Arrêtez-vous à la Galerie Olivier Waltman, déjà la vitrine intrigue et lorsque vous pénétrez dans le lieu, ce sont les photographies qui prennent le relais. Dans le fonds, les galeristes, échanges entre eux tandis que vous arpentez (un bien grand mot..) l’espace qui vous entoure pour vous plongez dans ces paysages ou parfois, l’infini pointe, plutôt d’ailleurs dans les photographies d’espaces Communs qui ne sont malheureusement que peu exposé ici. Et puis vous vient à l’idée de vous poser et de vous asseoir sur une de ces chaises qui vous fais face, de prendre place aux côtés de cet hommes et femmes invisibles mais bien là sur les photographies, soit par 2 comme devant cette maison presque suspendu soit devant cette centrale nucléaire spectacle moderne parmi tant d’autres.
Mais alors de quoi s’agit-il au fond ? Eh bien d’une interrogation sur l’espace et l’Homme, la capacité de ce dernier à composer, malaxer,n modifier et altérer voire détruire l’espace qui l’entoure : “Je m’intéresse à l’immensité des espaces et leur magnificence. La nature nous environne et l’homme n’a de cesse de l’abîmer. Il ne reste plus d’espace vierge : aussi loin que nous puissions regarder, les paysages portent toujours une trace du passage humain. L’homme crée en permanence de nouveaux matériaux, compulsivement, oubliant leur devenir obsolète quasi-immédiat pour assouvir une soif intangible de progrès.
 
Routes et chemins, habitats, villes, voies de communication, de distribution énergétique… une liste sans fin et en constante croissance  d’éléments éphémères. L’abandon est impliqué dans tout processus de création. La plupart de ces objets seront oubliés, bien que nous cernant toujours, à l’instar de cette camionnette à 4000 mètres au-dessus du niveau de la mer et sans aucune trace humaine à 200 km à la ronde. Le monde est devenu son propre cimetière“.
Un vaste monde aux contours teintés de présence humaine mais une présence un peu vaine aussi, oubliée souvent, perdue, juste quelques soubresauts qui perdurent et le rappel de notre condition éphémère dans ce vaste monde. Sur ces quelques mots, je vous laisse méditer sur notre devenir ou notre manière d’appréhender, la réalité, le monde qui nous entoure et notre position dans tout cela… et surtout passez sur le site d’Aleix Plademunt  et dans la galerie, le contact avec les oeuvres est toujours profitable
74, rue mazarine - 75006 paris
Tel : 01 43 54 76 14


Interrogations et travail sur l’identité, sur l’homme et son devenir. Nous sommes tous issus d’une même branche qui se sépare et nous différencie pour le plus grand bonheur de tous. La diversité est là qui nous tend les bras et nous l’acceptons. La génétique est là également pour nous rappeler certaines règles de bases et nous indiqué que nous sommes tous des combinaisons, plutôt complexe d’ailleurs, on l’aura remarqué…

Dans cet univers du vivant, il est important de garder notre différence dans un monde où tous les jours, un peu plus de nos vies privées, de nos identités sont mise à jour, traquées, que nous faisons un peu plus l’objet des convoitises des grands de ce monde. Nous sommes un et multiples, c’est un peu cela que nous montre à sa manière Jean-Pierre Attal notamment avec sa série ADN. marqueur génétique d’un côté, individu et masse de l’autre fondu c’est encore vivable, identifié cela peut devenir dangereux si cela devient trop intrusif à nos vies. Dans ces clichés répétitifs d’hommes, de femmes, d’objet on se perd dans les méandres de la répétition, de cette chaîne incessante, de ce flux continu et ininterrompu qui se déverse chaque jour dans les couloirs du métro, dans les escalier vivant, dans les autoroutes et périphériques, telles des fourmis en rut… Jean-Pierre Attal lui parle de “miroir d’aliénation

Regardez ces voitures, nous sommes là aussi identiques, similaires mais également autres, un bandeau blanc sur les yeux ou une paire de lunettes et voilà que nous ne sommes plus. Illusion de l’indifférence individuelle et noyade dans la masse des individus, nous devenons des pions dans cet espace circonscrit.

De même avec l’environnement social, nous sommes dans un environnement codifié, dont les règles quelles soient vestimentaires, hiérarchiques sont bien établies, elles sont là pour nous rappeler où nous sommes et dans quel cadre nous agissons, pas dedéviance par rapport à la norme qui est imposée, la pression sociétale est là pour nous rappeler que cela ne peut arriver, que cela n’est pas. Tentative d’appréhension d’un réel presque illusoire, sorte de Lego géant dont nous devenons les personnages, les stéréotypes.

Voilà quelques brèves connexions neuronales qui ont pu s’établir lors de ma rencontre avec ces quelques clichés de notre temps.

retrouvez les sur le site Internet de Jean-Pierre Attal dont je vous conseille le détour car il est d’une part très plaisant à visiter; d’une navigation on ne peut plus simple, avec des photographies en grandeur nature, c’est tout de même beaucoup plus appréciable… et devisu c’est la galerie Olivier Waltman

Galerie Olivier Waltman
74, rue mazarine – 75006 Paris
Tel : 01 43 54 76 14

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