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Avec Global Summer, je découvre le travail de Yiorgos Kordadis et me voilà subjugué par ces photographies à l’allure désuète et à la fois si sublime. Il s’agit de Polaroïd, eh oui…

Regarder ces flous, ces couleurs ces sentiments qui surgissent l’espace; cette captation de moments tous aussi différents les uns que les autres mais ayant une certaine unité, une beauté intrinsèque qui se savoure de manière anticipée, de manière continue.

Il y a dans ces moments, d’autres mondes et une poésie qui se détache tout simplement, des histoires qui se jouent et la beauté qui s’exprime à l’état brut,

Dans cette exposition, c’est l’or bleu qui est à l’honneur et le point commun, l’ancrage de nous les hommes vers cette mer, ce bleu, cette océan qui couvre à plus e 98% la surface de notre belle planète bleue…

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Les photographies de Yiorgos Kordakis doivent tel un poème se laisser humer nonchalamment pour se laisser envahir doucement par l’ivresse du voyage

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Je ne vous donne qu’une seul conseil, allez, hatez-vous pour voir ces pièces exposés à la Galerie Karsten Greve jusqu’au 4 octobre prochain.

Rendez-vous sur le site de Yiorgos Kordakis

Galerie Kartsen Greve
5, rue Debelleyme – 75003 Paris
Tel : 01 42 77 19 37

Exposition hétéroclite qui intègre plusieurs artistes dont Paulo Paes, Bright Eke et Claire Morgan ainsi qu’Adam Broomberg et Felipe Chanarin. Pour a part, ceux qui m’auront le plus marqué sont les travaux de Lynn Davis et de Sergio Vega.

Opposé par les longitudes et les latitudes, le travail de Lynn Davis sur la mer et sur ces rocs insubmersibles que sont les icebergs est assez fantastique. Des murailles se dressent devant vous, immergés, tel d’ancienne fondation d’un peuple cyclopéen pour qui la pureté et la nature ne faisait qu’une. Dans la lumière tranchante, ils luisent tels des géants.Lynn  Davis atteint le sublime dans ce travail, le format carré renforce également ce pouvoir de concentration, cet impact tonitruant qu’elle peut avoir sur nous.

Ici, c’est un autre monde qui se joue, celui des extrémités, de la planète mais aussi de l’extrême, une terre peu peuplée et qui se dresse un peu comme le seul rempart un peu comme un des coeurs de la planète. Mais malgré tout cela, il dépérit d’heures en heures, ses fondations étantsapés par une force invisible qui bientôt le réduira à sa substance première, l’eau.

Un superbe travail que je vous conseille vivement.

Pour ce qui est du travail de Sergio Vega, c’est de toute autre chose dont il est question mais ce n’est finalement pas si éloigné. La forêt amazonienne luisant dans la chaleur de la fin de journée. Une chronique en quelques photographies qui peuvent sembler banales. Peut le sont-elles d’ailleurs mais elles sont la face cachée d’un problème qui nous touche tous : l’extinction progressive de la forêtamazonienne, la déforestation et notamment la forêt qui brûle et qui est dévasté nécessitant le déplacement des populations.

Près d’un petit village, la forêt a commencé à s’embraser pour combien de temps, pour quelle superficie ? c’est illégal mais malheureusement cela arrive souvent causant par là des exodes, une catastrophe écologique… retour sur un sentiment d’impuissance, la seule possibilité de témoigner étant de capturer cette image d’un paradis perdu qui bientôt cessera d’exister si l’on y prend garde…

L’exposition est là jusqu’au 12 juillet 2008, avis aux amateurs.


Galerie Karsten Greve
5, rue Debelleyme – 75003 Paris
Tel : 01 42 77 19 37

Retrouvez le paris des années 30, éternel et immortel, il revient vers nous en cette journée de soleil irradiant; la lumière est là qui chante son retour que l’on espère sera long…

Les photographies d’Ilse Bing présentées à la galerie Karsten Grève montre une artiste allemande, précurseur dans son domaine et qui visualise une partie de paris, rien n’a trop changé depuis près de 80 ans, retour sur une ville qui évolue à la vitesse des siècles et ou l’impermanence peut étonner, serait-ce également l’art du photographe d’isoler des moments d’étérenité dans cette ville, dans cet oeil qui voit pour au-delà des décennies à venir, on peut se le demander en regardant ces photos qui rappellent un peu Atget dont il me tarde d’aller voir la rétrospective sur le site Richelieu de la BNF…elle me le rappelle à l’inverse lui qui a démonté paris pierre par pierre, quartier par quartier illuminant de leur solitude ces ruelles et ces pierres.

Regardons également la modernité de ces photographies qui nous rappellent que déjà en 1930 les hommes sans abris étaient là, parfois les retours en arrière (même si c’est un peu un raccourci) permettent de mettre en lumière et en perspective ce qui nous arrive aujourd’hui du côté du canal saint Martin, les laissez pour compte d’une société qui se paupérise humainement peut être du moins socialement…

Et puis on se promène dans les parcs et jardins, est-ce qui Guignol est toujours là, oui évidemment mais les enfants aiment peut être un peu moins, quoi que… pour les petits cela reste un moment privilégié… cela me rappelle le théâtre de marionnette, que l’on avait vu en Belgique emmené par mon père avec ma soeur il y a longtemps, Chez Toone, je suis retourné par là bas il y a peu, c’était amusant ce retour après une vingtaine d’années, le lieu n’avait pas changé, c’était pendant la journée donc je n’ai pas puregoûter ce qui m’avait surpris à l’époque une sorte de fromage blanc au cresson, eh oui tout arrive, enfin si vous passez par là en Belgique, allez jeter un oeil pour vous ou pour vos enfants, le spectacle était bien amusant je crois qu’il est un vieux bruxellois  ce qui ne gâche rien et les marionnettes sont sublimes…

Et les artistes, sont toujours là autres et différents, à arpenter les bords de paris sous la pluie et au soleil, peut être sont -ils un peu moins authentiqueaujourd’hui qu’alors mais cela fais encore partie du charme de paris et de la beauté qui s’en dégage tout au long des promenades et des enviesqui se dessinent dans cette belle ville lumière de nuit comme de jour… La reine du leica porte bien son nom, elle qui disait ” I felt that the camera grew an extension of my eyes and moved with me

Voili voilou alors si vous passez par les côtés du Marais, arrêtez l’instant de retrouvez-vous un peu d’éternité dans vos pérégrinations presques estivales….

Galerie Karsten Greve
5, rue Debelleyme
75003 Paris, France
Tel: 01 42 77 19 37

 
Qui ne connais pas encore Eugène Atget, où la passion de la photographie parisienne prend le dessus et qui va essayer de “systématiser” la photographie dans sa prise de vue quasiment documentaire, celle-ci permettant entre autres de se souvenir du paris d’avant Haussman.
Ici réunie sur un peu de Paris et surtout sur ces passages répétés du côté du parc de Saint Cloud et de Versailles, représentations inhumées d’un passée perdu que l’on retrouve encore par bribes, il photographie souvent de bonne heure, sans personnes aux alentours, la plénitude de la campagne ou des parcs et l’apaisement de la ville avant le déchaînement, moments de grâce s’il en est. Il est un peu cette historien visuel de Paris et ses alentours; cela vous permet de vous replonger dans ces univers d’époque et du commencement de la photographie aussi un peu; ces zones par trop souvent très éclairées, éblouissantes au rendu si particulier de ses tirages albumine et gelatine d’argent. Il restera fidèle à sa chambre en bois 18 x 24 bien que Man Ray lui ait offert un rolleifleix…  
Cette photographie n’est pas exposée, bien dommage elle a un petit côté rétro que j’aime tout particulièrement
Une cinquantaine de photographies qui si elles ne sont pas “sensationnelles” permettent de retracer, vous l’aurez compris un peu de ce paris d’antan qui perdure encore par moments tel un vestige du temps passé alors allez-y plutôt avec ce regard et vous découvrirez de petits trésors cachés dans cette collection présentée 
Pour le côté documentaire et plethorique du travail d’Atget, un exemple avec le Parc de Saint Cloud
Retrouvez également sur Gallica Eugène Atget avec paris et ses alentours ainsi que sa biographie sur Wikipedia 
Galerie KARSTEN GREVE
5, rue Debelleyme
75003 Paris
Tél: 01 42 77 19 37
Du Mardi auSamedi de 11h à 19h

C’est toujours un plaisir sans faille que d’aller se promener dans cette Galerie tant l’espace d’exposition est somptueux et que les tirages des artistes proposés d’une qualité irréprochable. Et puis avec Lynn Davis dont j’ai déjà dû vous parler il y a quelques temps, c’est également l’occasion de voir une autre partie de son travail, cette fois sur la Perse ancienne (ancient persa) où les monuments, exilés dans un désert sans faille vous invitent à réfléchir sur le temps et la solitude des ces endroits et la grdeur de ce peuple et de cette civilisation, ces impressionnantes Mosquées et ces ciels d’un profondeur et d’une beauté intemporelle qui regarde ces monuments passer au dessous de leur virvoltement, avec un soleil de plomb quis e ressent par la luminosté et les contraste qu’il revendique ici bas…

 

Quelques une des œuvres de Lynn Davis sur le site de la Galerie Karsten Greve