham Benohoud à la Galerie VU
Feb 26th
Intéressant ce retour inopiné à la galerie VU pour voir le travail d’Hicham Benohoud.
Trois expositions en une, un travail sur “la salle de classe numéro 2″, un autre sur les mebres de 30 familles du 19ème arrondissement et ses autoportraits qui sont impressionnant “version soft” de 2003 née à Bruxelles dans le cadre d’une résidence d’artistes à l’espace Contretype à Bruxelles.
Transformation du visage, altération, rajout, centrage camouflage sont les éléments qui permettent de se transformer et d’être autre tout en étant un. Profondeur du regard et diversité des points de vues
J’ai moins accroché aux deux autres parties de l’exposition même si certaines photographies sont assez attachantes et étonnantes, je pense notamment au travail sur les familles, situation étonnantes et vision d’une réalité quotidienne autre, décalage des regards et des postures, enchevêtrement des situations et des positions…
A voir…
Galerie Vu
2, rue Jules cousin
75004 Paris
Tel : 01 53 01 85 81
80 + 80 Photo graphisme à la galerie VU
Dec 3rd
Superbe ensemble de photographies présentées à la galerie VU, encore une fois elle est là, étonnant de modernisme et de simplicité; dans cet espace c’est la combinaison et l’expérience de deux arts, la photographie d’un côté et le graphisme de l’autre l’un se prêtant au jeu de l’autre si ce n’est l’inverse, au final des oeuvres photographiques manipulées et utilisés par des graphsites leur donnant dans cet espace un autre sens, un sens propre et une interrogation sur la place de l’image en ce mois de la photo qui s’est terminé mais qui continue autrement, différemment.
Des expériences on ne peut plus intéressante, des réussites de ces artistes d’un peu partout qui se sont appropriés des photographies souvent sans même connaître le pourquoi de la photo, utilisation brute de la matière dans leur univers propre et personnel. De très belles créations qu’il vous faut absolument découvrir, l’art de l’éphémère est là sous nos yeux et de la manipulation du sens aussi.
C’est 80 photographes d’un côté et 80 graphistes de l’autre, le choc des titans et des inconnus aussi, certains ont même refusé cet confrontation à haut risque…
“Michel Wlassikoff : Le fait de s’en remettre au hasard dans le choix des “binômes” graphiste / photographe peut sembler paradoxal tant
les liens entre les deux domaines sont fondés sur la commande, laquelle laisse en général peu de place au hasard… Ceci posé, le hasard at-
il bien fait les choses ?
Christian Caujolle : Le tirage au sort était sans doute le seul parti permettant une approche créatrice originale, quitte à déplacer la situation
habituelle de réponse à la commande. Certaines associations ont fonctionné naturellement, parce que des sensibilités étaient proches,
parce que le graphiste a une connaissance et une conception de la photographie en adéquation avec celle du photographe. Il s’est produit
une coïncidence étonnante dans le cas du graphiste suisse Werner Jeker et de la photographe Agnès Bonnot avec qui il a déjà étroitement
collaboré“. Extraits de l’entretien entre Christian Caujolle, directeur de l’agence VU et Michel Wlassikoff, historien du graphisme.
Lire l’article sur l’exposition dans Libération permet de comprendre le sentiment du graphiste devant cet exercice imposé d’un style bien diffidile a priori et cette phrase de Christian Caujolle : “Une photographie, c’est ce dont je suis exclu.”
Vous avez encore un peu de temps, c’est juqu’au 6 janvier 2007… et de mon côté il faudra que j’aille voir la partie qui se trouve à la Galerie Anatome …
Galerie VU
2 rue jules cousin
75004 Paris
Galerie Anatome
38 rue sedaine
75011 Paris
Exposition VU par Robert Delpire à la Galerie VU
May 16th
Difficle de résumer 20 ans en un petit article surtout lorsqu’il s’agit de la Galerie Vu et de ses majestueux photographes qui vous invitent plus que souvent au coeur de leur passion et de leur interrogations vous permettant à votre tour de vous imprègner et de sentir car la photographie, je crois c’est aussi se poser et au-delà des contingences et des critiques ressentir ce que les photographes ont essayé de vous apporter, de vous transmettre par ces mini-instants figure gelée du temps, rappel de ce qui a été et qui parfois ne devrait plus être.
Alors, le plus simple ici c’estd ‘aller, de se rendre à la Galerie et de voir ce melting pot d’émotions et de talents présentés; pour ma part, je retiendrai quelques uns de ceux présentés : Cristina Garcia Rodero, Stanley Greene, Michael Ackerman, Machiel Botman, JH Engström, Christer Stromholm et Hugues de Wurstemberger
Il ya une ribambelle d’autres talents à découvrirou à revoir… alors n’hésitez pas et allez-y, c’est jusqu’au 17 juin 2006
75004 Paris
Tags: Galerie VU, Michael Ackerman, Albert & Verzone, José Ramon Bas, Gabriele Basilico, Hicham Benohoud, Jordi Bernado, Alain Bizos, Philip Blenkinsop, Gao Bo, Machiel Botman, Lorenzo Castore, Juan Manuel, Castro Prieto, Léa Crespi, Denis Darzacq, John Davies, Richard Dumas, JH Engström, Bernard Faucon, Hiroto Fujimoto, Cristina Garcia Rodero, Stanley Greene, Graciela Iturbide, Laurence Leblanc, Gapchul Lee, Ouka Lele, Isabel Muñoz, Mathieu Pernot, Anders Petersen, Serge Picard, Olivier PinFat, Manit Sriwanichpoom S&P, Stanikas Ricard Terré, Sadegh Tirafkan, Lars Tunbjörk, Virxilio Vieitez, Hugues de Wurstemberger, Anita Conti, Christer Stromholm, Gotthard Schuh
Cristina Garcia Rodero à la Biennale di Venezia 2001 et 2005 à la Galerie VU
Feb 7th
Exposition tout à fait remarquable de cette jeune artiste qu’est Cristina Garcia Rodero qui nous fais découvrir des mondes de contrastes et de vies ; de contrastes car souvent les photographie vont par deux, entre et tristesse aussi parfois ; la vie et la mort se côtoient de manière nonchalante dans ce travail qui explore le corps et ses représentations dans notre monde moderne. Son passage à Haïti dont ne sont exposés que quelques photos ne peut vous laisser indifférent face à ces contrastes saisissant, ces visages aux yeux illuminés ou ces corps qui semblent morts, sans vie noyés dans la boue des rivières, rituels hérités de pratiques ancestrales…on oscille dans ces représentations entre folie ou exubérance et spiritualisme. Entre cette danseuse de cabaret qui nous laisse entrevoir son corps et la marche des « masochistes » ou assimilés en passant par la communion avec le ciel côté femme ou coté homosexuel et les personnes qui se flagellent…et puis on revient aux corps et aux visages, quatre photos grands formats dont l’homme à la tête de cire, avec des expressions et la bouche qui vous parle et dont vous entendez quelques sons, c’est réussi, allez-y vous ne pouvez qu’être saisi de ravissement
Une grande artiste dont finalement la photo qui représente l’exposition n’est pas tout à fait en phase avec el reste de ce qui est exposé, sublime représentation d’une femme nue au collier de fleur sur fond de plage, de vent et d’horizon, c’est la poésie même et la sensualité même qui transpire ici…
Deux petites citations de Christian Caujolle sur l’artiste et l’exposition :
« Faisant le tour du monde, entre pratiques rituelles et religieuses et manifestations spectaculaires, païennes, voire pornographiques, la petite exploratrice espagnole s’attache à questionner la situation du corps dans le monde contemporain. “ Entre le Ciel et la Terre, “comme elle le dit, tant le corps contemporain semble écartelé entre une lourdeur indépassable et un désir inaccessible d’élévation ».
« Au coeur de son oeuvre, il y a, évidemment, ce questionnement qui n’a cessé de nous rapprocher : quelle peut être aujourd’hui, avec la plus grande exigence esthétique, la fonction de la photographie dans le décryptage du réel, dès lors que l’on se refuse à simplement le reproduire ou à l’édulcorer ? »
La galerie VU, c’est 2 rue jules cousin dans le 4ème arrondissement, entrée libre du mercredi au samedi de 14h à 19h…
Site où est représenté l’artiste en rapport avec l’expo de près ou de loin
Les rituels en Haïti en anglais
Un site ou est représenté la photographe mais sans rapport direct avec le thème de l’exposition
En espagnol ici
Bernard Faucon à la Galerie VU
Dec 31st
Pierre Verger à la Galerie VU
Dec 31st
La Galerie VU nous régale encore une fois, s’arrêtra t-elle un jour, on ne l’espère pas bien évidemment, en présentant Pierre Verger et ses photos Noir & Blanc d’une profondeur et d‘une intensité rarement égalées. Tout à la fois sociale et humaine avec ces visages d’un autre temps où la bonté et la lumière marque l’esprit et où les volutes de fumées remontent tranquillement vers les cieux alors que sur un pneu la journée se passe nonchallement…
La Galerie VU nous régale encore une fois, s’arrêtra t-elle un jour, on ne l’espère pas bien évidemment, en présentant Pierre Verger et ses photos Noir & Blanc d’une profondeur et d‘une intensité rarement égalées. Tout à la fois sociale et humaine avec ces visages d’un autre temps où la bonté et la lumière marque l’esprit et où les volutes de fumées remontent tranquillement vers les cieux alors que sur un pneu la journée se passe nonchallement…
Tout l’univers… (de la Galerie VU ), exposition collective à la Galerie VU
Feb 20th
Posted by herwannperrin in Galerie VU
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