Lynette Yiadom Boakye à la biennale de Lyon

La biennale de Lyon a commencé il y a de cela quelques semaines maintenant et c’est pour vous l’occasion de ne pas rater une artiste peintre tout à fait non ordinaire, à savoir Lynette Yiadom Boakye qui expose une série de portrait à la Sucrière.

Il suffit de voir les portraits dessinées pour comprendre rapidement la profondeur et l’aura qui en émanent, sur un fond sombre pour certains, des chevelures émergent, des yeux s’ouvrent ou regardent et vous transperce de part en part l’espace d’un instant, il n’y a rien à dire, il faut voir et se laisser emporter par ses êtres

A la sucrière à la bienne de Lyon et quelques portraits de Lynette Yiadom Boakye sur le Financial Times ou encore sur le site de Saatchi juste pour vous donner une idée et l’envie, bien sûr…

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Luis Carlos Tovar à Photoquai

Luis Carlos Tovar donne à voir une très belle série où la poésie est là qui subjugue, l’institution de la chaise en plastique Rimax, véritable institution qui lui a permis de voyager dans son pays, de le redécouvrir et de trouver une approche tout en finesse, en légèreté, un grain et un ton qui font varier le soleil et le sable, la lumière qui joue sa carte dans cet environnement dénudé, ces balafres dans la terre pour nous rappeler au bon souvenir du ciel qui se reflète comme un nuage dans ces instants volés qui tel un jardin bouddhiste bientôt seront effacés par le vent et les éléments.

Quelques minutes, heures de présence sur cette erre, sur ce continent, rien d’autres et à la fois beaucoup plus, infiniment plus … une empreinte qui déjà n’est plus….

Plus d’informations : http://www.photoquai.fr

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Julián Lineros à Photoquai

 

impressionnante cette série de Julián Lineros sur les écoles paramilitaires : “les Autodéfenses unies de Colombie (AUC), une milice d’extrême droite qui recrute des enfants dans le département de Choco, l’un des plus pauvres du pays. L’AUC, qui lutte contre la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), est intimement mêlée aux trafics d’armes et de drogue”.

Un programme joyeux à qui veut l’entendre…. les photographies sont saisissantes !

Plus d’informations sur les AUC sur le site suivant : http://www.ikiru.ch/tonio/articles/le-conflit-colombien/autodefenses-unies-de-colombie et sur wikipedia, une lecture qui donne froid dans le dos et qui n’est évidemment guère rassurante si l’on pouvait s’en douter…

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Yue Liu à Photoquai

Yue Liu et sa série Mountain Blossom m’a touchée.

D’une simplicité innatendue, elle est cette série que vous avez probablement pensé quelques fois mais que vous ne vous êtes jamais résoud à faire, cette idée aussi simple qu’excellente que tout un chacun a mais que peu réalise.

Une couverture, enfin des couvertures diverses et variées et un ciel, un mont fuji qui s’éveille tout simplement, une beauté limpide et si naturelle que l’on ne saurait rien ajouter. Peu être l’effet d’annonce passé, vous sourirez un peu et puis oublierez mais voilà, cette série s’inscrit dans de beaux instants

Pour plus d’informations : http://www.photoquai.fr

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Charles Lim à Photoquai

Une superbe photo panoramique que celle de Charles Lim qui nous fait réfléchir sur notre condition. En tout cas, pour certains, elle me parle maintenant que je suis devenu un de ceux-là, enfin cela avait déjà commencé il y a quelques temps mais entre les transports en commun, le boulot et le retour, les enfants et quelques posts, le temps qui reste s’effrite à souhait et il faut trouver d’autres voies, d’autres chemins non moins sinueux pour trouver sa voie, se faufiler et se redécouvrir, se reocnstruire et redevenir autre.

S’inventer chaque jour est d’une importance capitale et le renouvellement, les plaisirs chaque jour glanées sont d’inestimables trésors à conserver, à rechercher pour que demain soit plus riche qu’hier

Voilà, ne nous cachons plus, sous des masques et redevenons, soyons tel que nous sommes grand et éphémère

Pour plus d’informations : http://www.photoquai.fr

 

 

 

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Sameer Kermalli à Photoquai

J’aime beaucoup cette photo de Sameer Kermalli et c’est également son histoire qu’il raconte qu’il sied d’écouter : “« Je suis en train de me servir un verre de jus de rose lorsqu’une gouttelette de sirop coule le long de la bouteille et se répand sur le comptoir. Une seule petite goutte, mais elle suffit à nourrir une centaine de fourmis. L’éclaireuse, d’abord, qui, après s’être sustentée, rentre à la maison signaler aux autres le trésor qu’elle a trouvé. En quelques secondes se forme une file de fourmis allant et venant, l’abdomen gorgé d’eau sucrée. Dans un sens, la ligne noire, dans l’autre, la ligne rouge : j’ai mis un moment à réaliser que la couleur provenait du sirop ingurgité.
La plupart des maisons de Dar es Salaam ont le “privilège” d’être visitées par de petites fourmis noires. On les voit partout où il y a de l’eau ou de la nourriture. Quand il fait chaud, elles s’activent à la recherche de miettes qu’elles rapportent chez elles, dans le béton fissuré des maisons. Pendant les grosses chaleurs, il semble qu’elles préfèrent l’eau. Je les ai vues encercler un verre d’eau glacée couvert de condensation, puis transporter l’eau jusqu’à chez elles. Je me demande bien ce qu’elles en font… Amoureux de la nature, je suis fasciné par ces “micro-événements”. Arrive un moment où l’affluence est telle qu’il n’y a plus assez de place autour de la goutte. Les secondes grimpent sur le dos des premières dans le but d’attraper ce qu’elles peuvent. Or, ce n’est pas par avidité qu’elles agissent de la sorte. Elles collectent de l’eau pour les retardataires qui n’en ont pas encore profité. J’observe souvent les fourmis vaquant à leurs occupations, et je suis émerveillé par les leçons de vie qu’elles prodiguent. Mes fourmis et moi cohabitons bien. J’ai plaisir à leur laisser des miettes, parfois accidentellement, parfois sciemment. En retour, elles font le ménage en ramassant un tas de choses que je ne voyais même pas. 
»”

Appréciez cette vision, cette cohabitation non voulue, imposée et cette organisation qui se dessine sous la nonchalance de la troupe qui arrive. Le partage pour toutes, elles sont immenses et les couleurs resplendissent de mille feux. un spectacle diaphane

 

Plus d’informations : http://www.photoquai.fr/

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Jim Allen Abel à Photoquai

La série présentée par Jim Allen Abel à Photoquai est assez surprenante dans la mesure où elle montre l’effacement de l’individu face à sa fonction, face à l’uniforme, quel qu’il soit.

L’être en tant que tel tant à disparaître au profit d’un autre. Une réflexion sur le pouvoir bien évidemment qui en fera réfléchir plus d’un.

Face à ce mur, tous les dérapages sont permis, il faut éveiller la conscience de chacun de manière à transcender le moi qui dort en chacun, à sublimer ce qu’il y a de plus beau et ne pas se voiler la face devant les horreurs de l’histoire, devant les errements du pouvoir.

S’unir face à l’adversité et ne faire plus qu’un.

 

Plus d’information sur : http://kantorberita.mes56.com/ et http://www.photoquai.fr/

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Rétrospective André Kertesz au jeu de paume

Partez dans les souvenirs et les temps d’hier, immémoriaux et qui ne seront plus jamais que dans les lignes directrices de ces yeux qui ont pu capter ces énergies, ces vies, ces moments.

Une rétrospective qui nous emmènes dans les pas, la vie d’André Kertesz du début du XXème siècle jusqu’à nos jours, des photographies qui pour les plus anciennes ont près de 80 ans, le temps passez vite, sans être au début de la photographie, on est plongé dans une époque qui ma foi a disparue, envolée les calèches, les automobiles, bientôt les petits cafés parisiens et autres époques surréalistes et distorsion des images et des sens.

Plus que de détailler chaque salle, chaque photographie, c’est bien l’ambiance qui se dégage de ses photographies qu’il faut capter, de l’époque révolue qui est là en défilement devant vos yeux. Des miniatures sur lesquelles vous devez vous pencher, pour observer des scènes de vies, parfois rien d’exceptionnel mais si, le témoignage d’un œil, d’un homme sur son époque et sous son angle de vue. Des soldats, des attitudes, des fragments de liesse, des portraits de personnages hauts en couleur que l’on retrouve de nos jours dans les grands musées, Mondrian par exemple avec l’exposition qui lui est consacré en ce moment au Centre Pompidou.. Des visages qui pour la plupart n’existe plus, des scènes de vies comme il n’en existe plus vraisemblablement, tout un monde qui reste fixé sur la pellicule.

Voilà, juste pour ces moments, partez en découverte de l’œuvre bondissante et florissante d’Andre Kértesz et pour vous guidez eh bien profitez des supports offerts par le jeu de Paume qui permettent de mieux appréhender le travail de ce grand photographe.

Roberto Gurbo raconte Andre Kertesz

Vous avez encore un peu de temps, l’exposition est en place jusqu’au début du mois de février 2011.

Le jeu de Paume


André Kertész
envoyé par JeudePaume. – Regardez plus de courts métrages.

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Jens Olof Lasthein à la galerie la petite poule noire


Des scènes de la vie de tous les jours, des moments ordinaires de la mer noire à Odessa. C’est ce que nous proposeJens Olof Lasthein comme voyage au long cours, une sorte de western balkanique.

Une petite embardée dans le froid, une superbe photographie et puis des moments volés, des scènes qui ma foi n’explosent pas mais ou le rendu kitsch permet vous fais sourire. les anciens coutumes ou conditions de vie se mêlent à la vie moderne, un petit conte à la Kusturica en quelques sorte, des photographies panoramiques de proximité qui renforcent cet effet et nous voilà en partance pour de nouvelles aventures entre cheval, froid, cochon,

Le mélange des genres, hétéroclites et étranges, un de ces moments entre deux qui vous permet de découvrir des clichés contemporains…

La galerie la petite poule noire

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Estelle Lagarde à la galerie Dialogos

C’est à l’âge de 34 ans, en pleine activité professionnelle et immergée dans la création artistique, qu’Estelle Lagarde apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Un adénocarcinome. Un mot qu’elle ne connaît pas

La maladie arrive sans que l’on sache pourquoi, comment et quand.

Un constat fait par l’artiste qui s’expose a nu, qui expose cette traversée du désert qu’elle a dû endurée, ce passage obligé, imposé par on ne sait quelle force supérieure. La maladie se répand telle une tâche d’huile et le défi à la fois pour les médecins et pour les patients, c’est de la contenir, de la circonscrire de manière à pouvoir la traiter et l’éradiquer, ce n’est pas chose simple et il faut toute l’énergie disponible pour contrer ce corps étranger qui veut également survivre, c’est une lutte acharnée qui se joue, celle pour la vie.

La dégradation est rapide, tant physique que mentale ; c’est un point décisif d’autant plus que face à la maladie, les réactions de tout un chacun sont si différentes. Les amis d’hier ne sont plus que des étrangers tandis que les inconnus d’hier sont là. Elle décide d’écrire un livre sur cette traversée du désert, ces 78 mois de combat pour la vie.

Le site d’Estelle Lagarde et le communiqué de presse

Galerie Dialogos
1 place de Thorigny – 75003 Paris
Tel : 01 42 76 98 92

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Saul Leiter à la galerie Camera Obscura (9/10)

Une très belle exposition que celle présentée à la galerie Camera Obscura dans la mesure où elle permet d’avoir accès à la fois aux photographies du photographe et de découvrir un autre penchant de l’artiste : la peinture.

C’est d’ailleurs comme cela qu’il a débuté pour ensuite en arriver presque par hasard à la photographie ; pour lui ce qui comptait était avant tout ses toiles.

Leiter a toujours pratiqué avec bonheur la peinture, même si son succès et sa carrière comme photographe ont un peu éclipsé ce qu’il considère lui-même comme sa création «sérieuse». «La peinture est glorieuse. J’aime la photographie, mais je ne suis pas certain que la photographie puisse faire ce que la peinture peut» (Entretien avec Sam Stourdzé, Catalogue de l’exposition à la Fondation Henri Cartier-Bresson)“.

On peut reconnaître ou entr’apercevoir cela dans le cadrage et les couleurs qu’il affectionne tout particulièrement, les photographies permettant de voir des compositions, c’est ici l’œil du peintre qui parle.

Les toiles qui sont présentées sont d’ailleurs, ma foi, d’une beauté saisissantes, les couleurs éclatent, l’abstraction est là qui suggère tout un programme que je ne saurai que vous conseiller…

En complément, les photographies des années 50 aux années 70 resplendissent littéralement

Dépêchez-vous c’est jusqu’au 23 décembre prochain

Galerie Camera Obscura
268 boulevard raspail – 75014 Paris
Tel : 0145456708

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Tıo Fotografer – le collectıf l’institut culturel suédois


Le collectif, ce sont 1à photographes qui se sont unis après-guerre pour donner une autre vision de la photogaphie : il s’agit de Sten Didrik Bellander, Harry Dittmer, Sven Gillsäter, Hans Hammarskiöld, Rune Hassner, Tore Johnson, Hans Malmberg, Pål-Nils Nilsson, Georg Oddner et Lennart Olson.
Des photographies en noir et blanc d’un grande beauté qui par moment font penser à du cartier-bresson, d’autres qui ont leur beauté propre, indicible et leurs lignes de découpes. Des histoires et des moments à découvrir.
Je me suis laissé happé par les formes architecturales de Lennart Olson et ses grandes lignes pures qui se dessinent dans le ciel, qui semblent exister par elle-même, œuvre de géants presque non humains, assez magnifique


Vous ne manquerez pas non plus d’observer les photographies du français Edouard Boubat reconnaissables entre toutes de par leur caractère propre, il y a une patte que l’on connaît bien, que l’on retrouve, toujours le noir et blanc à l’honneur
Par contre dépêchez-vous car l’exposition se termine le 23 janvier prochain

Institut Culturel Suédois

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Les neuf yeux de Google par Jon Rafman (9/10)

Un projet photographique qui ma foi est extrêmement intéressant, l’idée est de balayer les photographies prises par Google dans le monde entier qui ont servies à alimenter Google Maps.

“Tous les dix ou vingt mètres les neuf caméras capturent automatiquement ce qui se déroule devant elles. L’ordinateur relie ensuite les photos entre elles pour créer des images panoramiques. Pour éviter tout identification des individus et des voitures, les visages et les plaques d’immatriculation sont brouillés.”

Parmi celles-ci, il faut trouver les images intéressantes ce qu’essaye de faire Jon Rafman en collectant celles qui l’intéresse le plus. Un projet assez fascinant, délirant qui permet de plonger dans les arcanes du monde, une sorte de vision réelle d’un monde passé, sauvegardé et mis à disposition de tout un chacun. Le temps s’est arrêté sur bientôt toute la planète, dans quelques années tous les pans de la vie terrestre seront accessibles. Pour l’instant il s’agit de moment volé, à quand le temps réel et la fin de la vie intime…

Vous pouvez en apprendre plus sur http://9eyes.tumblr.com ou encore sur le site de l’artiste Jon rafman

Tout simplement grandiose…

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La place flagey à Bruxelles redessinée par La Bande d’Artistes…

Découvert via une amie, qui a elle aime vu cela sur le facebook d’un de ces amis, c’est du tag, du graffitis grandeur nature avec un rendu on ne peut plus exceptionnel

Difficile d’en savoir plus sur “La Bande d’Artistes” qui redécore de cette manière en tant de neige la place Flagey (à bruxelles, en Belgique) mais vous conviendrez que le résultat est à la hauteur de leurs dessins.
A priori, ils commencent par dessiner puis monte dans un des immeubles qui surplombent la place pour faire quelques photos

Assez ahurissant en tout cas; l’idée étant de faire découvrir ces artistes en herbe qui ma foi on des superbes idées et un talent indéniable… dommage qu’il ne neige pas plus souvent


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Récits fragmentées de Todd Hido

Fragmented Narrartives, par Todd Hido est une percée dans un monde embuée, pleins de trous et de motels perdus, une belle idée d’une traversée des Etats-unis ou juste d’un bout de route à faire dans ces ambiances délavées, ces endroits un peu glauque et pourtant qui  respirent le charme et qui sont on ne peut plus attachant, laissez vous tenter par le voyage photographique en tout cas




C’est chez Bruce Silverstein à New York jusqu’au 12 février…

Plus d’informations sur le site de l’artiste : http://www.toddhido.com/

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Nadav Kander, Yangtze, la longue rivière


Ce qui touche, ce qui frappe avec ces photographies de Nadav Kander dans la série Yangtze, the long river c’est à la fois le grain mais surtout le gigantisme, le changement qui s’opère dans ce monde, dans cette Chine qui se transforme littéralement, il doit être très intéressant de suivre de près ce chamboulement, cette révolution, cette transition capitaliste qui voit s’ériger de tous côtés, de toute part ces grattes-ciels, ces ponts, structures gigantesques, titanesques s’il en faut qui viennent submerger le paysage; la faune et la flore semblent dérisoire vis-à-vis de ces bouleversements




Et puis sur une des photographies, c’est aussi la vision d’une ville fantôme, une ville qui existe mais aux abords de laquelle la végétation grimpe, la nature sera la plus forte….

Des photographies à voir en grand, il faut prendre conscience des dimensions, de l’impact

Sensibilité également avec cette population qui pèche, se baigne, réfléchit, un monde à explorer avec qu’il ne s’uniformise tout à fait….

Le site de l’artiste Nadav Kander

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Filip Dujardin à la galerie moderne


Étonnante impression que ces construction architecturales assez aberrantes, on se pose intérieurement la question quelques secondes puis on sait dans son fort intérieur, c’est irréel, les lois de la physique ne peuvent pas donner raison à ces architectures quoique pour certaines on puisse quand même parfois en douter.
Le photograhe Filip Dujardin crée des images à travers l’utilisation d’un logiciel d’architecture d’après ce que j’ai pu en savoir. Le rendu et la plastique sont assez réussis pour certains tirages et cela se marie assez bien ma foi avec les meubles design qui sont le fond de commerce de la galerie moderne.
Aussi, vous pouvez à la fois admirez quelques photographies contemporaines assez originales pour certaines tout en naviguant entre quelques mobiliers design et plutôt vintage

Retrouvez les photographies de Filip Dujardin sur son site et puis rendez-vous à la galerie moderne

Galerie moderne / mobilier d’architectes et luminaires 1950/1960/1970
52, rue Mazarine 75006 Paris France
Tel : +(33)1 46 33 13 59

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Vintage America de Patricia de Patricia de Gorostarzu

Très chouette découverte que cet ensemble de photographies vintage proposées par Patricia de Gorostarzu

la couleur irradie, la couleur se fane, le ciel est délavé, les enseignes sont héritées d’un autre temps, la lumière diffuse et diaphane, une très belle promenade au milieu de l’ancienne amérique.

Et suite à cette série il faut revenir à d’anciennes séries de la photographe, l’opposée de vintage america : American Vintage ou c’est le noir et blanc qui est à l’honneur, certaines sont le double négatif de vintage america ou presque et puis après vintage america, arrêtez-vous sur Route 66, la mythique On the road, la seule et unique où vous découvrirez, apprécierez des tirages sépia qui vous laisseront un goût inévitable de voyages, d’embardées, des figures humaines qui naviguent

Bonne découverte photographique sur le site de Patricia de Gorostarzu

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Mise en abyme de Karine Laval chez Bonni Benrubi

retour à la piscine, à la swimming pool pour la jeune photographe française qui expose jusqu’en mars à New York une série un peu évanescente.

Des hommes et femmes qui flottent en dessous des eaux, ils sont en perdition, en attente d’être secourus et puis des vues de piscine sobre, l’eau est dans l’attente, le calme règne, un matelas baigne et se repose des efforts de la journée, vision d’en dessous vision du ciel bleu qui prédomine, flouté d’eau une vision assez poétique qui pourrait évoquer quelques films de Sofia Coppola ou encore d’Asie…

Si vous êtes à New York, c’est chez Bonni Benrubi au 41 East 57th Steet

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Anachrony de Nermine Hammam à la IF galerie


Nermine Hammam est une artiste égyptienne qui expose différentes séries.
L’une est, me semble t-il, très réussie, il s’agit d’un séjour de 4 mois qu’elle a pu effectuer dans une maison de retraite ou assimilé au Caire.
Les photographies sont prises avec une pellicule argentique, la pellicule étant pour le plus souvent récupérée et ancienne, les photographies varient donc entre noir et blanc passé et film couleur des années 70.

Ensuite elle repasse sur les photographies avec de la peinture pour les rendre plus vivante, plus colorées, faire une focus sur tel ou tel détail. Le rendu est assez intéressant et au-delà, ce sont les photographies en elles-mêmes qui vous parlent, celles de personnages âgées qui n’ont plus rien, démunies dans des états de dénuements extrêmes, presque laissées à l’abandon, fautes de moyens, on a le sentiment qu’il s’agit un peu d’un mouroir qui ne dis pas son nom…

Et puis il y a aussi, ces femmes, ces plaines sans limites où l’horizon n’en finit pas de se dérouler et ces couleurs qui resplendissent, disent toute l’humanité qui en émane tout autant que la sérénité et la solitude; des toiles photographiques qui vous laissent rêver à d’autres Mondes

Retrouvez le travail de Nermine Hammam sur son site internet et sinon passez à la galerie, l’exposition est en place jusqu’au 2 avril prochain

IF Galerie
41 rue Mazarine – 75006 paris
Tel : 01 46 34 54 79

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Le collectif Tendance floue fête ses 20 ans

Le collectif tendance floue a 20 ans et voilà vous avez pu en entendre parler ici ou là le journal Le Monde en a fait un article hier
Du coup, quelques galeries permettent de voir quelques œuvres des photographes du collectif. Du coup partez à la découverte des photographies de Thierry Ardouin avec « La bonne/mauvaise graine » et Flore-Aël Surun avec « Du désir dans les ailes » à la galerie Beaudouin Lebon

L’un vous donne une vision assez intéressante de photographies façon macro sur les graines, celles qui sont nécessaire à l’agriculture et aux agriculteurs pour nous fournir les denrées de demain. Retour sur la « normalisation » des semences qui sont régulées par un organisme … Heureusement une association veille et des hommes et femmes ne veulent pas de celles-ci et militent pour la diversité des semences, celles d’antan et de demain… Entre légalité et «Illégalité », surtout des interrogations sur l’avenir et la diversité qui est un enjeu en soi

Ensuite une série sur la notion de révolte sous quelques formes, qui donne à voir des photographies assez intéressantes. Des endroits où la révolte gronde que cela soit aux portes du G8, en Irak, en Inde, à Copenhague, à Strasbourg des révoltes qui ne se font pas dans le sang où la photographe espère voir se dessiner « une relation pacifiée et raisonnable entre l’homme et le monde ».
Les récents évènements en Tunisie puis en Egypte et maintenant en Lybie sont moins optimistes sur ces relations… il n’y a qu’à lire la une du journal Le Monde pour s’en convaincre si ce n’était pas déjà fait…..
Les photographies de neige en sous-sol ne sont quant à elles pas fameuses… la neige sous quelques coutures, il y a d’autres champs possibles pour une telle série…

A la galerie Filles du Calvaire, ce sont des séries de portraits en bas qui sont à l’honneur pour Tendance floue avec Pascal Aimar et ses Figure(s).

Des ensembles de figures humaines captées à leur insues, des visages à la fois différents et proches que l’on peut voir, intéressant de voir les expressions qui se dessinent sur chacun d’eux.

« Etrangères et hiératiques, semblables mais lointaines, discrètes mais saisissantes, les Figure(s) de Pascal Aimar s’élèvent comme des miroirs de nos propres solitudes. Saisis à la dérobée, parmi la foule des rues ou le trafic de nos villes, ces visages qui se ressemblent, qui nous ressemblent, apparaissent et s’effacent tels des fragments d’âmes. »

En haut, il s’agit de Mat Jacob avec des photographies plutôt axé documentaire…

A la galerie la petite poule noire, ce sont des séries sur l’asie avec Hub Side Down de Bertrand Meunier.

On part sur les routes d’Hong Kong, Bangkok, Tokyo et Shanghai les 4 mégalopoles de l’asie et l’on navigue entre Hommes et espaces urbains. Quelques beaux tirages mais l’ensemble de l’exposition est assez difficile à appréhender, on ne comprend pas bien où l’artiste veut en venir, cela doit s’inscrire dans un travail d’ensemble plus important qu’il est difficile de comprendre…

Pour continuer la découverte, optez pour une navigation plus approfondie sur le site du collectif tendance floue avec par exemple la série Villes fantômes d’Olivier Culmann

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James Casebre à la Galerie Daniel Templon

La photographie à l’honneur et un monde à part que celui présenté par James Casebre, représentation de banlieues typiquement américaines, telles que l’on peut se les imaginer, tout est calme, protégé, en vase clos. Les maisons s’alignent ou presque en une ronde miraculeuse.
Seul hic, elles ne sont pas habitées, il n’y a pas âme qui vivent dans ce « paradis ». Il y a pourtant des voitures et quand la nuit vient, les phares et les lumières s’allument, mais nul ne paraît. Que se passe t-il dans ce paisible regroupement d’habitations.

Pour ma part, je trouve les photographies de nuit les plus réussies, donnant par là une certaine vie à ces maisons inanimées pendant la journée. Il n’y a pas que les photographies mais aussi la représentation très méticuleuse, minutieuse que peut en faire l’auteur qui marque les esprits.
Comme l’indique le communiqué, on pourrait y voir la cité radieuse de Campanella, de More ou un écho à la crise des subprimes et la fin du crédit et de la propriété telle qu’elle existait ; il faut aussi et surtout y voir un monde de perfection et de détail et peut être relire Rifkin et ses suivants… moi le premier d’ailleurs.

Le site de James Casebre s

Galerie Daniel Templon
30 Rue Beaubourg
75003 Paris
01 44 78 96 26

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American power de Mitch Epstein à la fondation Henri Cartier Bresson

Une exposition dont le titre American power m’avait semblé évocateur, intéressant à
l’heure de l’accident nucléaire au Japon, de l’arrêt programmé du nucléaire en Allemagne
sous approvisionnement français… Une réflexion photographique sur l’énergie ne pouvait
pas mieux tomber …

Eh bien un peu de déception après avoir vu cette exposition à la fondation Henri Cartier
Bresson, il n’est pas franchement question de remettre en cause le travail d’ensemble
d’Epstein bien sur mais plutôt de voir dans cette exposition une mauvaise passe, un
mauvais accrochage ou choix des photographies exposées qui ma foi ne donne qu’une
vue réductrice et très parcellaire de la réalité imaginée de ce monde de l’énergie et des
conséquences associées à ceux-ci.

Meeting-pot pas forcement très représentatif et très ordonne de cette Amérique de la
puissance dans laquelle on retrouve des photographies hétéroclites qui n’auraient a priori
aucune raison d’être là, n’ayant qu’un très vague rapport a la puissance telle qu’elle est
majoritairement illustrée dans le reste de l’exposition assez tournée vers les ce centrales,
quelles soient d’origine thermique, nucléaires, …

Il reste néanmoins quelques belles photographies mais le manque d’unité est assez criant
et forcement assez décevant du coup

Allez vous faire votre opinion, l’exposition est en place jusqu’a la fin du mois de juillet et surtout le site de l’artiste Epstein et de ses divers travaux

Fondation Henri Cartier Bresson
2 Impasse Lebouis – 75014 Paris

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When light casts no shadows par Edgar Martins à la Galerie Andre Hug

Une belle exposition d’Edgar Martins

La nuit qui porte, la nuit sur cet espace de frontières que sont les aéroports, aérodromes, ces terrains vague qui attende que le soleil se lève pour s’activer, se réveiller.

La nuit, veille sur ces trains et le noir prédomine, une noirceur que seule a nuit rend possible, le laitage est la pour nous donner les limites de ces confins, de ces lignes d’horizons qui se voient délimiter par quelques traits jaunes, blanc, colores sur le sol immaculés.

Une impression surprenante qui se révèle a la vision de ces mondes perdus, de ces espaces d’attente qui invite eux aussi a la transgression, au voyage sans que les limites soient.

Voyez ces contours et cette nuit que recouvre tout de son halo, le teint mat de ces photographie renforce cet aspect, ce monde qui se fonde dans un bloc dans lequel on ne peut pas trouver d’issu, seul la lumière viendra inonder ce monde éteint

Galerie Andre Hug

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Un rêve américain par Vincent Edmond Louis à la galerie de l’Europe

Des photographies de paysage, des visages aussi, elles sont peut être parfois banales et encore non et ce d’autant plus qu’elles sont retravaillées, elles sont composées, articulées, elles sont auto-portantes si l’on peut dire dans la mesure ou l’artiste a rajouté sur chacune d’entre elles du texte, de la peinture pour qu’elle nous raconte leur histoire, son histoire voire l’histoire de leurs relations
Embarquement dans un voyage,  celui de l’artiste Vincent Edmond Louis Mais aussi celui de ce périple qu’il a commence auquel il nous invite a participer, a dialoguer et la suite annoncée de cette ballade américaine auquel il nous convie et que l’on a envie de retrouver

Belle réussite ou la simplicité du trait et de la parole invite a la découverte et au voyage

Galerie de l’Europe
55 rue de Seine – 75006 Paris

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Le crissement du temps par Sabrina Biancuzzi au centre Iris

Ll’horloge, le poème. Baudelaire est la en exergue de cette exposition au centre iris, une plongée dans les affres du temps.

“Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit: “Souviens-toi!
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;
Le Plaisir vaporeux fuira vers l’horizon
Ainsi qu’une sylphide au fond de la coulisse;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.
Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote: Souviens-toi! – Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit: Je suis Autrefois,
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!
Remember! Souviens-toi! prodigue! Esto memor!
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or!
Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup! c’est la loi.
Le jour décroît; la nuit augmente; souviens-toi!
Le gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide.
Tantôt sonnera l’heure où le divin Hasard,
Où l’auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le Repentir même (oh! la dernière auberge!),
Où tout te dira Meurs, vieux lâche! il est trop tard!”

Charles Baudelaire”

On pourra également citer le début d’A la recherche du temps perdu de Proust au début de Du côte de chez Swann

“Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’endors. » Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil m’éveillait ; je voulais poser le volume que je croyais avoir dans les mains et souffler ma lumière ; je n’avais pas cessé en dormant de faire des réflexions sur ce que je venais de lire, mais ces réflexions avaient pris un tour un peu particulier ; il me semblait que j’étais moi-même ce dont parlait l’ouvrage : une église, un quatuor, la rivalité de François Ier et de Charles-Quint. Cette croyance survivait pendant quelques secondes à mon réveil ; elle ne choquait pas ma raison, mais pesait comme des écailles sur mes yeux et les empêchait de se rendre compte que le bougeoir n’était plus allumé. Puis elle commençait à me devenir inintelligible, comme après la métempsycose les pensées d’une existence antérieure ; le sujet du livre se détachait de moi, j’étais libre de m’y appliquer ou non ; aussitôt je recouvrais la vue et j’étais bien étonné de trouver autour de moi une obscurité, douce et reposante pour mes yeux, mais peut-être plus encore pour mon esprit, à qui elle apparaissait comme une chose sans cause, incompréhensible, comme une chose vraiment obscure. Je me demandais quelle heure il pouvait être ; j’entendais le sifflement des trains qui, plus ou moins éloigné, comme le chant d’un oiseau dans une forêt, relevant les distances, me décrivait l’étendue de la campagne déserte où le voyageur se hâte vers la station prochaine ; et le petit chemin qu’il suit va être gravé dans son souvenir par l’excitation qu’il doit à des lieux nouveaux, à des actes inaccoutumés, à la causerie récente et aux adieux sous la lampe étrangère qui le suivent encore dans le silence de la nuit, à la douceur prochaine du retour.”

Ce temps si important, primordial même a notre existence, a notre subsistance, une dimension et être qui petit a petit grignote nos vies nonchalamment mais sûrement, il est la derrière chacune de nos actions, de nos mouvements, nous ne pouvons nous en passez et déjà l’heure du glas sonne, a déjà sonne.

 

Visite guidée dans les affres du temps e de l ‘horloge sans aiguille qui indique la fin vers laquée nous nous dirigeons, l photos elles aussi ont ce rendu si surannée, papier baryte, sature de ces couleurs a la limite du sépia qui vieillissent naturellement l’environnement qu’elle touche

Un très beau parcours en tout que nous propose sabrina Brancuzzi; pour vous souvenir de vous, d’hier et profitez d’aujourd’hui

Centre Iris
238 rue saint-Martin – 75003 Paris

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Nicolas Ruel la la galerie Seine 51

Cela fait déjà quelques temps que j’apprécie le travail de Nicolas Ruel, un photographe qui ma fois nous permet de voir la ville, les villes et espaces urbains sous une autre forme.

Son projet 8 secondes lui permet de découvrir des viles, capitales ou grande cite de par le monde dans lesquelles il capte des moments, de l’espace temps qu’il fige de manière assez ego nage sur la pellicule numérique qu’il utilise! Un temps de pose assez long et une juxtaposition des tirages permet de donner un effet particulier a ses photos qui semblent venir d’ailleurs, d’un autre monde ou de plusieurs mondes a la fois; c’est bien évidemment du au faite la combinaison des cliches pris mais aussi du support métallique/aluminium utilise qui renforce cet effet de profondeur de ces images/toiles qui ont une profondeur e une densité si belle

“Je suis fasciné par les lieux de l’impermanence, de transit, par les
lieux qui, dans leur nature et leur fonction, incarnent le mouvement, la métamorphose :
port, gare, quai, autoroute, chantier de construction, église ou stade.
Ces espaces appartiennent à une forme de monumentalité qui, lorsque désertés,
tendent vers un silence matériel, un vacuum du monde des choses et des êtres”

Allez donc vous rendre compte par vous même et vous m’en direz des nouvelles

galerie Seine 51
51 rue de Seine -75006 Paris
Tel : 01 43 26 91 10

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Floriane de Lassée à la galerie Philippe Chaume

Nouvelle exposition de Floriane de Lassée chez Philippe Chaume. Le lieu est toujours agréable, le galeriste également.

L’exposition était en train de se monter ce qui nous a permis de voir les nouvelles créations de la photographe Floriane de Lassée après ses nightlife aux quatre coins du monde, on bascule dans l’ombre et la lumière.

une seule consigne de la photographe : “Floriane de Lassée a donné pour seule consigne à ses modèles de chercher à passer de l’autre côté de cette paroi vitrée, semi opaque. La photographe saisit les pauses de ces acteurs anonymes au moment où les zones de contact deviennent des îlots de netteté”

Des êtres, hommes et femmes sont capturés dans des espaces de lumière,  ne surgit d’eux que des contours, des formes et de l’ombre.
Une vision bien étrange et si vivifiante également, ces humaines figés dans le temps et l’espace en deviennent d’autant plus vivant

Plus de détail sur le site de la galerie ou de Floriane de lassée

Une très belle exposition qui débute juste

Galerie Philippe Chaume
Rue marseillaise – 75010 Paris

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Arnold Newman à la galerie Les douches


Toujours agréable d’aller faire un tour du côté des Douches, un endroit dont l’entrée rappelle une époque de faste et qui ma foi me plaît bien.

Entrez, monter les escaliers et l’exposition d’Arnold Newman débute avec une majorité de portraits assez réussi comme toujours, des personnalités que l’on a l’habitude de retrouver en photographie, des gens connus, photographe, peintre, musicien. Il y a une partie d’abstractions, un autre visage de l’œuvre de l’artiste plus méconnu que vous pourrez entr’apercevoir en ces lieux

Ce sont des tirages qui permettent de voir des artistes avant qu’ils ne deviennent connus ou qui le sont déjà. On voit Picasso évidemment, également un tirage très connu de Stravinsky mais également des photographes de Dubuffet, de chirico une très belle de Soulages et puis il y a jean Arp, Mondrian, Calder et Duchamp, rien que ça…

Visitez le fonds des archives d’Arnold Newman

Une petite exposition à voir avec plaisir

Galerie Les douches
5, rue Legouvé – 75010 Paris
T. 01 46 07 10 84

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Les autoportraits de Sophie Carlier

Voilà une artiste photographe qui est bien sympathique, elle nous emmènes dans son monde avec une série d’autoportraits d’elle-même dans des situations en tout genre qui sont souvent assez réussies je dois dire.

La photographe indique sur sa série regarde moi dans les yeux en attendant l’amour : “Souvent j’ai regardé le plafond de mon studio, projetant sur cet espace vierge des images, des phrases, des désirs… En 2001, débutant un journal photo inspiré de celui de Frank Horvat, je me suis mise à faire beaucoup d’autoportraits. J’ai continué les années suivantes, me rendant compte au bout d’un moment que je rabâchais toujours la même image. Une question de distance peut être. J’ai alors pris de la hauteur pour voir à quoi ressemblait ma vie vue du plafond. Le lit est devenu la page blanche, le théâtre des désirs, une estrade horizontale pour chuchoter des petits poèmes, haïkus visuels. C’est comme ça que j’ai renversé les perspectives, le point de vue pour construire ce qui s’apparente à des icônes de l’amour et de son absence…”

Aussi, laissez-vous tenter par ces quelques tirages vu d’en haut

Dans le même genre, il y a également la traversée des miroirs où elle indique “Pendant des années j’ai écrit régulièrement mon journal en faisant irrégulièrement des photos. Puis un jour j’ai fait un autoportrait dans le miroir au-dessus du lavabo d’une chambre d’hôtel. Premier autoportrait, j’avais 21 ans, le mauvais âge. Il était flou et mal cadré mais il m’avait fascinée. Moi qui ai toujours eu une aversion pour les miroirs, il me semble qu’après cet autoportrait, je me suis sentie moins inexistante. Je ne sais ce qu’est devenu cette photo mais depuis 4-5 ans que je multiplie les autoportraits j’ai quasiment arrêté d’écrire mon journal. Est ce que la photo me suffit ? Les autoportraits racontent d’une autre manière que le journal les mêmes histoires tristes d’amours ratées et de solitude amère. Il me semble que ces ” tentatives d’autoportraits ” ne parlent que de ça, de l’impossibilité de rencontrer l’autre. Ce sont de bizarres messages codés, des bouteilles à la mer, des tentatives de captation visuelle ou de traversée des miroirs…”
Deux séries qui se recoupent sans forcément se ressembler à découvrir à la Libreria jusqu’au 29 avril prochain

La Libreria
89, rue du Fbg Poissonnière – 75009 Paris

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