Galerie Kamel Mennour

Roger Ballen à la galerie Kamel Mennour

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Retour pour cette troisième exposition de Roger Ballen à la galerie Kamel Mennour avec comme projet une ancien bâtiment de 3 étages et les gens qui le peuple en Afrique du sud. Plus exactement cette « Boarding House », nom donné par l’artiste, est située en périphérie de Johanesburg
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Ancienne entre servant lors de l’exploitation des mines, maintenant désaffectée mais toujours habitée par les laisser pour compte qui sont pléthores là-bas comme ici d’ailleurs. Des criminels, des sorcières, des gens sans le sous, un véritable microcosme qui se partage bon an mal an cet entrepôt complètement délabré.
Une exposition qui met en scène peut d’hommes, de femmes ou d’enfants même si elle est « habitée » en permanence par ceux-ci, notamment les enfants.
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Des mises en scènes qui tendent à rappeler au travers des dessins laissés, des objets retrouvés, des compositions et des murs taggés de dessins ou d’autres symboles que bon nombre d’enfants et donc de familles sont passées par ici ; dans ce lieu de perdition où il ne fait évidemment pas bon vivre. La zone est là et les photos rappellent cela tout de par leur composition qui tissent des liens entre les différents supports donnant par là du sens, une certaine résonance à ces instants figés par l’artiste.

Des photographies en noir et blanc, comme à son habitude et au format carré qui révèle une grande maîtrise du cadrage, de la composition, de la lumière

On retrouve du Brassaï et du Doisneau of course mais sous une autre forme, un documentaire moderne sur

Une exposition à ne pas manquez en tout cas et qui est en place jusqu’au 6 février prochain

Galerie Kamel Mennour
47 rue saint andré des arts – 75006 paris
Tel : 01 56 24 03 63

Carte blanche à Dolorès Marat à la Galerie Kamel Mennour

De très belles photographies senties par Dolorès Marat qui arrivent à saisir l’instantané avec une composition velouté à souhait, une finesse du tirage et des couleurs, le regard de velours se pose et les couleurs irisées à la lumière toute particulière vous donne envie de vous plonger dans son monde. Elles sont simples et sans réels rapports entre elles ses impressions exposées à la galerieKamel Mennour mais cela suffit amplement à vous donner envie. On est entre la peinture et la photographie; toujours solitaire l’homme la femme urbaine évolue dans un environnement bleuté, le clair-obscur n’est pas loin, la nuit est là, indéfinissable, impalpable… La poésie effleure sur ces images évanescentes.

Pour tirer ses images et leur donner cet effet, elle utilise “la technique Fresson, un procédé au charbon ancien utilisé par les photographes pictoralistes au XIXème siècle et qui nécessite plusieurs jours de travail sur une seule image“.

J’étais déjà tombé sur les photos de Dolorès Marat lors d’une autre carte blanche il y a quelques temps et dans un autre style toutes nimbées de fantastique et d’Illusion.

Galerie Kamel Mennour
60, rue Mazarine 75006 Paris
Tel: 01 56 24 03 63

Martin Parr à la Galerie Kamel Mennour

Eh bien heureusement qu’elle se terminait le 12 mai cette exposition de Martin Parr car c’était franchement très très très décevant et je dois dire qu’autant j’avais apprécié l‘exposition sur Martin Parr à la Maison européenne de la Photographie, c’était déjà il y a deux ans autant je suis navré par celle-ci sans réelle consistance à mes yeux, il ne faut pas non plus exagérer et n’importe quelle photo prise n’est pas de nature à être belle ni intéressante sinon où vat-on…

Sinon visitez le site de Martin Parr et son oeil souvent acéré

Bon voilà petit coup de gueule … par déception

Galerie Kamel Mennour
60, rue Mazarine 75006 Paris
Tel: 01 56 24 03 63

Roger Ballen à la Galerie Kamel Mennour

C’est une pré-exposition en quelque sorte que celle de « shadow Chamber » car la BNF, site Richelieu a ouvert une autre exposition sur lui que je ne devrais d’ailleurs pas tarder à aller écumer. Pourquoi eh bien aller d’abord découvrir ce qui est présenté chez Kamel Mennour, vous comprendrez aisément la suite.

 

Les photos exposées, d’un format carré en noir et blanc avec une texture toute particulière évoque plein de ses souvenirs enfouis en nous de l’enfance à maintenant, des situations des moments de joies et de désespoirs avec des références transverses dont la plus évidente me semble être le vieux maître de Paris, Brassaï.

 

D’après ce que j’ai lu ce serait un travail s’inscrivant plutôt dans celui de HCB et aussi du « silence intérieur [d’une victime consentante] » dans la mesure où il s’attache à saisir ce moment « décisif » entre tous qui fait la réussite ou la chute d’un portrait sauf que là, les photos et les personnages sont mis en scènes ce qui au sens d’HCB n’est pas réellement le « silence intérieur », c’est une autre forme de portrait tout aussi bien mais différent que l’on aborde de mon point de vue autrement, un travail de composition de situation qui laisse entr’apercevoir d’étonnantes facettes recomposées de ces individus issus pour la plupart des couches modestes de la société.

Et puis ce sont des photos qui intriguent, qui parlent par elle-même tout simplement tel cet enfant dont ne voit la tête, rentrée dans ces jambes recroquevillé en soi, avec cette sorte d’araignée métallique…peut être est-ce déjà moi qui me transpose dans ce regard jeté sur cet enfant…cet homme sur la tête duquel tout le poids d’une nuage métallique semble se concentrer, est-ce lui qui l’imagine, est-ce ce qu’il va lui tomber dessus, qui sais ? Et cet enfant au dinosaure, tout aussi simple et pourtant de la photo dégage je ne sais quoi de poétique et d’attirant ; cet enfant couché au masque avec au mur des représentations de dessins sensées être des tortues….encore une dernière, cette toile de jute tirée d’où sort une colombe sur un bras et quatre voûte plantaire, n’est-ce pas merveilleux et évocateur… bon je ne continue pas allez-y vous verrez ce que vous voulez y voir pour vous…

 

 

La plupart des ?uvres sont aussi accessibles en virtuel sur son site ce qui vous permettra d’anticiper et de vous faire plaisir ce qui est quand même le plus important dans cette belle vie qui s‘offre à vous.

 

 

Le site de Roger Ballen

 

Le sie de la galerie Kamel Mennour

 

 

Miri Segal à la Galerie Kamel Mennour

Miri Segal à la Galerie Kamel Mennour

 

Pour ce qui est de cette exposition eh bien ce sera court mais intense, peut être n’ai-je pas tout vu… mais en tout cas l’œuvre qui était présentée, utilisant la vidéo était très réussie et bien choisie. D’un aspect simple, elle permet de recréer le vent, la nature telle qu’elle n’existe qu’à l’état naturel alors que l’on est dans un espace clos. « Vapor », c’est tout simplement un ventilateur qui mime la nature recomposée à travers le souffle du vent dans un arbre.

 

Est-ce qu’il s’agit d’une métaphore de la nature recomposée artificiellement par l’homme qui se joue de tout et pense pouvoir être autonome dans ses choix écologiques ? Je ne sais pas trop… peut être est-ce plutôt une réflexion sur le réel et sa perception par l’humain…

 

 

D’autres œuvres ici et sinon une présentation sur la Galerie Kamel Mennour