herwannperrin

Des échanges sur les dernières expositions photos à Paris, mes coups de coeur du moment sur des photographes connu ou inconnus, amateurs ou pas d’ailleurs… que j’aime bien…. Et puis, me concernant, un amateur de photos tout simplement

Homepage: http://www.paris-photographie.com


Posts by herwannperrin

Les endormis de Dana Cojbuc

Découvert par hasard dans le dernier Photos Nouvelles “On ne voit rien venir”, une revue qui en est maintenant à son 61ème numéros et qui me plaît bien dans son approche, dans ses choix, enfin pas tous évidemment mais cela permet de découvrir quelques photographes connus ou moins connus d’ailleurs.

Donc, découvert dans le dernier numéro de Photos nouvelles, les photos de Dana cojbuc et notamment sa série Les endormis, enfin c’est comme cela qu’ils m’apparaissent, une idée excellente à la base, un peu d’imagination, pas forcément des moyens extravagants et un résultat hors pair : des hommes, des femmes, des couples, des mamans et leurs enfants pris en plein flagrant délit de sommeil dans les airs.

Eh oui ce n’est pas un remake de la série de Sophie Calleles dormeurs” ce sont des gens qui comme vous et moi ont décidé de s’affranchir des limites imposés par leur corps et qui comme dans un rêve peuvent l’impossible. Comme vous pouvez le voir, ils dorment en apesanteur…. Bien accrochés à leurs oreillers, ils arrivent en un bon à se retrouver dans les bras de morphée.

Une série qui est très réussie, sensation de réalisme à la clé, tout en gardant cette petite note de surnaturel, cet instant figé dans le temps. On pense évidemment à Denis Darzacq et ses hommes en suspension mais il y a autre chose ici.

Il y a également les endormis de la ville, ces personnes que l’on retrouve ici sous une bene, là sous un …

On peut continuer sur d’autres séries de la photographe comme “Passe-murailles” ou encore “Sur la terre”, “J’ai peur des champignons”, …retrouvez les travaux de l’artiste sur son site internet

Grégory Markovic à la Galerie particulière [9/10]

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Avec Grégory Markovic, on s’envole un plus haut, un plus ailleurs ; on se laisse envahir par ce monde de nuages qu’il dessine pour nous, pour lui.

D’après la définition du Dictionnaire Larousse, un nuage :
« « Nuage » : nom masculin (de nue).
- Ensemble de particules très fines d’eau liquide ou solide, maintenues en suspension dans l’atmosphère par les mouvements verticaux de l’air et dont la saturation et la condensation peuvent entraîner la chute de précipitations.
- Tout ce qui forme une masse légère, de forme indécise et comme en suspension : Un nuage de poussière.
- Par extension, tout ce qui offusque la vue et qui empêche de voir distinctement les objets : ce qui voile, dérobe à la vue et à l’intelligence.
- Menace plus ou moins précise : avenir chargé de nuages.
- Chagrin, trouble qui se peint sur le visage : un nuage passa dans ses yeux.
- Ciel sans nuages, ciel pur : avenir sans inquiétude.»

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Ces vastes étendues électrisent l’espace alentour, l’orage se forme devant nos yeux, bientôt le nuage se disloquera complètement, se dévidera presque entièrement et bientôt la lumière réapparatraira.

Avec son « objet-nuage », Grégory Markovic indique qu’il sculpte la lumière et on le croit aisément, ces tableaux/dessins de format, pour certains du moins, assez gigantesque sont là pour nous rappeler la force et la beauté de cette nature qui nous entoures

Il emploie le fusain pour remplir ces toiles et travaille ensuite la matière brute pour qu’elle devienne cet espace d’où surgit la lumière : “Les formes naissent de l’obscurité : l’artiste dit qu’il « creuse jusqu’à la lumière »”

L’exposition est en place jusqu’au 28 mars alors ne la manquez pas, ce serait dommage

Le site de Grégory Markovic,

La Galerie Particulière
16, rue du Perche – 75003 Paris
Tel : +33 (0)1 48 74 28 40

Familier de Marie prumier

Une belle découverte que les photographies de Marie Prunier qu’elle a réalisée en Islande

Lors d’un séjour de 6 mois à Reykjavik elle s’intéresse aux islandais et à la famille, c’est vrai que c’est un des seuls pays au monde à disposer du livre des islandais (une société de biotechnologie DEcode Genetics) qui rassemble toutes les informations officielles sur la généalogie ce qui en fait donc un outil unique en son genre en matière de génétique humaine avec bien évidemment les risques que cela comporte…

En allant également au musée des archives et en se balladant elle se rend compte quelle a déjà vu des personnes, en fait ce sont les descendants des différents islandais, les portriats que l’on peut voir avec le projet Familier en son le résultat tangible et assez troublant je dois dire…

Voyez par vous-même sur son site où se trouve le projet Familier : http://www.marieprunier.com/projets/voir/5

Patrick Messina à la Galerie Philippe Chaume

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Avec cette exposition, Patrick Messina revient en force sur des images qui font partie d’anciennes séries, ses premières.

Une exposition à la galerie Philippe Chaume qui permet de se faire une idée assez précise du travail du photographe.

Une manière de faire disparaître les alentours pour se focaliser sur une zone d’1m² ou presque, à la manière d’une sorte de gigantesque macro qui permet de rendre cet effet.

Elise Legris-Heinrich indique : “Il réduit la profondeur de champ des vues devant lesquelles il se poste, créant des zones de flou inhabituelles et réduisant la partie nette. Par réflexe physiologique, l’œil interprète ces paysages comme des maquettes. Les voitures et les piétons de New York, de Rio et de Toronto semblent tout droit sortis d’une boîte à jouets. Non sans humour, Patrick Messina a fait de ces métropoles des miniatures presque interchangeables : Pékin ressemble à Tokyo, Beyrouth à Los Angeles et Chicago à Hong Kong. Ici ou là, les villes sont les mêmes, mieux vaut en rire plutôt que de constater l’uniformisation de l’urbanisme.”

En tout cas, ce mélange de genre entre netteté et flou e plaît beaucoup, je trouve que cela donne une poésie certaine à ces photographies, de la grandeur et un petit effet rétro également qui ne sont pas pour me déplaire, au contraire.

C’est plus présent ou plus identifiable sur des espaces urbains aux reliefs assez différents, on perd un peu de cet effet lorsque l’on se retrouve face à des étendus géantes comme la mer et une coquille de noix qui s’y ballade ou encore lorsque la vue prise de trop loin comme dans ce quasi-désert ; il faut se rapprocher et regarder plus précisément, se pencher

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Galerie Philippe Chaume

5ue marseillaise – 75010 Paris

PS : sympathique nouveau site web de la galerie

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Roger Ballen à la galerie Kamel Mennour

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Retour pour cette troisième exposition de Roger Ballen à la galerie Kamel Mennour avec comme projet une ancien bâtiment de 3 étages et les gens qui le peuple en Afrique du sud. Plus exactement cette « Boarding House », nom donné par l’artiste, est située en périphérie de Johanesburg
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Ancienne entre servant lors de l’exploitation des mines, maintenant désaffectée mais toujours habitée par les laisser pour compte qui sont pléthores là-bas comme ici d’ailleurs. Des criminels, des sorcières, des gens sans le sous, un véritable microcosme qui se partage bon an mal an cet entrepôt complètement délabré.
Une exposition qui met en scène peut d’hommes, de femmes ou d’enfants même si elle est « habitée » en permanence par ceux-ci, notamment les enfants.
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Des mises en scènes qui tendent à rappeler au travers des dessins laissés, des objets retrouvés, des compositions et des murs taggés de dessins ou d’autres symboles que bon nombre d’enfants et donc de familles sont passées par ici ; dans ce lieu de perdition où il ne fait évidemment pas bon vivre. La zone est là et les photos rappellent cela tout de par leur composition qui tissent des liens entre les différents supports donnant par là du sens, une certaine résonance à ces instants figés par l’artiste.

Des photographies en noir et blanc, comme à son habitude et au format carré qui révèle une grande maîtrise du cadrage, de la composition, de la lumière

On retrouve du Brassaï et du Doisneau of course mais sous une autre forme, un documentaire moderne sur

Une exposition à ne pas manquez en tout cas et qui est en place jusqu’au 6 février prochain

Galerie Kamel Mennour
47 rue saint andré des arts – 75006 paris
Tel : 01 56 24 03 63

Pierre Soulages au Centre Pompidou

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Dans la suite de l’exposition à la galerie applicat-prazan en novembre me voilà en semaine, oh chance inespérée, dans le Centre Pompidou et dans l’exposition rétrospective de Pierre Soulages.

Parcourir cet espace lorsqu’il est presque vide de personnes et où seules les toiles s’expriment est assez exceptionnel. Alors préférez les nocturnes ou la semaine, vous y gagnerez en visibilité d’ensemble et de détails aussi.

L’exposition se veut un parcours quelque peu chronologique sur l’œuvre de Soulages même si ce dernier n’aime pas forcément les découpages purement chronologiques, il a participé a l’accrochage donc a pu être force de proposition dans ce sens.

En exergue du catalogue, on peut lire de Pierre Soulages : “je ne demande rien au spectateur, je lui propose une peinture : il en est libre et nécessaire interprète. cette position du spectateur dépend et répond de son attitude général dans le monde et ceci avec d’autant plus de force qu’il n’est pas pris à parti à travers cette peinture qui ne renvoie pas à quelque chose d’extérieur à elle-même. c’est non seulement le peintre entier que ma peinture engage, mais aussi le spectateur, et le plus fortement qu’il soit possible”

Les salles du début concernent sa période antérieure à 1979 et à l’outrenoir. On retrouve les débuts avec les tableaux au brou de noix puis l’évolution vers les formes architecturales; composites qui se dégagent des compositions, les couleurs qui raisonnent et qui éclairent déjà d’une certaine manière le noir qui les composent majoritairement ; les essais de nouvelles techniques que cela soit le raclage, le lissage ; la densité du noir se faisant plus impressionnante de loin, un bloc dans lequel on pourrait se perdre, le rapprochement effrite un peu cette densité. Le goudron sur verre ou encore les peintures de 1968/1970 qui me rappelle quelque peut certaines photographies en noir et blanc de Jean-Claude Gautrand dans sa série Metalopolis.

Le noir envahit l’espace de la toile tout en se dispersant, les masques se divisent, des mondes s’opposent, entre la densité de l’un les stries de l’autre, le brossé et ses entremêlements qui se chevauchent, les polyptyques et leurs variations infinies, telles des dents, des paysages qui se dessinent et qui apparaissent différemment à chaque regard. Ces tableaux de pâte noire dans lesquels des écorchures, des cicatrices qui divisent la toile pour mieux en faire ressortir les lignes de force. Ces couleurs entre noir et bleu qui s’interpénètrent pour aller de l’une vers l’autre où plutôt se faire absorber, qui sait.

“La réalité d’une oeuvre, je l’ai dit souvent, c’est le triple rapport qui se crée entre la chose qu’elle est, celui qui l’a produite et celui qui la regarde, marquant bien le fait que la peinture ne transmet pas de sens mais qu’elle fait sens; elle n’en communique pas – tout ce qui en elle se réduit à la communication n’est qu’un moyen remplaçable. Elle est avant toute une chose qu’on aime voir, qu’on aime fréquenter, origine et objet d’un dynamique de la sensibilité”

Des lignes de fractures et des ciels de nuit qui sont fracturés par un ligne d’horizon, des toits de tuiles et la pluie qui tombe tout à côté, et plus encore; tels sont quelques unes des visions que l’on peut avoir dans ces salles où retentit calme et plénitude, un nouveau monde s’offre à vos yeux. Perdez-vous un tant soi peu sinon ce ne serait pas la vie.

L’outrenoir tel un nouveau monde s’offre bientôt à nous et avec lui un autre regard sur l’œuvre, sur les tableaux qui émergent de ce monde de noir et de lumières. Car en effet, il est avant tout question de lumière avec Pierre Soulages ; cela peut paraître irréaliste et complètement hors propos mais non, le maître du noir est un peintre de la lumière, de la clarté, de la découverte du monde tout simplement. Dans Connaissance des arts, on peut lire de Jean-François Lasnier : “Le noir, ” c’est la couleur d’origine”, affirme Pierre Soulages. origine de l’art qui serait né, selon la légende antique, d’une ombre cernée par un trait; origine de sa peinture qui naît dans le noir, s’y ébat et s’y reproduit sous des formes toujours inédites. (…) Alors qu’il était encore enfant, il dessinait des traits noir à l’encre sur une feuille blanche; A une parente l’interrogeant sur le sujet de son dessin, il répond : un paysage de neige. Grâce au noir de l’encre, le blanc du papier lui apparaît, par contraste, aussi éblouissant que la neige !”

Lorsque vous regardez ces toiles, l’éclairage de celle-ci, les matérialise de manière différente, suivant les tons de noirs (brillant), mat, les écorchures, les stries, vous allez apercevoir d’autres tableaux, des ombres,… “Si j’ai inventé ce mot “outrenoir”, c’était pour montrer qu’il ne s’agissait pas seulement d’un phénomène optique de réflexion de la lumière. Ce mot désigne ce qui se passe en nous quand on aime ce genre de travail, provoqué par la réflexion de la lumière sur des surfaces noires. il ne revêt à mes yeux aucune nuance poétique. Je l’ai cherché pour une signification très précise : à l’image d’outre-Rhin, d’outre-Manche, d’outre-Atlantique qui désignent d’autres pays, l’outrenoir désigne aussi un autre pays, un autre champ mental que celui atteint par le simple noir”.

Voici donc une exposition que je vous conseille très vivement d’aller voir, elle ne pourra que vous interpeller et vous faire réfléchir que vous l’appréciez ou pas d’ailleurs, un de ses artistes humbles et qui apporte une autre vision de l’art, de la peinture à ne pas manquer donc

Et puis je vous conseille vivement l’achat du catalogue de l’exposition, le prix est modique (8,5€) dont la lecture ne pourra que vous ravir, Pierre Soulages y racontant quelques anecdotes de son enfance, l’une sur cette tâche de l’autre côté de la rue et sa transmutation, l’autre sur un lavis de Rembrandt qui maqué se révéla d’autant plus à ses yeux, le drapé de la robe prenant alors une tout autre signification,… tout en lisant également l’article de Pierre Encrevé dont on notera par exemple ce passage : “Dans la déclaration de Soulages à pierre Schneider, en 1963, à propos du noir : “il est l’absence de couleur la plus intense, la plus violente, qui confère une présence intense et violente aux couleurs, même au blanc”, il faut retenir les termes absence et présence indissolublement liés par les qualificatif : intense, violente. Pour Soulages, la picturalité du noir tient dans l’intensité et la violence de son absence ( de couleur) qui produit la présence intense et violente des couleurs et du blanc : de la lumière. Inversement, la présence du noir n’est fidèle que dans la mesure où la lumière l’installe dans l’absence”. Vous l’aurez compris, il y a de la matière et cela vaut la peine de s’y pencher… A compléter également par Connaissance des Arts qui vous donne une vision d’ensemble du travail de Pierre Soulages y compris sur les vitraux de Conques et le futur Musée Soulages qui devrait bientôt ouvrir ses portes et puis sinon il y a des écrits plus complet disponible chez vos libraires préférés

Centre Georges Pompidou

Robert Doisneau, Du métier à l’œuvre à la fondation Henri cartier Bresson

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Nouvelle exposition du grand maître de la photographie à la fondation Henri Cartier Bresson. Elle permet de voir des photographies inédites de Robert Doisneau, des photographies qui sortent du cadre habituel des expositions qui lui ont été consacrées : “une centaine d’épreuves originales, choisies en majorité parmi les trésors de son atelier et dans diverses collections publiques ou privées” qui s’étalent de 1933 à 1966.

Un parcours dans le Paris d’alors nous est servis qui permet de croiser de voir ce qu’était la ville à l’époque. Finalement pas tant de différences que ça par rapport à aujourd’hui, tout proportion gardée bien entendu.
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On retrouve les amis en terrasse, se délassant autour d’un verre rafraîchissant, les jeunes parents et leurs poussettes de compétition se retrouvent pour un repas en extérieur. Les laissés pour compte vivent dans des cabanes, les clochards sont toujours sur le trottoir et les bouches de chaleurs, la ville a évolué, certes, elle s’est peuplée d’âmes mais finalement pas tant que ça. Le cirque n’est plus dans le centre mais en périphérie, les voitures plus nombreuses et colorées ; la neige restera toujours immaculé recouvrant Paris de son manteau soyeux.

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Un parcours qui vous permet de vous replonger un temps dans l’avant maintenant, l’instant qu’il soit anodin ou pas a été figé dans le temps et l’espace par Robert Doisneau. Cela peut paraître hétéroclite et désordonné, cela l’est un peu mais c’est normal, quand le photographe se ballade dans la ville ouverte, son regard capte les émotions, les détails et les figent.

Un parcours que je vous conseille de faire plutôt en semaine car quand nous y sommes allés un dimanche, la queue était trop longue, nous avons renoncé, c’est vrai que c’était le we de démarrage avec un article dans le Monde et que le lieu n’est pas gigantesque. Donc, en semaine, vous aurez une meilleure vision d’ensemble et vous pourrez vous arrêtez sur quelques détails significatifs à vos yeux
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L’exposition a commencé il y a peu et reste en place jusqu’au 18 avril prochain, avis aux amateurs…

Une petite biographie lui est consacrée sur le dite de la Fondation Henri Cartier Bresson

Fondation Henri Cartier Bresson

Punks et Fat de Sébastien Keitel

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Arrêtez-vous quelques instants sur la travail de Sébastien Keitel et deux séries : Fat et Punks.

La première met en scène quelques photographies d’hommes assez imposant, gros, obèse, comme vous préférez dans des positions de pose qui peuvent déranger quelque peu notre sens de l’esthétique surtout à une époque où le culte de la minceur est de rigueur. Ne nous voilons pas la face, la surpondération est là qui arrive à nos portes, qui est déjà bien installé en Europe.
Circonscrite pour un temps aux Etats-Unis, consommateur invétéré de mal bouffe, sodas et autres sucreries, l’Europe suit lentement mais sûrement. Il faudra prendre en compte cette donnée dans le future, qu’on le veuille ou pas…

Sur le site de la cite des sciences on peut lire :

Selon un rapport de l’International Obesity Task Force (IOTF) rendu public en mars 2005, un enfant sur 5 est en surpoids ou obèse en Europe.

C’est dans la région méditerranéenne que l’on trouve la plus forte prévalence : certains pays présentent même une proportion d’enfants en surpoids supérieure à celle des Etats-Unis estimée à 30%.

La prévalence du surpoids chez les enfants de 5 à 11 ans augmente partout.

Les experts notent une accélération rapide de l’augmentation de la prévalence du surpoids et de l’obésité : de 0.2% dans les années 70, elle est aujoud’hui aujourd’hui de 2% par an, soit 400 000 jeunes Européens en surpoids ou obèses en plus chaque année“.

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Et puis, dans un autre registre, la série sur les punks, enfin sur un couple lors d’une soirée, des photographies d’instants partagées dans lesquels ce couple s’inscrit, une vie de bohème et de galère…. Un beau rendu en noir et blanc

Jetez un oeil sur le site de Sébastien Keitel

Fred Lebain et ses promenades newyorkaises

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très belle réussite que ce simages composites, certains parlant de “phasmes” photographiques,

L’explication en tout cas se trouve sur VITE VU : “Fred Lebain met à l’épreuve un nouveau procédé de son cru : cette fois, le photographe a mis au point un leurre qui lui permet de fondre ses images dans le décor. Pendant trois mois, le périple new-yorkais de Fred Lebain a donné lieu à l’envoi régulier de singulières cartes postales. Photographiant dans un premier temps un détail de paysage urbain prélevé au hasard de ses pérégrinations touristiques, il le reproduit sous forme de poster à l’échelle 1, puis le réinstalle à l’endroit même de sa capture. Enfin, il re-photographie in situ cette mise en scène qui se confond avec l’environnement d’où il provient. Ces manipulations directes impliquent des stratagèmes tangibles au moment de la prise de vue. Mais l’artifice est volontairement laissé visible dans ces photographies qui se nourrissent de ce dont elles émanent. Parfois, des jambes dépassent du cadre de l’affiche. Ou bien l’image intégrée se plie par endroits, provoquant des ruptures de raccord avec l’environnement. L’image passée constitue le préalable de celle à venir“.

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Un étonnant voyage et découverte que propose cet artiste, auteur qui nous emmène vers de slieux revisité, de manière expresse et avec un rendu tout à fait amusant, les images sont belles, certaines se déroulant presque comme un livre de possibles, une continuité avec un autre monde où l’idée de changer de décor, de s’intégrer à autre chose

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une belle découverte en tout cas

Quelques photographies sur Propice mais le mode de navigation n’est franchement pas terrible… alors on préférera celui du nouveau site de la galerie Philippe Chaume

Vik Muniz à la Galerie Xippas [8/10]

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Le travail de Vik Muniz est composite, vous ne savez pas toujours ce que vous voyez, entr’apercevez, il s’agit de construction en abîme pour certaines, de retranscription et de redécouvertes d’œuvres pour d’autres tout en y mêlant la création évidemment, son interprétation et son rendu sont assez exceptionnel…
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« Les photographies de Vik Muniz nous apparaissent comme celles d’un prestidigitateur ou d’un virtuose, dont les manipulations semblent à première vue ne pas s’apparenter à la photographie. Travaillant à partir de matériaux incongrus – fil à coudre, confiture, chocolat, ketchup, poussière, jouets, pigment, etc – choisis pour leur rapport à l’image qu’ils dépeignent,Vik Muniz reconstruit des images issues de l’histoire de l’art ou des médias, que notre mémoire visuelle aura collectées et qui ressembleront toujours au souvenir que nous en avons. »
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Les séries présentées à la galerie Xippas sont de deux types : l’une centrée sur la notion de volume si l’on peut dire, les toiles présentées sont toutes extrêmement connues deGuernica en passant par Mona Lisa…. Une image composée de n pièces provenant de n puzzles identiques donne une impression de volume, de surdimension à ces œuvres gigantesques, nous interpellant sur l’interprétation de celle-ci.
Tandis que l’autre série est une mise en abîme, en perspective qui reprend des photographies de Weege, Robert Frank, Brassaï en se les appropriant par touches successives de papier juxtaposés. Le résultat est surprenant et très réussi donnant ne autre vie, une vie parallèle à cet œuvre repensé autrement.

Deux très belles séries que vous ne manquerez pas j’en suis certain. D’autant plus que l’exposition est en place jusqu’au 13 février prochain et que la galerieXippas est toujours un lieu ou il fait bon vivre…

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Galerie Xippas
108, rue Vieille du Temple – 75003 Paris
Tel : 01 40 27 05 55

Money de Dimitri Tsykalov à la galerie Rabouan Moussion

Vous vous rappelez sûrement de la très réussie mais également très dure série « Meat » de la Maison Européenne de la Photographie ? Dimitri Tsykalov revient aujourd’hui avec une série plus soft même si les coulisses de ce qu’il met en exergue doit être bien aussi sale que la guerre et les armes.

Dans une ambiance de chaos, de dérèglement et de faillite en chaîne du système monétaire, le fait de tricoter des représentations en laine de cartes de crédit a quelque chose d’assez exceptionnel.
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D’autant plus qu’il s’agit de création d’une certaine manière éphémère, il suffit de tirer sur la ficelle, la corde, la laine, suivant ce que vous préférez pour que l’ensemble se délite et que la sacro-sainte carte de crédit se désagrège d’un seul tenant et à jamais.
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L’éphémère est là dans ce petit morceau de plastique qui est devenu le cœur de nos vies, de nos économies ; derrière la carte ce sont évidemment les banques et le système qui sont visés mais nous aussi qui ne faisons pas grand-chose pour que ce monde change, s’ouvre et apprenne de ses erreurs
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Vœux pieux….

Galerie Rabouan Moussion
121 rue vieille du Temple – 75003 Paris

Exhausted illusion par Ville Lenkkeri à la Galerie Particulière

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Retrouvez les tours et les détours de la Communauté de Pyramiden, une concession minière maintenant abandonnée par les russes. Lors de son premier séjour, Ville Lenkkeri pensait trouver dans ce lieu au fin fond de nulle part un reste de la cité idéale de Thomas More et Utopia ou peut être de Tommaso Campanella (moins connu) et sa cité du soleil (référence Google Books, BNF).

Ce sont les bâtiments communs, le cadre de vie extrême qui semblait lui laisser penser cela ; lors de son retour il comprendra son erreur, l’illusion n’est plus et la réalité affleure maintenant, il faut donc remettre les pendules à l’heure. C’est ce qu’il essaye de faire avec l’exposition d’aujourd’hui ; loin d’y trouver le paradis d’antan, c’est un peu l’enfer qui est là, la fin d’un monde si l’on peut dire, les dernières reliques d’un monde ; on retrouve dans ces photographies cette déshérence, cet abandon et le retour à la réalité des choses.

Il n’empêche les ambiances sont là qui quelque part vous donne à imaginer la vie d’alors, les couleurs sont malgré tout chaleureuses, la pièce aux bouteilles est assez magique, exceptionnelle même je dois dire. Des chaussons traînent, un radiateur suffoque et surtout les paysages illuminent, irradient carrément l’espace alentour, une cabane surgit dans le fond, un pont bringuebalent survivant déshonoré et maints petits détails, c’est surtout les paysages qui touchent et le kitsch de certaines photographies.
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L’illusion s’est éteinte ; peut être après tout n’a telle jamais existée que dans l’esprit du photographe rêvant « d’une société autre, loin des valeurs du commerce et de l’individualisme. Une société basée sur l’entraide et la socialité. Une société dans laquelle, sans le pouvoir de l’argent, les hommes étaient égaux. Une société sans distinction sociale, sans hiérarchie, sans jalousie ni discrimination. Une société où le crime n’existait pas. » On ne peut pas lui en vouloir, c’est la plus noble des intentions que de croire en l’Homme.

Retrouvez le travail du photographe Ville Lenkkeri

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La Galerie Particulière
16, rue du Perche – 75003 Paris
téléphone: 01 48 74 28 40

Il était une fois Playmobil au Musée des arts décoratifs [4/10]

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En fait ce n’est pas que c’est complètement nul, mais c’est trop court, 5 malheureuses salles qui ne sont pas spécialement misent en valeur de surcroît, le tout pour 18€ (2 adultes et un enfant), cela fais cher de l’exposition..

En plus franchement, il y avait de quoi mettre cela en valeur, pour faire rêver; là tout est l’un dessus l’autre à la fois le contemporain et la vie de princesse, les châteaux forts et les vikings, … enfin bon un peu raté à mon goût…

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4 dates quand même :

“1974 : Création de trois figurines masculines, l’ouvrier de chantier, l’Indien et le chevalier, en cinq couleurs (rouge, vert, bleu, jaune, et blanc).
Le cheval est le premier animal de Playmobil. Il accessoirise l’Indien et le chevalier. Le chien est le second animal à avoir fait son apparition chez Playmobil.
Petit à petit, les accessoires se multiplient.

1976 : Première figurine féminine. Son habit légèrement incurvé lui donne toute sa féminité. On peut lui appliquer différentes coupes de cheveux et des chapeaux de diverses formes

1981 : Lancement des enfants. Ils mesurent 5,5 cm de haut et offrent les mêmes fonctionnalités que les adultes. La famille Playmobil est composée de filles et de garçons.

1984 : Playmobil fête ses 10 ans. Les bébés Playmobil, 3,5 cm de haut, font leur arrivée dans la famille. Le nombre de figurines produites s’élève à 500 millions”.

Et la dernière celle de l’année révolue qui voit les 35 ans de Playmobil, plus de 3000 personnages différents et près de 2,2 milliards de figurines fabriquées…. rien que ça, on va encore en rêver un petit peu…

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Et pour les rider une vidéo Yooooooou tube et une autre….

Musée des Arts décoratifs – galerie des jouets
107 rue de Rivoli – 75001 Paris
Tél. : 01 44 55 57 50

Where Compasses All Go Mad de Jorma Puranen

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Un travail assez intéressant que celui de Jorma Puranen qui revient, revisite d’ancienne photographies, d’anciens lieux, d’anciennes histoires :

Puranen has re-photographed historical photographs and other visuals related to heroic Arctic expeditions. In Where compasses all go mad Puranen combines three different interests. Namely his long term work in the Arctic, his interest in the archive and the use of reflecting light as a metaphor for speaking of history and memory.
Puranen uses flashing reflections of daylight on surface of printed images blurring them sometimes completely unidentifiable and always difficult to look at. This blurring of images emphasizes the impossibility to consider history as objective truth, rather suggesting a fictive historical world.

Le résultat est assez beau, poétique également, notamment en ce qui concerne les paysages qui se prête ma foi assez bien à cet exercice, à cette composition.
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retrouvez là sur Anhava