Galerie Philippe Chaume

Patrick Messina à la Galerie Philippe Chaume

null

Avec cette exposition, Patrick Messina revient en force sur des images qui font partie d’anciennes séries, ses premières.

Une exposition à la galerie Philippe Chaume qui permet de se faire une idée assez précise du travail du photographe.

Une manière de faire disparaître les alentours pour se focaliser sur une zone d’1m² ou presque, à la manière d’une sorte de gigantesque macro qui permet de rendre cet effet.

Elise Legris-Heinrich indique : “Il réduit la profondeur de champ des vues devant lesquelles il se poste, créant des zones de flou inhabituelles et réduisant la partie nette. Par réflexe physiologique, l’œil interprète ces paysages comme des maquettes. Les voitures et les piétons de New York, de Rio et de Toronto semblent tout droit sortis d’une boîte à jouets. Non sans humour, Patrick Messina a fait de ces métropoles des miniatures presque interchangeables : Pékin ressemble à Tokyo, Beyrouth à Los Angeles et Chicago à Hong Kong. Ici ou là, les villes sont les mêmes, mieux vaut en rire plutôt que de constater l’uniformisation de l’urbanisme.”

En tout cas, ce mélange de genre entre netteté et flou e plaît beaucoup, je trouve que cela donne une poésie certaine à ces photographies, de la grandeur et un petit effet rétro également qui ne sont pas pour me déplaire, au contraire.

C’est plus présent ou plus identifiable sur des espaces urbains aux reliefs assez différents, on perd un peu de cet effet lorsque l’on se retrouve face à des étendus géantes comme la mer et une coquille de noix qui s’y ballade ou encore lorsque la vue prise de trop loin comme dans ce quasi-désert ; il faut se rapprocher et regarder plus précisément, se pencher

null

Galerie Philippe Chaume

5ue marseillaise – 75010 Paris

PS : sympathique nouveau site web de la galerie

Margaret M. de Lange à la Galerie Philippe Chaume

null
Une très belle exposition que celle présentée par la Galerie Philippe Chaume avec la série Daughters de Margaret M. de Lange.

Ces ont ces filles qu’elle a suivi entre enfance et adolescence, elle a réussie a capter l’essence même de ce passage d’un âge à l’autre, moments d’intimités rares qu’il est difficile de capturer en images sans que la prise photographique dénature finalement ces instants.

Parfois les photographies sont dures, je pense à ces pieds dans le vide, à ce raton laveur ou équivalent pendant… et puis les autres suivent des moments privilégiés de cette vie un peu sauvageonne, c’est aussi le noir et blanc et leflouté qui rend cet aspect si poétique et si beau. Tête de louve, l’enfant sauvage évolue vers un monde dans lequel il devra se transformer, transformation déjà en cours, ces filles ont maintenant respectivement 19 et 22 ans, on a hâte de voir les séries qui viennent après l’adolescence, cette entrée réelle dans le monde adulte à proprement parler.

D’autres peuvent être également vue comme un peu crue mais que voulez-vous, ce sont des enfants de la nature et des bois…

null

En tout cas, ne manquez pas cette très belle exposition qui reste en place jusqu’au 31 octobre prochain

Retrouvez l’ensemble de la série exposée sur le site de la Galerie Philippe Chaume ou également sur le site de Margaret M de Lange et vous prêterez également un regard attentif et plein d’intérêt a sa série Singles Photographs qui vaut également le coup d’oeil

Galerie Philippe Chaume
9, rue Marseillaise – 75010 Paris
Tel : 01 42 39 12 60

Under Water de René et Radka à la Galerie Philippe Chaume

Plongez à la dérive, plongez et retrouvez les mondes engloutis de vos rêves, ceux aussi des mondes mystérieux de l’Atlandide. En effet, c’est dans ces espaces ors du temps que nous convient René et Radka, loin du bruit et de la ville, dans le monde immergé de l’eau, ces êtres fantasmatiques évoluent nonchalamment, de manière libre et ininterrompue, un ballet de sirènes s’offrent au regard et vous vous perdez dans ce monde onirique<;
A l’instar des sirènes d’Ulysse envoûtantes et belles, celle-ci vous offrent leur beauté sans failles, cette perfection presque irréelle, la corne de brume est là pour vous rappeler au réel, vous êtes subjugués et le retour à la vie est difficile
D’ailleurs, c’est bien le sens des paroles d’Elise Legris-Heinrich : ”Immobiles et calmes, ces êtres sont engloutis dans son volume. Dérivent-ils? Sont-ils en attente de quelque chose? Ces photographies dégagent un parfum d’étrangeté; on ne sait si ces corps vivent ou s’ils sont passés à trépas. Est-ce le jour? Est-ce la nuit au clair de lune? Le doute s’installe à mesure que l’on regarde ces fonds minimalistes et unis sur lesquels reposent ces portraits en suspens“.
En tout cas, pour cette deuxième exposition (après Come play with us! for ever, and ever, and ever en 2007) à la Galerie Philippe Chaume, je dois dire que je suis conquis et je vous invite à aller y faire un tour, vous ne pourrez qu’être agréablement surpris…
9 rue marseillaise – 75010 paris
Tel : 01 42 39 12 60

Flight attendants de Brian Finke la Galerie Philippe Chaume

null

Eh bien globalement très déçu et cela m’embête d’autant plus que j’avais anticipé et acheté son bouquin qui doit bientôt me parvenir… enfin je vais pas en mourir mais enfin…

J’avais été attiré par cette photographie-teaser qui est bien la seul ou presque qui m’est intéressé dans l’exposition présentée.

“Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, le capitaine et son personnel de navigation vous souhaitent la bienvenue à bord. Pour cette nouvelle série, Brian Finke nous ouvre les portes de l’univers lustré et exotique des hôtesses de l’air et des stewards. Vous avez pris place sur les lignes de British Airways, Icelandair, Tiger Airways ou Cathay Pacific Airways ; l’embarquement et le décollage sont imminents : fasten your seatbelt and raise your tray table.

Pendant deux ans, Brian Finke a survolé le monde. D’un continent à un autre, son seul but a été de suivre ces professionnels des airs. Sourires aux lèvres et tenues toujours impeccables, les hôtesses de l’air, toutes occupées au confort et à la sécurité des passagers, en ont oublié sa présence. Il en ressort un témoignage sincère qui lève le voile sur un métier auréolé de fantasmes. Entre tarmac et passerelles, chambre d’hôtel et appartement personnel, toboggan et avion d’entraînements, les visages, fardés pour l’occasion, que Brian Finke photographie, dénotent une fragilité loin des stéréotypes associés à ces déesses des airs”

Bon c’est vrai que l’idée de départ que j’avais était je ne sais quoi plus glamour mais il est un fait indubitable, il s’agit bien d’une sorte de reportage ethnographique sur ce monde si particulier et si simple à la fois de ces femmes de l’air.

Pour ceux que ça intéresse plus, j’ai l’impression que le bouquin d’Alain Pluckers Ugalde a l’air pas mal du tout dotn voici quelques extraits : “L’idée vint pourtant rapidement à une compagnie nord-américaine – en 1930, de faire appel aux services de jeunes femmes, toutes titulaires d’un diplôme d’infirmière, sans toutefois faire de publicité sur ce dernier point pour ne pas alarmer une clientèle encore fragile sur les dangers possibles des voyages aériens. Passée l’hostilité initiale des pilotes se demandant ce qu’elles venaient faire dans un univers aux risques bien réels, la concurrence lui emboîta le pas, suivie par un grand nombre de transporteurs européens (Air France attendra cependant 1945 pour employer des équipages mixtes).” (…) “Avec le début des hostilités, seul le trafic nord-américain conserva de l’importance au service de l’immense complexe militaro-industriel qui se mit en place, mais les jeunes infirmières partirent vers de nouveaux cieux, sous lesquels les combats rendirent hélas leurs qualifications plus utiles. Elles furent remplacées dans les avions par une nouvelle génération, véritable pionnière d’un Âge d’Or de la profession qui vint avec le retour de la paix ; les embauches se multiplièrent alors sur toute la planète pour faire face à la croissance du trafic, dans des appareils de plus en plus luxueux et confortables. A bord, les tâches étaient encore bien distinctes entre stewards régnant sur les offices (“le galley”) et hôtesses veillant au bien-être des passagers. Tout cela n’aura qu’un temps et l’apparition de la classe économique à la fin des années cinquante, puis du transport de masse inauguré par le Boeing 747, conduisirent à fondre les deux métiers en un seul, tel que le connaissent les voyageurs d’aujourd’hui”.

En tout cas, pas évident de devenir une hôtesse de l’air, dans un temps immémorial, j’ai eu connaissance d’une amie qui allait dans ce sens, elle en est rapidement revenu, sous les paillettes il y a un autre monde qui se dessine, plein de solitudes, de vie en décalée, de maux de jambes et de bas de contention, pas si marrant que ça l’envers du décor…

J’avais quand même plus apprécié la série des pom pom girls

Enfin bon, allez vous faire votre idée et puis je vous en dirai peut être plus à la lecture du bouquin …

Galerie Philippe Chaume
9 rue de marseille – 75010
Tel : 01 42 39 12

En attendant, retrouvons Dutronc, cela ne peut pas faire de mal…. et puis Françoise Hardy, en bonus….

Inside Views de Floriane de Lassée à la Galerie Philippe Chaume


Me revoici chez Philippe Chaume avec la vision de Floriane de Lassée sur la nuit à Paris, New York et Shanghaï.

Comme on a pu le voir, elle était partie précédemment explorer les stations services puis les nuits, parisiennes, newyorkaise et de Shanghai; elle revient aujourd’hui avec ces photographies d’une nuit intérieure qui sont toujours aussi belles. J’avais vu celle qui est en exergue à Art Paris au stand de la Galerie mais je dois dire que les quelques autres présente sont prenantes.

Ces femmes disparaissantes, apparaissantes comme on voudra les voir, discussion et effacement dans ces nuits magiques ou ces personnes alanguis sur un lit, en attente que la nuit les enveloppent de son manteau de velours. Cela rappelle ses moments ou chez mon père nous étions à scruter avec ma soeur, enfants ces fenêtres qui s’allumaient et derrière lesquelles la vie prenait place, un peu un côté “voyeur” me direz-vous, oui peut être mais toujours dans le bon sens et puis l’enfance est l’âge de l’innocence enfin avant…



Un temps de pose et tout s’éclaire et s’efface, c’est aussi simple que ça en quelque sorte mais il faut réussir à capter ces instants, ces espaces; se lesaccaparer et qu’ils deviennent des moments sensibles, qui vous touche, vous renvoie vers d’autres lieux, d’autres mondes en un mot qu’il vous fasse oubliez où vous êtes tout simplement.

Natalia Grigorieva indique “A partir de ces visions de la vie des autres, elle construit des mises en scène captées par des temps de pose pouvant aller jusqu’à dix minutes. Après avoir disposé son appareil photo sur le toit d’un immeuble, elle l’abandonne pour aller s’installer à la fenêtre ou sur le balcon du building d’en face. Elle est ainsi auteur et sujet de ses photographies, elle est aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur des gratte-ciel qui la fascinent“.


Voilà, allez découvrir la beauté froide la nuit qui s’ouvre avec Floriane de lassée sur ces vies de tous les jours

Galerie Philippe Chaume
9 rue marseille – 75010 Paris
Tel : 01 42 39 12 60

Nyctalope de Frédéric Delangle à la Galerie Philippe Chaume

Retrouvez la vision nocturne de votre enfance ou d’après d’ailleurs, de ces petits moments de perdition en forêt où le noir surprend et enveloppe dans sa toile douce puis à la lumière de la lampe torche que vous avez eu le soin de prendre avec vous, c’est à nouveau le monde du jour qui pointe son nez, juste sur une partie de chemin, sur une petite clairière qui se dévoile là, au détour d’un arbre, la lune a disparu sous la couche épaisse de nuages et puis elle réapparaît, astreguideur dans la nuit noire.

Frédéric Delangle vient ici nous faire partager ses retrouvailles avec ce monde enfoui sur lequel il va jeter de la lumière. C’est tout en délicatesse et en subtilité que l’on s’aventure dans ces pas derrière lui pour ne pas brusquer cette belle harmonie endormie qui s’éveille de ci, de là…

Une petite exposition qui est là jusqu’au 29 mars 2008 et dans laquelle vous feuilletterez avec plaisir son livre le Gujarat et plus particulièrement les nuits d’Ahmedabad en Inde of course

Galerie Philippe Chaume
9 rue marseille – 75010 Paris
Tel : 01 42 39 12 60

Bibliothèques de Fred Lebain à la Galerie Philippe Chaume

Eh bien à vrai dire un peu déçu par cette exposition sur des Bibliothèques en quelque sorte virtuelle, l’idée avait l’air sympathique, le résultat me semblebeaucoup moins réussi.

Fred Lebain nous propose des photographies d’aménagement urbain qui pour la plupart me semble assez quelconque et sans âme, il y a bien une exception ou deux mais bon globalement, cela ne me parle pas.

Alors effectivement, je pourrai vous parler du lien entre les bibliothèques et l’espace privé/public; la relation que nous avons à nos livres et le fait que nous sommes, en quelque sorte, une représentation de ce qui est dans nos bibliothèques ouinversement , allez savoir… Mais non, je n’ai pas envie car voilà, au final est-ce véritablement cela qui se pose, est-ce dans la culture de l’accumulation que seulement nous nous définissons, surtout aujourd’hui dans un monde qui tend à devenir entièrement numérique ? Le livre reste encore pour quelques temps, il est vrai, cet unique rempart ou le matériel prévaut.
Les schémas d’antan doivent cependant être repensés et revus en fonction des évolutions technologiques, des évolutions de sociétés. Même si de mon point de vue c’est encore assezkitsh, le cadre numérique qui propose un défilement des photographies de son choix, un diaporama éternel sur pile ou secteur remplacera peut être un jour la photographie papier noyée dans le monde numérique et ses millions de pixels…

Celle-ci, j’adore, je la veux bien chez moi …

Passez par là-bas et arrêtez-vous quelques minutes à côté de chez Prune il y a toujours la fresque en collage de FKDL qui reste impassible devant le regard des humains qui passent…

PS : Le site en flash devrait être légèrement optimisé, au minimum la vitesse de défilement des images demande une dextérité proche de l’inhumain…

Galerie Philippe Chaume
9 rue Marseillaise – 75010 Paris
Tel : 01 42 39 12 60

Franck Juery à la Galerie Philippe Chaume

Courrez, volez à la Galerie Philippe Chaume, une exposition annulée, je ne sais pas ce que l’on perd mais en totu cas, je sais ce que l’on gagne, c’est Franck Juery eh oui découvert par moi il y a peu à travers Poursuite Editions (dommage que l’on ne puisse pas acheter un livre de lui d’ailleurs) le voici qui expose en grand ses petites photos-montages Ni-napermettant de confronter sa vision de l’Homme et de l’absurdité quelque part ou plutôt de l’étonnement et de la capaicté de rêve que nous avons tout un chacun; face au cahier d’écolier nous avons tous eu cette sensation d’ennui qui effleurait, qui laissaient notre esprit errer dans les limbes et voilà que sort de ce chapeau de rêves des dessins,d es photos d’hommes, de femmes, d’objets hétéroclites, étranges et familiers, simple composition ou suite, désuet… un mond en soi qui naît dans les rivages du flou et du monde de l’immensément petit, un homme contre des allumettes, un mouton, un arbre bizarre à 5, 4 ou 3 boules… l’univers de Franck Juery se doit d’être découvert et apprécié à sa juste mesure, c’est beau et simple, je vous vous le dit tout aussi simplement; un univers à part entière

Visiter le site Internet de Franck Juery et ses sublimes Portofolios

Et puis cela permet aussi de voir quelques photographies de Jean-Philippe Baert qui avec Persistances interroge sur le monde photo-génique, télévisuelle, il a développé un procédé permettant de capter les images qui défilent et le résultat peut être surprenant, parfois un morceau de portrait, qui se compose ou décompose au gré des prises, interrogations sur un medium déjà vieillissant mais par lequel passe le flux, les flux de manière ininterrompues et continues. vient ensuite l’interrogation sur les nouvelles technologies avec la notiond’écran-barrière, d’écran-protection

A vous de voir et d’entendre ces bruits télévisuels et ces rêves de papier qui se matérialisent

rendez-vous à la Galerie Philippe Chaume
9, rue de Marseille – 75010 Paris
Tel 01 42 39 12 60

René et Radka à la Galerie Philippe Chaume

Également là pour un petit vernissage hier soir, ce n’est pas loin de l’oeil ouvert et vice versa, pas le même genre de population quand même, ici on est plus campari orange. Et puis voici qu’entre en scène René et Radka et leurs somptueuses photographies. On sent bien l’influence de la photographie de mode, ils ont d’ailleurs gagné le «  … Fashion Photo of the year » en 2006, ces phoptographies sont stylés, tout simplement. Et puis si vous y allez, ne manquez pas de lire le petit papier qui va avec et qui permet de se nourrir de leur univers.
En effet, le sens des photographies en ressort décuplé : je préfère la version anglaise “Once upon a time … are you afraid of ghosts? You know tales of ogres, witches of lore, stories that instantly catapult you into another world, a world of vampires and demons. You won’t see any blood in René and Radka’s photographs, no screams, just the feeling that something is coming, that strange prickle up your spine that warns of a gathering storm. René and Radka construct their images with subtle care, setting up camp in a fantastical universe where the ordinary course of things seems ready to shatter with brutal suddenness.” mais je vous laisse découvrir la version française… “Il était une fois… vous avez peur des fantômes ? Vous savez ces histoires d’ogres et de sorcières qui hantent les légendes, ces histoires qui d’un seul coup vous font basculer dans cet autre monde peuplé de vampires et de démons. Là, dans les photographies de René etRadka , vous ne verrez rien, ni cri, ni sang, juste l’intuition que quelque chose va advenir, une sensation étrange que le drame va se produire la seconde d’après. René etRadka construisent leurs images avec finesse campant un univers fantastique où le cours harmonieux des choses semble vouloir se rompre brutalement“.

Ces deux photographes d’Allemagne et de République tchèque ont plus d’un tour dans leur sac et c’est avec un plaisir non dissimulé que je reprendrai le temps d’aller faire un tour dans cette belle exposition où comme il est indiqué ci-dessus le monde est changeant, tout peut survenir et rompre la quiétude d’un monde jusque là épargné. C’est dans leur univers, un univers fait d’histoires et de décalages qu’ils nous convient, il suffit juste de voir ces photographies de fillettes, quelques unes ne sont pas sur le site mais déjà la dame au chat est représentative de cet univers complètement baroque dans ce cas là, les petitesfilles-femmes ne sont pas réelles presque marionnettes mais à la fois bien vivante et complètement autres, leur perruque leur donne une autre allure assorti des accessoires de mode qui vont bien…

Assurément, je vous invite à aller voir cette belle exposition…

Galerie Philippe Chaume
9 rue de marseille 75010 Paris
Tel : 01 42 39 12 60

Brian Finke et 2 – 4 – 6 – 8 Cheerleaders !!! à la Galerie Philippe Chaume

J’aime bien la galerie Philippe Chaume, surtout lorsqu’elle s’aventure sur des terres aussi vertes et aussi touchantes que celle de la jeunesse américaine en quête de soi. Parti sur les terres sacrées que sont les terrains de Football Americain, Brian Finke nous livre une vision de la jeunesse américaine qui est subtile, plus sensible qu’il pourrait y paraître de prime à bord.

En effet, quoi de plus grossier que le football américain et leurs avatars indissociables, les cheerleaders (pom pom girl)… Bon c’est vrai que depuis Heroes et Save the world save the cheerleaders alias Claire Benett, la vision de la cheerleaders à évoluer…
Plus globalement c’est une interrogation sur l’Amérique, sa jeunesse, sa force vive et ses doutes, ses appréhensions qu’il arrive à nous faire toucher du doigt. Le rêve américain se joue sur les terrains, devant ces jeunes à la musculature démesuré déjà dont les filles rêvent la nuit et le jour, leur vouant presque un culte, eux regardant cela de manière insouciante, sans réellement comprendre, flatteur en tout cas pour leur ego….

Mais il n’est pas question de prendre cela à la légère, ce serait ne pas avoir compris leur vie, ces photographies “en disent long sur la sexualité, l’identité ou encore le tiraillement provoqué par le désir d’être soi et l’envie d’appartenir à un groupe“. Le culte du muscle d’un côté, le culte de la minceur et de l’apparence de l’autre deux facettes d’une identité en construction, d’une presque tradition

Regardez ces jeunes filles, entre recueillement et dévotion, elle sont belles à leur manières, étincelantes parfois de par leur paillette, leur costume revêtus, ils, elles deviennent presque des super-héros d’un autre genre; lumière vivante du succès à venir, désillusion absente, la jeunesse est là pour pallier à cet état, la couleur retentit sur la rétine et les situations se succèdent à la manière d’un film documentaire qui se déroule.

Prenez quelques minutes supplémentaires pour visualiser tranquillement toutes les photographies qui sont dans la boîte en carton, c’est en libre accès si vous êtes sympas et cela complète bien l’exposition avant d’aller boire un verre ou manger un morceau Chez prunes, toujours un endroit agréable à découvrir ou pour se poser plus encore, la Marine n’est pas loin qui vous attend… l’endroit est assurément plaisant et au coeur de Paris
Le site Internet du jeune photographe new yorkais Brian Finke avec Cheerleaders et Football. D’ailleurs promenez-vous sur son site, il regorge de séries toutes plus succulentes les unes que s autres que cela soit la série sur les body building pu encore la très suave série sur les joueurs de tennis (j’adore) où encore sur les hôtesses de l’air ou les frats boys, avec ce regard à la fois ironique et décalé, l’insouciance de la prise de la photographie et ce regard amusé et décalé qui fait la différence, les couleurs parfois pastellisées, vieillottes un air de désuet plane presque, le tout étant très très réussi. Souvent à la recherche de la complexité fait face la simplicité du regard, de la vision de ce qui est ; le regard change la manière dont on voit les choses, c’est le cas avec Brian Finke.

Quelques unes des photographies de Brian Finke présentées à la Galerie Philippe Chaume

Galerie Philippe Chaume

9 rue marseillaise 75010 Paris

Tel: 01 42 39 12 60 et 06 15 21 23 26

Les “Shanghaï Night Views” de Floriane de Lassée à la Galerie Philippe Chaume

Vous l’aurez bien compris je suis un peu fan du travail que Floriane de Lassée réalise et ces toujours avec le plus grand plaisir que j’essaye de suivre ces quelques expositions qui me permettent de voir ou de revoir certaines de ces photographies que je trouve des plus esthétiques et originales, avec une sensibilité et un sens de la composition qui me surprennent. Et puis, il y a ces couleurs de la nuit si difficile à capter et dont le rendu me donne à penser mille et une choses, ces lumières presque une ville du jour la nuit qui s’éveille au monde et qui s’ouvre telle une corolle, c’est toujours avec un plaisir non dissimulé que l’on se rend dans ses lieux où elle expose et particulièrement chez Philippe Chaume dont j’apprécie les rivages de la Galerie et les alentours même si aujourd’hui il est vrai que les alentours sont occupés de manière quasi systématique par les sans logis… horriblement impressionnant de se rendre là-bas je dois dire…

Enfin pour revenir à ces vues de Shanghaï eh bien vous le voyez déjà presque apr vous même, les photographies présentés touchent au sublime et ce n’est rien de le dire, sans fioriture et sans détours autres que la matière brute de la ville qui se découpe devant notre regard scrutateur, inquisiteur vers ces intérieurs, vers ces murailles de verres aux couleurs sorties d’un autre monde, d’un autre espace, c’est vrai aussi que l’on est en Chine, dans l’Eldorado de demain qu’on se le dise, l’Asie est à nos portes et cette vision nocturne nous le rappelle encore une fois si besoin était, le développement croissant de ces mégapoles urbaines a de quoi nous interroger, quels sont les vivants qui arrivent à survivre dans ces prisons de verre qui s’étendent à perte de vue… le développement à son prix à payer et devant ce décor planté aux mille facettes n’oublions pas la réalité sociale de cette chine arrivante et déjà là…

Vision changeante d’une couleur à l’autre reflet d’un monde et d’un temps, le photographe saisi l’instant tel un conservateur et la pellicule ou le numérique inscrive les différences qui d’un jour ou d’une semaine peuvent avoir lieu. la péninsule se perd dans la nuit qui brouille la vision et la mer est là qui peut d’un revers tout noyer et ensevelir dans ses eaux profondes, un monde se découvre à nous et quelques personnages solitaires le peuple ne sachant pas trop ou se mouvoir, où se diriger et quelle attitude avoir…

Voilà voilà allez nonchalamment découvrir cette chouette de la nuit qui offre son regard à vos yeux le temps d’un vol ou d’un perchement à l’autre bout du monde…

Par contre, malheureusement, toutes les photos présentées ici ne sont encore accrochées à la Galerie, cela ne devrait pas tarder, enfin espérons…

Galerie Philippe Chaume
9 rue de Marseille
75010 Métro République
du mardi au samedi 12H – 19H30
Tel : 01 42 39 12 60
Tel : 06 15 21 23 26

Bals montés dans l’est de la France de Joffrey Pleignet à la Galerie Philippe Chaume

 
Je vous conseile très vivement d’aller faire un tour dans cette belle petite galerie, près du canal saint martin, le temps d’un brunch ou d’une promenade, arrêtez vous quelques minutes dans l’univers décalé de Joffrey Pleignet qui a parcouru pour nos yeux et notre mémoire perdue la France de l’Est en 1933/1995 à la recherche de ces bal montés, discothèque d’un soir, d’un week end, “à base de panneaux de métal ou de bois, d’une toile de bâche et d’une façade colorée. Montés et démontés en quelques jours, ces préfabriqués s’installent à la périphérie des villages, sur les terrains vagues ou les parkings. Ils effectuent un circuit au cours de l’année qui les amène de bourgade en bourgade pour apporter une touche festive au samedi soir“.
On se retourve dans l’univers kitsch de ces années d’enfance où nous allions parfois au bal, pour ma part, c’était uniquement dans le sud et l’été; mais à voir ces constructions hybrides on se dit que cette époque pas vraiment si lointaine était excellente, peut être d’ailleurs que cela (re)deviendra un de ces jours branché ces petites discothèques improviséss ur les bords de route, cela me fait penser un peu au concert de funk d’hier sous un chapiteau… Enfin ce qui est quand même exceptionnel ici c’est que sur certaines des photographies on se croirait réellement en présence d’un décor de carton-pâte et qu’il n’y a que la facade. Hors, pour chacune de ces structures, ces environs 250 à 300 m² voire plus qui pouvvait accueillir une foule en délire…
Dans le flyer de l’exposition, petite parallèle entre l’exposition elle-même, ces bals et le travail du photographe “instantanéité. Pour la structure architecturale, assemblage / exploitation / démontage en quelques jours ; pour la photographie, cadrage / mise au point / déclenchement / traitement de l’image en quelques minutes“. Du coup on comprend mieux l’utilisation exclusive du Polaroid comme appareil de prédilection de ces moments d’éternité.
Un absent est omniprésent, l’Homme, voulu et donc dénué de toute présence, il est là en filigrame, derrière les portes closes se trouvent la foule qui attend, la foule dénatéurée et délicieuse qui va sortir de sa cage de métal doré, de contreplaqués et de bache de couverture. Ce qu’il faut également lire sur ces photographies, ce sont les enseignes qui peuvent être savoureuse pour certaines : “le Guinch”, “le Zénith”, “le Kiss”, … vous verrez c’est amusant et puis la fameuse pancarte perdu sur une route de verdure, indiquant que la fête, que le Bal se trouve par là… moment délicieux dans des coins de verdures reculés où le rhythme des DJ résonne encore à nos oreilles…
 
Quelques unes des photos de l’exposition sont en ligne alors n’hésitez plus, jetez un coup d’oeil et allez les voir en live, c’est toujours nettement plus agréable surtout que la personne de la galerie peut vous donner quelques compléments d’informations ….
9 rue de marseille
75010 Paris
Tel : +33 (0)1 42 39 12 60

Jean-Claude Gautrand à la Galerie Philippe Chaume avec Metalopolis et l’assassinat de Baltard

Jean-Claude Gautrand  Jean-Claude Gautrand

Le regard vous percute de plein fouet, c’est “Métalopolis” de 1964 et l’assasinat de Baltard en 1971. Cette petite exposition qui mixte à la fois des vues de la construction du périphériques et celle des anciennes Halles en 1971 représente un peu l’air du temps de l’action et non de la réflexion, on casse et on pense après…Jean-Claude Gautrand semble avoir été un des rares à saisir le pavillon Baltard dans son chant du cygne et quel chant… les volutes de lumières transpercent l’espace et le noir & blanc rejaillit tel un miracle… des fumées se rejoignent et l’irréel surgit aussi…c’est saisissant de voir des moments d’histoires arriver devant les yeux . Intimité d’un lieu qui était beau….et dont la destructuration, la déconstruction a marque la fin du coeur de Paris à jamais enfoui dans les mémoires et dans les images… Et puis, j’avais déjà beaucoup apprécié l’exposition sur l’artiste qui avait eu lieu à la Galerie W, elle revient ici, toujours ces noirs & blans d’une force peu comparable qui ont permis et vous permettent toujours de saisir la force brut du béton et de l’acier. Devant cet acier épuré, rendu à lui-même, c’est un peu de cette inhumanité qui transparaît, qui suinte; beauté froide et majestueuse également…

Il faut impérativement voir des photos de Gautrand, elles sont irradiantes.

  Jean-Claude Gautrand  

Malheureusement, je viens de m’apercevoir que l’exposition se terminait le 9 avril alors, pour vous consoler…, il est également présent et là jusqu’au 29 avril à Lyon à l’exposition “Métal-Minéral ” à la Galerie Vrais Rêves  (Lyon). Sinon de très belles photos sur la galerie W…

Le site de la Galerie Philippe Chaume