A la découverte des expositions photographiques à Paris
Galerie Dorothy's
Discover The USA à la Galerie Dorothy’s
Jun 25th
Quelques dizaines d’artistes exposés à la Galerie Dorothy’s jusqu’au 2 juillet prochain et dans ce lot 2 ou 3 ont particulièrement retenu mon attention : Clark et Pougnaud, Emanuelle Fèvre et Béatrice lecomte et ses mises en boite..
Avec Clark et Pougnaud et leur série Dorothy et l’enfance (un clin d’oeil à la galeriste…) on s’en va voguer dans l’enfance mais aussi et surtout dans le théâtre, représentation de portraits posés dans un décor tout à fait réel, imaginaire, on peut lire sur leur site : “L’enfant est seul dans un monde qui n’est pas à sa mesure; Impuissant à changer la réalité, il la transcende par un extraordinaire pouvoir d’imagination qui l’emmène à tout moment dans l’univers des contes de fées.”
Les autres séries sont également très réussies et je vous invite à faire un tour sur leur site et à passer à la Galerie pour les voir devisu…
Il y a également les photographies présentées par Emanuelle Fèvre et la magie de la composition/décomposition ou surimpression, le numérique est là parfois en aide, complément et les effets de rendus de l’espace urbain s’en trouvent transformés de manière assez exceptionnelle
Bétarice Lecomte, elle n’est pas photographe, elle propose de la mise en boîte, de la miniature de scènes qui ma foi sont assez réussie, l’atelier dePollock, un semblant de Calder, l’affiche interdite, les voitures autruches,… et pleins d’autres que vous pouvez retrouvez sur son blog d’ailleurs
Enfin, vous pourrez également découvrir les oeuvres de street art composées à partir de matériaux usés d’Alain Louiset et son Franck Sinatra par exemple ou encore un hommage à la culture afro-américaine et ses origines avec Jonathan French et son Children Wendy ou encore partir à la découverte des mondes surréalistes avec Stephen Tamiesie et son par exemple Meteor Crater Arizona de 2007
Voilà à vous de jouer maintenant…
Galerie Dorothy’s
27, rue Keller – 75011 Paris
Tél : 01 43 57 08 51
Darren Smith et Jonathan French à la Gallery Dorothy’s
Oct 16th
Assez décevante cette exposition de la galerie Dorothy’s avec Darren Smith et Jonathan French.
A la rigueur il y a quelques belles photographies de Jonathan French, essentiellement des visages d’hommes, je pense à l’homme noir pleurant de voir un rassemblement d’un nombre si important d’hommes noirs àWashington DC , d’enfants avec notamment la fillette à la crinière de Lion qui s’étale ou encore quelques belles photos de la république dominicaine ou de ces voyages autour du monde mais bon voilà cela reste quand même pas génial et excellent comme d’autres expositions ici présentées et puis Darren Smith et ses collages à la manière d’un kaléidoscope cela ne me plaît guère non plus sauf peut être celle de la mosaïque reprenant une performance deChristo dans Central Park en 2005.
Franchement cela ne vaut vaut pas le déplacement et c’est bien dommage alors oublions cette exposition pour l’instant et plongeons dans les belles performances réalisées parChristo de par le monde, elles sont autrement différentes et subtiles. Je l’ai connu grâce à un album de Cosey, Neal et Sylvester ou par un jeu de mots bien choisi, il est question sous les traits de Slivno de Christo et de ses empaquetages. Dans cette superbe bande dessinée de Cosey, c’est Jonathan qui est là et qui finalement le retrouve. je vous conseille, c’est franchement très chouette tout comme la série entière des Jonathan d’ailleurs…
Pour Christo c’est à la fois ces emballages grandeur nature qui sont fascinant mais également les croquis qu’il fait et qu’il vend pour pouvoir financer cet art éphémère si beau.
Cela donne du rêve à la réalité les belles réalisations que voici
Gallery Dorothy’s
27 rue keller – 75011 Paris
Michel Medinger à la Galerie Dorothy’s
Jul 16th
Bon c’est plus pour la découverte car l’exposition vient de se terminer mais je dois dire que je suis content d’avoir pu y goûter, ce théâtre de curiosité était excellent.
Entre maccabre danse et humour bien placé, cet ancien athlète de haut niveau éclaire notre vision de la sienne, en noir et blanc essentiellement, il ressent plus d’affinités qu’avec les couleurs et trouve plus simple à traiter… A la manière de nature morte, il scénarise ces photographies compositions et avec Eros et Thanatos nous intrigue sur les rapports entre la vie et la mort, entre ces formes squelettiques qui surgissenet d’un temps préhistorique où ces oeuvres poupées à la manière de … qui ont été réalisées pour certaines avec un Polaroid géant, il n’en existe que 2 ou 3 sur cette belle terre, le résultat est à la hauteur. Et puis vous avez ces compositions aux légumes qui en disent long sur les la nature et ces fulgurances, encore un clin d’oeil de passage donnant à voir “un joyeux kamasutra de comestibles anthropomorphiques“.
Une oeuvre étonnante qui interpelle et mérite que l’on fasse le détour.
Visitez le site internet où michel Médinger expose quelques unes de ces oeuvres et si vous avez la chance d’habiter au Luxembourg, vous pouvez même lui rendre une petite visite tranquillement et s’imprégner de sa vision.
Sinon, également présent en “avant-première” si l’on peut dire quelques toiles de la prochaine exposition qui verra Cyril Anguelidis, primitiviste de l’ère numérique être à l’honneur et que je ne manquerai pas d’approfondir tellement ces oeuvres sont à la frontière de l’art et du numérique, rapport que j’affectionne tout particulièrement. Coloriste de génie qui transforme le paysage urbain en jungle de la réalité…
Puis, en résident permanent, des oeuvres sculptées d’Anne-Andrée Carron, la terre symbole de vie donne ici naissance aux arbres de terre cuites qui s’élancent dans la vie de tous les jours, je suis moins fan mais finalement c’est étonnant ce qu’il s’en dégage de ces oeuvres… à découvrir
et les quelque souevres d’Aliska Lahusen qui déjà vous imprègnent et vous donne envie de les avoir, entre zen et pureté, le noir apaise et le regard se pose et disparaît dans ces compositions sur plomb, le rendu est brut et simple à la fois : “Lorsqu’Aliska Lahusen quitte la surface du tableau pour façonner des masses ancestrales et lourdes dont il émerge des formes géométriques simples, aux arêtes tranchantes, il n’est pas question pour elle de reconduire les effets de la peinture dans un nouvel espace mais bien d’opérer ce nouvel espace“.
Egalement des oeuvres insolites de Catherine Ursin faites de métal souples récupéré à la composition amusante telle ce crieur mais également l’ange ou autre pantomimes… j’ai un miroir fait de bidon recyclé, il y a quelques boutiques dans le style dans Paris, les résultats peuvent être étonnant…et cela reste abordable…
Les oeuvres photographiques de Jean-Noël L’Harmeroult sont également présente, des photographies qu’il prend et peint avec un rendu subtil et un art de la composition certain, un oeil qui tranche et des éléments de détails qui ne laissent pas toujours indifférent, des compositions étonnantes qui plairont à certains et pas à d’autres, impression trop flash dance…
Le site de la Galerie Dorothy
27 rue keller 75011 Paris
Tel : 01 43 57 08 51
Hyperphoto de Jean-françois Rauzier à la galerie Dorothy’s
Feb 20th
Etrange sentiment qui vous assaille devant ces photographies de Jean-François Rauzier. Il est issu de la publicité et mène en parallèle d’autres projets dont depuis 2002 celui d’hyper photo qui peut être résumé de la manière suivante : “recomposition numérique d’un paysage à partir de centaines de clichés. Un gigantesque puzzl hyperréaliste“.
Le résultat est étonnant… arrivée de manière tranquille dans la Galerie c’est Dorothy’s elle-même qui nous accueille dans son lieu avec à ses côtés son compagnon en laisse… Si elle paraît “encombrante” dans un premier temps, il s’avère très vite qu’elle permet aux néophytes que nous sommes de prendre conscience du travail réalisé par Sieur Rauzier en nous détaillant quasi-microscopiquement chaque photo où du moins en nous faisant des focus qui sans son aide aurait été perdu…
Alors quand vous y allez, n’hésitez pas à la sollciter, sous les aspects peut être trop financier elle est la source qui vous guide dans l’univers peuplé de rêves perdus de Rauzier. Rêve d’horloger avec pris par centaine des réveils marquant la même heure et qui forme à perte de vue la plage d’Etretat si chère à mes yeux de part notre vieil ami Arsène Lupin… Rauzier est souvent présent dans ces oeuvres, mis en abyme de part et d’autres, en scrutateur, en observateur ou encore en prédicateur pour certaines oeuvres.
Beauté du regard, poésie de la composition, des coquelicots et des champs avec les coccinnelles, lady bird pour certains qui s’amusent d’un côté, des animaux perdus dans l’Eden ou encore des vélos perdus dans la route, la mémoire de la Mer et son rejet de vélocipèdes si l’on s’approche et l’on observe bien, puis des tryptiques en quelque sorte sur le Monde, plantation/panneau d’arbre millénariste, survivance d’un ailleur, d’un autre temps lorsque l’Homme n’était pas fou si ce temps à jamais existé d’ailleurs… l’épouvantail veille de son regard perdu et puis les restes d’un chaperon rouge enfouis dans la neige, des statues qui veilles d’un regard couvert décomposées et recomposées dans un autre parc, des traces, un loup qui guette se confondant avec la neige et les feuillages, un rouge-geoge qui est imperceptible mais bien là… et puis l’apocalypse et la fin, le règne des insectes est venu, Rauzier est là en image, il avait prévenu, c’est maintenant trop tard…quoique…
Ces panoramas aux dimensions géantes ou presque s’intègre de manière transparente dans cet espace qui leur est offert, des livres retracent le parcours de ce photographe de demain.
Retour sur la vie avec la figure tutélaire de l’arbre centenaire, le reflet du passé l’avenir et le présent qui se confond avec l’eau qui se brouille, les visages apparaissent et disparaissent dans ce monde où une jeune fille est le lien entre ces différentes générations qui vont se retrouver, se réunir bientôt dans la petite maison au fond… Il n’y a pas beaucoup d’humain dans ces grandes fresques, la solitude et la beauté règne dénuée d’une présence.
La photo, oeuvre d’instant devient tableau aux milles détails juxtaposés que l’oeil va chercher et trouver au fil de ses lectures, re-composition d’un monde virtuel ou d’une histoire racontée, à imaginer c’est un peu tous ces aspects qu’il veut nous inciter à entre-apercevoir… un monde s’ouvre à nous et je vous conseille donc de faire un passage dans cet univers multicolore qui peuplera vos rêves
Rendez-vous sur le site de Jean-françois Rauzier intitulé Hyper-photo
Le site de la galerie Dorothy’s
27, rue Keller, 75011 Paris
M° Bastille
Tél : 01 43 57 08 51