A la découverte des expositions photographiques à Paris
- Pierre Soulages au Centre Pompidou
26/01/2010 | 23:18Dans la suite de l’exposition à la galerie applicat-prazan en novembre me voilà en semaine, oh chance inespérée, dans le Centre Pompidou et dans l’exposition rétrospective de Pierre Soulages.
Parcourir cet espace lorsqu’il est presque vide de personnes et où seules les toiles s’expriment est assez exceptionnel. Alors préférez les nocturnes ou la semaine, vous y gagnerez en visibilité d’ensemble et de détails aussi.
L’exposition se veut un parcours quelque peu chronologique sur l’œuvre de Soulages même si ce dernier n’aime pas forcément les découpages purement chronologiques, il a participé a l’accrochage donc a pu être force de proposition dans ce sens.
En exergue du catalogue, on peut lire de Pierre Soulages : “je ne demande rien au spectateur, je lui propose une peinture : il en est libre et nécessaire interprète. cette position du spectateur dépend et répond de son attitude général dans le monde et ceci avec d’autant plus de force qu’il n’est pas pris à parti à travers cette peinture qui ne renvoie pas à quelque chose d’extérieur à elle-même. c’est non seulement le peintre entier que ma peinture engage, mais aussi le spectateur, et le plus fortement qu’il soit possible”
Les salles du début concernent sa période antérieure à 1979 et à l’outrenoir. On retrouve les débuts avec les tableaux au brou de noix puis l’évolution vers les formes architecturales; composites qui se dégagent des compositions, les couleurs qui raisonnent et qui éclairent déjà d’une certaine manière le noir qui les composent majoritairement ; les essais de nouvelles techniques que cela soit le raclage, le lissage ; la densité du noir se faisant plus impressionnante de loin, un bloc dans lequel on pourrait se perdre, le rapprochement effrite un peu cette densité. Le goudron sur verre ou encore les peintures de 1968/1970 qui me rappelle quelque peut certaines photographies en noir et blanc de Jean-Claude Gautrand dans sa série Metalopolis.
Le noir envahit l’espace de la toile tout en se dispersant, les masques se divisent, des mondes s’opposent, entre la densité de l’un les stries de l’autre, le brossé et ses entremêlements qui se chevauchent, les polyptyques et leurs variations infinies, telles des dents, des paysages qui se dessinent et qui apparaissent différemment à chaque regard. Ces tableaux de pâte noire dans lesquels des écorchures, des cicatrices qui divisent la toile pour mieux en faire ressortir les lignes de force. Ces couleurs entre noir et bleu qui s’interpénètrent pour aller de l’une vers l’autre où plutôt se faire absorber, qui sait.
“La réalité d’une oeuvre, je l’ai dit souvent, c’est le triple rapport qui se crée entre la chose qu’elle est, celui qui l’a produite et celui qui la regarde, marquant bien le fait que la peinture ne transmet pas de sens mais qu’elle fait sens; elle n’en communique pas – tout ce qui en elle se réduit à la communication n’est qu’un moyen remplaçable. Elle est avant toute une chose qu’on aime voir, qu’on aime fréquenter, origine et objet d’un dynamique de la sensibilité”
Des lignes de fractures et des ciels de nuit qui sont fracturés par un ligne d’horizon, des toits de tuiles et la pluie qui tombe tout à côté, et plus encore; tels sont quelques unes des visions que l’on peut avoir dans ces salles où retentit calme et plénitude, un nouveau monde s’offre à vos yeux. Perdez-vous un tant soi peu sinon ce ne serait pas la vie.
L’outrenoir tel un nouveau monde s’offre bientôt à nous et avec lui un autre regard sur l’œuvre, sur les tableaux qui émergent de ce monde de noir et de lumières. Car en effet, il est avant tout question de lumière avec Pierre Soulages ; cela peut paraître irréaliste et complètement hors propos mais non, le maître du noir est un peintre de la lumière, de la clarté, de la découverte du monde tout simplement. Dans Connaissance des arts, on peut lire de Jean-François Lasnier : “Le noir, ” c’est la couleur d’origine”, affirme Pierre Soulages. origine de l’art qui serait né, selon la légende antique, d’une ombre cernée par un trait; origine de sa peinture qui naît dans le noir, s’y ébat et s’y reproduit sous des formes toujours inédites. (…) Alors qu’il était encore enfant, il dessinait des traits noir à l’encre sur une feuille blanche; A une parente l’interrogeant sur le sujet de son dessin, il répond : un paysage de neige. Grâce au noir de l’encre, le blanc du papier lui apparaît, par contraste, aussi éblouissant que la neige !”
Lorsque vous regardez ces toiles, l’éclairage de celle-ci, les matérialise de manière différente, suivant les tons de noirs (brillant), mat, les écorchures, les stries, vous allez apercevoir d’autres tableaux, des ombres,… “Si j’ai inventé ce mot “outrenoir”, c’était pour montrer qu’il ne s’agissait pas seulement d’un phénomène optique de réflexion de la lumière. Ce mot désigne ce qui se passe en nous quand on aime ce genre de travail, provoqué par la réflexion de la lumière sur des surfaces noires. il ne revêt à mes yeux aucune nuance poétique. Je l’ai cherché pour une signification très précise : à l’image d’outre-Rhin, d’outre-Manche, d’outre-Atlantique qui désignent d’autres pays, l’outrenoir désigne aussi un autre pays, un autre champ mental que celui atteint par le simple noir”.
Voici donc une exposition que je vous conseille très vivement d’aller voir, elle ne pourra que vous interpeller et vous faire réfléchir que vous l’appréciez ou pas d’ailleurs, un de ses artistes humbles et qui apporte une autre vision de l’art, de la peinture à ne pas manquer donc
Et puis je vous conseille vivement l’achat du catalogue de l’exposition, le prix est modique (8,5€) dont la lecture ne pourra que vous ravir, Pierre Soulages y racontant quelques anecdotes de son enfance, l’une sur cette tâche de l’autre côté de la rue et sa transmutation, l’autre sur un lavis de Rembrandt qui maqué se révéla d’autant plus à ses yeux, le drapé de la robe prenant alors une tout autre signification,… tout en lisant également l’article de Pierre Encrevé dont on notera par exemple ce passage : “Dans la déclaration de Soulages à pierre Schneider, en 1963, à propos du noir : “il est l’absence de couleur la plus intense, la plus violente, qui confère une présence intense et violente aux couleurs, même au blanc”, il faut retenir les termes absence et présence indissolublement liés par les qualificatif : intense, violente. Pour Soulages, la picturalité du noir tient dans l’intensité et la violence de son absence ( de couleur) qui produit la présence intense et violente des couleurs et du blanc : de la lumière. Inversement, la présence du noir n’est fidèle que dans la mesure où la lumière l’installe dans l’absence”. Vous l’aurez compris, il y a de la matière et cela vaut la peine de s’y pencher… A compléter également par Connaissance des Arts qui vous donne une vision d’ensemble du travail de Pierre Soulages y compris sur les vitraux de Conques et le futur Musée Soulages qui devrait bientôt ouvrir ses portes et puis sinon il y a des écrits plus complet disponible chez vos libraires préférés
- Il était une fois Playmobil au Musée des arts décoratifs [4/10]
10/01/2010 | 12:50En fait ce n’est pas que c’est complètement nul, mais c’est trop court, 5 malheureuses salles qui ne sont pas spécialement misent en valeur de surcroît, le tout pour 18€ (2 adultes et un enfant), cela fais cher de l’exposition..
En plus franchement, il y avait de quoi mettre cela en valeur, pour faire rêver; là tout est l’un dessus l’autre à la fois le contemporain et la vie de princesse, les châteaux forts et les vikings, … enfin bon un peu raté à mon goût…
4 dates quand même :
“1974 : Création de trois figurines masculines, l’ouvrier de chantier, l’Indien et le chevalier, en cinq couleurs (rouge, vert, bleu, jaune, et blanc).
Le cheval est le premier animal de Playmobil. Il accessoirise l’Indien et le chevalier. Le chien est le second animal à avoir fait son apparition chez Playmobil.
Petit à petit, les accessoires se multiplient.1976 : Première figurine féminine. Son habit légèrement incurvé lui donne toute sa féminité. On peut lui appliquer différentes coupes de cheveux et des chapeaux de diverses formes
1981 : Lancement des enfants. Ils mesurent 5,5 cm de haut et offrent les mêmes fonctionnalités que les adultes. La famille Playmobil est composée de filles et de garçons.
1984 : Playmobil fête ses 10 ans. Les bébés Playmobil, 3,5 cm de haut, font leur arrivée dans la famille. Le nombre de figurines produites s’élève à 500 millions”.
Et la dernière celle de l’année révolue qui voit les 35 ans de Playmobil, plus de 3000 personnages différents et près de 2,2 milliards de figurines fabriquées…. rien que ça, on va encore en rêver un petit peu…
Et pour les rider une vidéo Yooooooou tube et une autre….
Musée des Arts décoratifs – galerie des jouets
107 rue de Rivoli – 75001 Paris
Tél. : 01 44 55 57 50 - L’âge d’or de la peinture hollandaise à la Pinacothèque
08/12/2009 | 22:33L’exposition présentée à la Pinacothèque est assez exceptionnelle.
L’âge d’or de la peinture hollandaise est un véritable parcours initiatique ou complémentaire pour ceux qui connaissent déjà et ont eu la chance de se rendre au Rijkmuseum à Amsterdam
Par contre, en bon parisien, vous n’oublierez pas de réserver un billet en ligne afin de ne pas avoir à faire une queue infinie et vous privilégierez le matin tôt ou les nocturnes, les salles de la pinacothèque n’étant pas extensible, vous pourriez être déçu par le trop plein de personnes comme vous, désireuse de voir ces peintures et dessins d’un autre temps.
Je vous conseillerai également de vous procurer en amont de l’exposition le hors série édité par Le Figaro « De Rembrant à Vermeer » qui est ma foi très bien fait et qui vous le verrez vous donne une vision à la fois détaillée de l’époque mais également des peintres, des toiles et de leurs interprétations vous permettant de profiter au mieux d’une très belle exposition.
Une exposition où vous trouverez différents thèmes : autour des portraits et des figures, des natures mortes et plantes en tout genres, la vanité de toutes choses, la cité des hommes les rencontres de grands hommes comme du boulanger et de sa femme, l’air de la campagne également avec les moulins qui tournent, les hivers rigoureux et leurs jeux de palets. Les conquérants car la Hollande est avant tout maritime. Bien entendu, les saintes écritures avec Saint Jean-Baptiste par exemple, la bourgeoisie par l’art des portraits et d’autres scènes de genres, de la vie quotidienne parmi lesquelles vos trouverez de sublimes lumières
Si l’on devait s’arrêter sur 10 tableaux, eh bien ma fois, je serai assez d’avis de prendre dans un premier temps ceux suggérés par le hors série : l’adoration des rois mages de Hendrick Ter Brugghen (1619), Cavaliers et dames de Pieter Codde (1633), Portrait d’hommes de Frans Hals (1635), la jeune fille à la lettre de Gérard Ter Borch, Vielle femme en prière de Nicolas Maes (1656), Le devoir d’une mère de Pieter Hooch (1658), Titus de Rembrant (1660), Bateliers amarrés au bord d’un lac de’Adam Pynacker (1660), Le reniement de saint-pierre de Rembrandt (1660), La lettre d’amour de Vermeer (1669-1670)
Il est évident que cette liste n’est juste qu’un aperçu des beautés dont regorgent l’exposition avec une pensée également pour l’atelier du peintre d’Adrian Van Ostade, le portrait du Docteur Ephraim Bueno de Rembrandt qui fais un petit pied de nez à Frans Hals
Retrouvez les artistes hollandais au grand complet sur le site du Rijks Museum
Et on ne manquera pas également la collection Brukenthal au Musée Jacquemart-André qui est en place jusqu’au 11 janvier prochain avec notamment des Bruegel, Memling, Van Eyck
La Pinacothèque
28, place de la Madeleine
75008 ParisDécouvrez L’âge d’or hollandais à la Pinacothèque sur Culturebox !
- Mesnager et Mosko & associés à la Galerie 13 en ligne
30/11/2009 | 22:56Une petite galerie qu’il faut vraiment aller chercher dans ses ruelles au loin, aux frontières du XVIIème arrondissement, dédiée à l’art urbain, j’y étais déjà allé une fois.
De retour donc et par un hasard extraordinaire, j’ai retrouvé les mêmes artistes que précédemment mais dans une autre série : il s’agit de Jérôme Mesnager et Mosko & Associés.
Bon pour ceux qui ne connaissent pas, vous aurez sans doute vu dans la ville nombre de ces Mesnager, peut être trop d’ailleurs, des hommes squelettes peint en blanc qui rêvent d’éternité de se déploie pareil à des fantômes luttant pour que la vie rêvée reste là et que la poésie urbaine éclate.
Pour Mosko & Associés, si vous habitez dans le coin de Belleville, c’est pratiquement impossible que vous n’en ayez pas non plus croisé, je me promenai encore en début de semaine rue du retrait et voilà que je suis tombé nez à nez avec quelques uns de ces spécimens, des tigres des zèbres, parfois aux côtés de Nemo et Miss-tic, toujours un plaisir de les croiser.
Alors pour revenir à l’exposition, eh bien sur un fond rouge pour Mesnager, c’est enfermé dans des planches de bois que l’on retrouve nos charmants énergumènes trôner dans ces supports de bois pour qu’ils ornent nos murs et non plus la ville, une réussite pour certains même si le cadre urbain leur offre une liberté d’expression plus grande…
Galerie Ligne 13
Rue de la condamine – 75018 Paris - Clay Ketter à la Galerie Templon
28/11/2009 | 09:40Lorsque vous entrez dans cet espace, au fond de l’impasse, les compositions de Clay Ketter, artiste américain frappe le regard. Mélange de photographies et de peinture, bois formant de cette manière un ensemble à la fois disparate et homogène. Les peintures viennent de prise de vue aérienne de l’artiste à la Nouvelle Orléans à la suite de l’ouragan Katrina qui en a dévasté une bonne partie.
Une manière de regarder les cicatrices restées ancrées dans la terre et le sol mais comme vous le verrez cela pourrait également être des structures urbaines parisiennes ou d’ailleurs, des ensembles déconstruit et qui forme une abstraction visuelle dont je dois dire je suis assez fan, les oeuvres composites s’intègrent de manière assez subtiles et les matériaux utilisés se répondent donnant ainsi une unité à chacune des oeuvres présentées
Par contre, je ne suis pas forcément en phase quand l’artiste indique : “Mes peintures sont des projections d’énergie dans l’espace de la pièce, un peu à la manière d’un visage humain (…) Mes oeuvres se déterminent elles-mêmes dans un processus d’association visuelle qui relève presque de l’hallucination”
Enfin, cela n’empêche pas, au contraire d’aller faire un tour dans dans cette belle exposition qui est là jusqu’au 31 décembre prochain
Galerie Templon
Impasse Beaubourg – 75003 Paris
Tel : 01 42 72 14 10 - Passages de Philippe Cognée à la Galerie Templon
28/11/2009 | 09:39
Première entrevue avec les peintures de Philippe Cognée et voilà que c’est le thème du passage qui est abordé, les lieux de transit par lequel nous passons, ceux qui hante notre quotidien, les allées, les halls d’immeubles les passerelles, … tout ces lieux d’interconnexion et de vide dans lesquels la rencontre peut s’effectuer mais qui sont avant tout des intermédiaires entre deux, entres plusieurs.Des endroits qui s’effacent rapidement de notre mémoire pour ne plus laisser qu’une trace fugitive, une esquisse, des bribes de souvenirs fragments d’un moment qui s’est volatilisé dans l’espace du temps. Des peintures réalisées au départ à partir de photographies de mobile de basse résolution, floues qui sont retravaillées, agrandies recomposées à la manière de Philippe Cognée et de son processus de transformation.
En effet, les photographies recomposées sont projetées sur un support et “il utilise alors une peinture à l’encaustique faite de cire d’abeille ou de pigments de couleur pour réaliser son oeuvre. Il dispose cette peinture au pinceau sur la toile, puis recouvre ensuite la toile d’un film plastique sur lequel un fer à repasser chauffant la cire pour la liquéfier, étalant et déformant les formes, pour créer l’enfouissement trouble du sujet dans la matière”
Le terme d’enfouissement est bien choisi, on a l’impression en regardant ces peintures que l’on regarde à travers le prisme d’une mémoire qui se délite, d’un rêve par fragment, on se souvient de bribes qui forment pour ainsi dire une composition spectrale, un ensemble tout à fait réussi; un souvenir fugitif ou qui s’estompe et les couleurs assez vives utilisés sur certaines toiles peuvent rappeler le flash des lumières d’alors faisant ainsi revivre cette scène qui remonte le temps pour nous apparaître dans cet état étrange
Voilà en tout cas, une exposition assez belle que je vous invite à venir voir, je n’ai pas eu l’occasion mais pour les aficionados, les Editions Templon publie la première monographie consacrée au peintreL’exposition est en place jusqu’au 31 décembre prochain
Galerie Templon
30 rue de Beaubourg – 75003 Paris
Tel : 01 42 72 14 10 - Regis R à la galerie W
25/11/2009 | 20:52
Flânant dans Montmartre, on se retrouve rapidement aux portes de la galerie W, un vaste espace sur plus de trois niveaux où il est toujours agréable de revenir, de retrouver des artistes qui sont maintenant devenus familiers sont là qui habillent l’espace, il y a évidemment Miss-Tic mais également Dallanegra, Elodie Lachaud et ses chromobiles et bon nombres d’autres artistes que je vous conseille d’aller voir, revoir
Et puis vous verrez également Reis -R et ses oeuvres de plastic recomposé, un étrange assortiment d’objets usés qui forme un ensemble finalement assez réussi permettant de s’approprier ces oeuvres et de sourire des moyens utilisés; des constructions réalisées entre enfance et âge adulte, les oscillent que cela en petit format ou en grand format tell cet être reposant sur son lit de bouteille
Voilà, à voir en tout cas, de l’art contemporain abordable et l’exposition est prolongée jusqu’au 30 novembre
Galerie W
44, rue Lepic
75018 Paris
Tel: 01 42 54 80 24 - Lucas Weinachter à la galerie Felli
18/11/2009 | 06:17
Lucas Weinachter est un peintre qu’il faudra assurément suivre tellement ses tableaux sont sublimes.A la galerie Felli, sont présentées quelques unes de ces œuvres avec deux séries qui se dissocient par le thème abordé : l’une axée sur les arbres et leurs représentations dans les ombres, de grands êtres presque vivants dans la pénombre, qui attendent leur heure, qui vivent à leur rythme sans ce soucier de ce qui les entourent. D’ailleurs ils sont solitaires presque en apesanteur dans ce monde suspendu.
De l’autre côté, des paysages de neiges et de froid, ces bourgs qui se dessinent sur la ligne d’horizon et cette texture tout particulière qui se dégage de ces scènes, c’est assez sublime. On se perdrait bien dans ces visions misent sur toile par Lucas Weinachter.
Un monde un peu oublié qui surgit et s’aventure et s’offre à nous pour que l’on puisse s’y découvrir, y plonger littéralement, sans que le regard ne puisse s’en détacher, comme happé par cette texture acrylique mine de carbone, un monde secret à découvrir
L’exposition est en place jusqu’au 29 novembre prochain
Galerie Felli
127 rue vieille du temple – 75003 Paris
Tel : 01 42 78 81 27 - Soulages à la galerie APPLICAT-PRAZAN
09/11/2009 | 23:32
Alors que Pierre Soulages est à l’honneur au Centre georges Pompidou, vous pouvez tout aussi bien en découvrir quelques oeuvres dans une galerie parisienne du côté de la rue de seine, c’est chez Applicat-Prazan.La galerie est superbe et les oeuvres présentées de même, le seul défaut étant que leur site web n’existe pour ainsi dire pas ou presque. Aussi, désolé pour les amateurs à distance vous devrez vous déplacer pour découvrir des toiles des années 50 et plus contemporaine de Pierre Soulages. N’ayant pas encore eu l’occasion de voir l’exposition rétrospective du Centre Pompidou, celle-ci vous donne un avant-goût du sublime et de l’expression du noir mais aussi et surtout des couleurs et de la lumière qui se dégage des toiles des années 50/60 pour en arriver à cette densité, cette opacité du noir matière pratiquement vivante qui est présenté sur les dernières oeuvres.
Alors voilà un petit rendez-vous à ne pas manquer avant d’aller se frotter à l’expo Pompidou (bon on a de la marge, l’exposition est en place jusqu’en mars prochain, cela laisse le temps de voir venir…) et au monde qui doit y être présent aussi… note que c’est une des rares fois où je vois autant de monde dans une exposition….Plus d’informations sur le site de Pierre Soulages
Galerie APPLICAT-PRAZAN
16 rue de Seine
75006 Paris
Tél. 01 46 33 44 28retrouver ce média sur www.ina.fr - Ygal à la Galerie Arcturus
09/11/2009 | 23:31Pour apprécier Ygal, il faut impérativement se rendre à la galerie Arcturus, vous verrez, le contact avec les oeuvres est primordial, c’est dans cette confrontation que vous trouverez cette lumière qui éclaire ce noir, ces fractales qui décompose le tableau en tant de point, des lieux multiples à l’intérieur d’un même ensemble, une composition à plusieurs niveaux qui est extrêmement réussie
En tout cas c’est mon point de vue. L’auteur indique : “Le Noir est devenu une évidence, une nécessité : atteindre des intensités extrêmes, quasi photographiques, en faisant éclater le blanc résiduel du papier. Et tendre petit à petit vers ces petits bouts de lumière flottant dans la pénombre”. Voilà, il faut pour prendre toute la mesure se déplacer et Voir
Galerie Arcturus
65, rue de Seine – 75006 Paris
Tel : 01 43 25 39 02 - Nowhere Man d’Ivan Navarro à la Galerie Templon
11/10/2009 | 20:48Ivan, Navarro, un artiste chilien qui a fait parler de lui lors de la biennale de Venise revient à paris avec une série inspirée des jeux olympiques, des personnages, des pictogrammes en mode néon qui vous suivent du regard où vous incite à piquer une tête, jouer les équilibristes, marquer un goal et devenir célèbre à jamais ou encore pédaler …
Bon trêve de plaisanterie, redevenons sérieux au moins 3 minutes et lisons en semble une partie du communiqué de presse afin de mieux appréhender le message véhiculé par l’artiste : “Avec ces « hommes de nulle part » (Nowhere Man), Iván Navarro s’interroge sur la signification idéologique des jeux olympiques et sur notre rapport au corps idéal. Les personnages sont anonymes, ils ne représentent aucune race. Il en est de même pour les anneaux olympiques. Comme l’explique l’artiste, « chaque anneau est censé représenter un continent, et je me suis toujours demandé quelle couleur représentait quel continent.L’Asie est-elle représentée par le rouge ? L’Afrique par le jaune ? » Dans cette œuvre, les proportions des personnages ont été dictées par la taille de néons standard, tels qu’on peut les trouver dans le commerce. Cependant l’artiste a tenu à suivre les principes des « proportions idéales » théorisées par Léonard deVinci . Ces personnages fantomatiques, visibles seulement dans l’obscurité, proposent ainsi une métaphore des liens entre l’humain et la machine, entre humanisme et modernisme.”
Enfin, en tout cas même si vous n’adhérez pas à la philosophie indiquée, appréciez ce clin d’oeil car on peut aussi le voir ainsi et savourer le concept mis en place et la luminosité qui s’en dégage… et on lira avec plaisir l’article de paris-art pour s’en convaincre si nécessaire, étude des proportions et absence de lumière aidant… Lire également “Nowhere man” en NOW HERE MAN….
Retrouvez Ivan Navarro jusqu’au 24 octobre prochain
Galerie Templon
30, rue Beaubourg – 75003 Paris
tel : 01 42 72 14 10 - New-York portraits de Sonya Sklaroff à la galerie Sparts
04/10/2009 | 14:24Le travail mené par Sonya Sklaroff est tout à fait remarquable.
A la fois par les ambiances peintes et la justesse de ce qu’elle peint; la justesse non pas dans la finesse du trait mais dans ce sublime rendu qu’elle arrive a donner aux scènes de tous les jours avec cette sensibilité si presque parfaite, ces atmosphères qui transpirent par la toile , on croirait entendre la flaque d’eau traversée où se voir dans le miroir du barbier. Frissonnez par cette journée grise et humide qui vous transperce vos meilleurs pull…
Un travail sur la couleur, les ombres et la beauté des situations de tous les jours qui vous émerveille. Et puis ces tableaux au rouge intense, ils subjuguent. Une sensation de réel rarement rencontré jusqu’alors…
Retrouvez également quelques autres toiles sur le site de Sonya Sklaroff ou encore sur Goartonline
L’exposition est en place jusqu’au 24 septembre
Galerie SPARTS
41 rue de Seine – 75006 PARIS
Téléphone 01 43 26 05 44 - Marie Javouhey à la galerie GNG
04/10/2009 | 14:21Etranges combinaisons que celles que proposent Marie Javouhey dans ces peintures.
L’art abstrait est au rendez-vous dans des tons saturés. Les couleurs agressent un peu, les tons aussi, il est difficile de complètement s’abandonner dans ces lames de feu qui vous grésillent le regard mais entre ces tons parfois trop violents, cherchez, distinguez les formes composites qui peuplent les tableaux et trouver des visages, des hommes des femmes, des constellations dans ce brasier… un monde mystérieux vous ouvrira peut être ses portes et vous pourrez peut être plonger dans certains, tel l’été qui est un de mes préférés et illumine par la clarté qu’il dégage.
Jean-Pierre Sylvestre aime ce subtil art des équilibres : “Maintes fois, j’ai constaté que la peinture de Marie Javouhey captait l’attention des personnes peu familières de l’art abstrait, parfois même réticentes à son égard. Un temps, j’ai cru à tort que ce pouvoir de séduction auprès des profanes et des sceptiques provenait de leur caractère subrepticement figuratif, de leur capacité à étonner l’œil du spectateur sans le désorienter au point de le priver de tout repère ou balise. En effet on ne peut s’empêcher d’identifier sous l’évidente abstraction des formes colorées, des fragments d’êtres et d’objets réels ou imaginaires appartenant à notre univers familier : ici, l’esquisse d’un dessin d’enfant, là, un corps stylisé d’animal ou de quelque chimère, là encore, les scories pétrifiées d’une comète évadée du cosmos ou l’élan incandescent d’une roche expulsée des entrailles de la terre… Je me trompais parce que toute peinture, aussi absolument abstraite soit-elle, conserve des liens non intentionnels avec l’univers de la figuration. Nous ne pouvons jamais totalement prendre congé du monde où s’écoule notre existence ordinaire. L’art abstrait nous en arrache, mais seulement par bribes et par intermittence, comme par surprise”.
Allez vous rendre compte par vous même, c’est jusqu’au 31 octobre prochain.
Galerie GNG
3 rue Visconti 75006 Paris
Tel : 01 43 26 64 71 - Jost Heyder à la Galerie Sophien
15/09/2009 | 21:37Assez fascinant ce lieu au milieu d’une rue d’un calme religieux, un petite arrière cour et voilà on arrive, un jardin en arrière-plan et les oeuvres deJost Heyder qui s’affiche en continu, le choc des couleurs et du modèle sont là, au rendez-vous. Elle est belle, subtile, irréelle ou presque mais non elle doit être vivante, venir d’ailleurs d’une contrée sauvage, d’un monde comblé de rêves et de créatures… En tout cas,n elle vous subjugue et vous avez d’emporter la toile avec vous, de vous enfuir au loin, égoïstement…
Voilà une très belle exposition d’un jeune peintre qui semble avoir des accointances assez marquées avec Picasso d’après les quelques oeuvres vues au catalogue. Faites vous plaisir et profitez-en et puis sinon, retrouvez le site de Jost heyder pour en connaître un peu plus sur son oeuvre mais attention, allemand recommandé… et la traduction de sa page Wikipedia version allemande
Galerie Sophien
Sophienstrabe 24 – 1078 Berlin
Tel : +49.30 – 28 28 233 - Grains of Warth de PISA 73 à la Galerie Wilde
15/09/2009 | 21:35Une belle impression que vous laisse cette exposition tout en finesse sur un sujet difficile : les émeutes d’avril à Berlin et la tentative de représentation de l’ordre en marche, de l’état et de sa pratique du pouvoir policier. On décèle à travers ces toiles des hommes certes mais des policiers, des flics avant tout, une âme répressive qui va engendrer de la violence. Elle n’est pas montrée, suggérée, elle est attente prête à se déchaîner contre les opposants, les manifestants avec tous les débordements que cela peut représenter.
Pisa 73, un artiste issu de la scène des graffitis et stencil sort un peu de son chemin pour dénoncer le pouvoir… “Alluding to John Steinbeck’s masterpiece, Grapes of Wrath, this new body of work represents a formal departure from the artist’s previous practice, while continuing his critique of institutional and corporate authority and its traditional misuse of power”
Découverte subtile de la vie et des personnages peuplant la nuit dans Grains of Warth à la galerie Wilde
Retrouvez le travail de l’artiste sur son site PISA73.COM
Wilde Galerie
Chausseestrasse 7 – D-10115 Berlin
Tel +49 . (0)30 . 258 16 258 - Laurent Jasmin à la galerie W
06/08/2009 | 20:25En dehors des artistes habituels présentés par la Galerie W (Miss-Tic, Hains, Dallanegra, Gautrand, Lachaud…) j’ai découvert les toiles de Laurent Jasmin.
Deux grandes toiles de grand format qui trône au premier étage nonchalamment offerte à l’œil du passant qui s’aventure aussi loin.
Dommage que celle-ci ne soit pas exposé sous leur meilleure lumière mais déjà la tête vous tombe et les pieds s’arrêtent, s’en-gluant progressivement dans le sol.
Deux toiles exposées : composées, lacérées, structurées, complétées qui forment un superbe ensemble à mi-chemin de Villeglé et Cains pour l’une et des surréalistes et leurs collages pour l’autre avec cette couleur enivrante.
Cela m’a permis de découvrir d’autres œuvres de Laurent Jasmin lors d’une exposition à rennes en 2006 ou sur l’espace de la galerie W, et je vous conseille très vivement d’aller y faire un tour, vous serez ravi, enfin j’espère…
Galerie W
44, rue Lepic – 75018 Paris
Tel : 01 42 54 80 24 - Vladimir Kara à l’Espace des Blancs Manteaux
05/07/2009 | 20:01Pour ceux qui ne connaissent pas encore, il y a souvent de très bonnes propositions sur Tri sélectif, et voilà qu’est annoncé l’exposition “De “l’Urbain à l’Humain, le Centenaire de Tel Aviv”, avec 6 artistes invités : 3s photographes, Aviram Valdman, Itaï Eisenstein et Guy Raz, deux peintres, Masha S. et Vladimir Kara et un sculpteur, Francesco Passaniti.
Je vous invite à aller y faire un tour et tout particulièrement pour les toiles de Vladimir Kara où la couleur et la simplicité priment, la beauté et le silence, les jeux de couleurs discrets et apaisant, la solitude et la plénitude aussi qui émane de ces toiles. Des scènes ordinaires empreintes de poésies et où nous sommes loin de la guerre, de la violence. un moment d’apaisement et de sérénité dans lequel on voudrait se plonger.
Voilà, si cela vous dit, c’est jusqu’au 10 juillet et sinon, Vladimir Kara est représenté à Paris par la Galerie Saphir
Sur le site de Vladimir Kara, l’ensemble de ces oeuvres également…
L’Espace d’Animation des Blancs-Manteaux
48 rue Vieille du Temple – 75004 Paris
M° Saint-Paul/Hôtel de Ville
Tél. 01 44 54 75 79
Tous les jours de midi à 22h - 12, à la suite les street artistes à l’honneur rue de la Glacière
24/06/2009 | 06:58Voilà qu’après l’exposition à la Galerie Lelia Mordoch je suis tombé par hasard au détour d’une rue sur une galerie qui ne paye pas de mine mais heureusement en allant un peu plus loin voilà qu’était réunit pour une exposition collective quelquesstreet artist que l’on peu croiser dans les rues de paris et d’ailleurs.
Il s’agit notamment pour ceux que je préfère de FKDL, les artistes ouvriers et les vinyles mais aussi Titi from Paris et ses collages somptueux et les nouvelles “grosse” bonnes femmes de David Gouny
Alors allez faire un tour, un Miss Tic traîne pas très loin de là d’ailleurs et pas mal de pochoirs des artistes ouvriers dans le cadre des lézards de la bièvre
Titi from paris
Artiste-ouvrier
FKDL
David Gouny
Rendez-vous également sur le site d’Henri Kaufman, un fan de Miss Tic et de bien d’autres aussi avec quelques beau pochoirs et autres oeuvres….
C’est jusqu’au 29 juin et cela se passe au 27 rue de la Glacière à Paris
- Go Homme de Miss Tic à la Galerie Lelia Mordoch
23/06/2009 | 22:18
Miss Tic est de retour pour notre plus grand enchantement bien sûr à la galerie Lelia Mordoch…. avec en prime un nouveau bouquin : Go Homme.je dois dire que la suivant dans mes pérégrinations depuis quelques années que ce soit à belleville, la butte aux cailles, à la galerie W ou encore avec Nemo dans le 5ème et dans paris plus généralement au détour d’une rue, c’est toujours un plaisir que de pouvoir lire les textes qui accompagnent les pochoirs. Amusant d’ailleurs que l’autre jour en passant près de la galerie, il y a une rue après un pochoir et quelqu’un essayait de le protéger un peu plus en passant une sorte d’enduit dessus…
Voilà et aujourd’hui encore, je suis tombé sur un de ses pochoirs…Aussi, profitez de son travail en allant voir cette belle exposition de la belle Miss Tic, et relisez vous un Picsou Magazine si vous avez la mémoire courte….
En plus, c’est quand même un peu une première : l’arrivée de l’homme, de la gente masculine dans cet univers jusqu’ici préservé de toute influence néfaste… avec de très beaux pochoirs que vous pouvez d’ailleurs en partie voir sur le site de la Galerie Lélia Mordoch mais également sur le site dédié de Miss-Tic
Galerie Lélia Mordoch
50, rue Mazarine, 75006 Paris
Tel : 01 53 10 88 52
Du mardi au samedi de 13h à 19h - Jean-Paul Pancrazi à la Galerie Christine Phal
22/06/2009 | 21:38
De très belles oeuvres que celle du peintre corse Jean-Paul Pancrazi encore visible jusqu’au 27 juin prochain à la Galerie Christine Phal, dépêchez-vous…Rendez-vous compte par vous mêmes, humez cette matière brute qui émane de ces toiles : “Terre, goudron, empreintes, papier…C’est en utilisant des matières ordinaires que Jean-Paul Pancrazi atteint au lyrisme”
Et retrouvez quelques unes des toiles de Jean-Paul Pancrazi….sur son site internet
Galerie Christine Phal
29 rue Mazarine – 75006 Paris
Tél. : 01 43 29 85 35 -
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