Paris Photographies

A la découverte de la photographie à Paris et ailleurs…

Un superbe livre que je vous conseille vivement.

Découvert grâce à Purpose n°7 et sur Paris Photographie voilà qu’après avoir vu une petite partie du livre, le livre dans son entier est venu jusqu’à moi et quel livre… Un périple à travers laHongrie, l’Inde, la Grèce, la Roumanie, la France, la Russie et la Finlande pour nous compter l’histoire des Roms, des gitans, de ce peuple. Un voyage de 7 ans mené par Cia Rinne (les textes) et Joakim Eskildsen (les photographies) : “Between 2000 and 2006 I together with writer Cia Rinne undertook travels in seven different countries with a view to gaining an insight into the life of the Roma and the conditions they face. We always tried to spend a considerable length of time among the people whom we wanted to learn about and, if possible, to live with them for a while“.


Une belle préface de Gunter Grass qui revient sur le racisme subit par les Roms, leur persécution sous le régime nazi et leur mise à l’écart systématique. C’est d’ailleurs dans ce sesn qu’il indique : “Whether it be here in Germany, in Lithuania, in the Czech Republic, or Slovakia - many Roma simply do not dare to reveal their backgrounds. Experience has taught them of the injuries they and their families can be subjected to once they have been identified - chich means registred“.

Un petit article dans le monde diplomatique d’avril 2008 et anne cécile Robert d’écrire : “Les Tziganes seraient vingt millions en Europe, même si le recensement est difficile. Les photographies donnent à voir les visages, souvent marqués par la pauvreté, mais aussi les modes de vie construits sur une persistante relégation sociale. Dans son propos introductif, l’écrivain allemandGünter Grass rappelle les discriminations dont souffrent les Roms un peu partout en Europe, notamment en raison de leur nomadisme “.

De sublimes photographies à vous couper le souffle pour certaines, segmenté par Pays, en série, le noir et blanc puis la couleur pour découper ces vies d’exilés mais pas seulement non plus.



En tout cas, un livre à découvrir, à offrir pour en savoir plus sur ce peuple.

Sur Amazon, le livre The Roma Journeys ou chez Steidl, à vous de voir….


Me revoici chez Philippe Chaume avec la vision de Floriane de Lassée sur la nuit à Paris, New York et Shanghaï.

Comme on a pu le voir, elle était partie précédemment explorer les stations services puis les nuits, parisiennes, newyorkaise et de Shanghai; elle revient aujourd’hui avec ces photographies d’une nuit intérieure qui sont toujours aussi belles. J’avais vu celle qui est en exergue à Art Paris au stand de la Galerie mais je dois dire que les quelques autres présente sont prenantes.

Ces femmes disparaissantes, apparaissantes comme on voudra les voir, discussion et effacement dans ces nuits magiques ou ces personnes alanguis sur un lit, en attente que la nuit les enveloppent de son manteau de velours. Cela rappelle ses moments ou chez mon père nous étions à scruter avec ma soeur, enfants ces fenêtres qui s’allumaient et derrière lesquelles la vie prenait place, un peu un côté “voyeur” me direz-vous, oui peut être mais toujours dans le bon sens et puis l’enfance est l’âge de l’innocence enfin avant…



Un temps de pose et tout s’éclaire et s’efface, c’est aussi simple que ça en quelque sorte mais il faut réussir à capter ces instants, ces espaces; se lesaccaparer et qu’ils deviennent des moments sensibles, qui vous touche, vous renvoie vers d’autres lieux, d’autres mondes en un mot qu’il vous fasse oubliez où vous êtes tout simplement.

Natalia Grigorieva indique “A partir de ces visions de la vie des autres, elle construit des mises en scène captées par des temps de pose pouvant aller jusqu’à dix minutes. Après avoir disposé son appareil photo sur le toit d’un immeuble, elle l’abandonne pour aller s’installer à la fenêtre ou sur le balcon du building d’en face. Elle est ainsi auteur et sujet de ses photographies, elle est aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur des gratte-ciel qui la fascinent“.


Voilà, allez découvrir la beauté froide la nuit qui s’ouvre avec Floriane de lassée sur ces vies de tous les jours

Galerie Philippe Chaume
9 rue marseille - 75010 Paris
Tel : 01 42 39 12 60

Richard Kern and sons à la Galerie Mycroft

Posted by herwannperrin on Apr-24-2008



Voilà une toute petite exposition qu’il faut aller voir et rapidement comme le souligne Lunettes rouges car elle n’est là que jusqu’au 27 avril c’est à dire presque demain. La Galerie Mycroft, est un petit coin perdu au milieu d’un mini-quartier très sympathique pour se poser et boire un verre aussi, n’hésitez pas et laissez-vous tenter.

Pour ma part, c’était la première fois que je voyais les photographies de Richard Kern, les deux ci-dessus plus deux autres dans la Galerie issues de la série Soft en 2004. Il n’y a pas à dire, il y a quelque chose dans ces photographies, on le sent tout de suite, c’est vrai qu’elles sont misent en valeur par rapport à celle du collectif de 8 photographes mais il y a une certaine nonchalance et simplicité dans celle-ci. Un naturel qui s’impose à l’oeil et vous donne le sentiment d’une certaine plénitude et d’une grande maîtrise. Il est clair que je vais approfondir l’oeuvre de Richard Kern.

Comme je vous l’indiquai, le collectif de 8 photographes qui participent à l’exposition : il s’agit “du londonien Jackson Eaton, de Ryan Foerster, de l’actuellement milanais Chris Heads, du canadien Asen Ognyanov, de l’argentin Sean Orena, de la nouvellement primée au “National Portrait Gallery Photographic Prize” Julieta Sans, de la suédoise Lina Scheynius ainsi que du “Very Young Millionaire” Brad Troemel”.

De ces photographies, je retiendrai essentiellement celles de Julieta Sans qui par le sens de la composition et leur intimité m’ont inspiré alors même que les photographies sont sans encadrement, au milieu des autres, à la fois perdues mais qui émergent de l’ensemble également.

Des photographies issuent de la série “a long adolescence” et de jolis dos dans la série “backs



Jetez un oeil aux photographies de Lina Scheynius qui me semblent assez personnelles

Les photographies de Jackson eaton me semblent assez décalé…



Pour Chris Heads, jetez un coup d’oeil à son journal/blog “365″, avec quelques très beaux portraits et situations… cocasses et incongrues vais-je dire…

Sean Orena, tient un mini blog “diamond in the rough lifestyle”

De Brad Troemel, on pourra regarder avec plaisir son projet “Special



mais également la série “Zero Gravity” et puis un petit article sur lui



Plus de détails sur le site de la galerie Mycroft et également sur le site de Lunettes rouges


Tout ce joli monde invité par Emeric Glayse dont voici une photographie tout en douceur

Galerie Mycroft

13 rue ternaux - 75011 Paris
Ouvert plus ou moins entre 15h et 20h du mercredi au samedi

Une très belle initiative et en plus assez réussie de prendre quelques uns des clichés les plus connus mondialement et d’essayer de les reproduire en LEGO, eh oui, une belle pub pour la marque mais également une belle réussite. C’est vrai, c’est même évident que l’on ne refera pas la véritable photo et qu’il ne s’agit que d’un extract mais quand même, il y a de l’idée et ce qu’il y a d’amusant dans ce travail à la fois de construction et de prise de vue c’est le fait que les photographies sont tellement connues qu’on les reconnaient immédiatement.

En plus pour nous aider, il indique une photo source de référence…


Voici la liste des 9 clichés reconstruits :
- Henri Cartier-Bresson’s “Behind the Gare Saint Lazare”
- A lego reconstruction of the famous photograph taken by Charles Ebbets
- A lego reconstruction of Robert Capa’s 1936 picture “Death of a Loyalist Soldier”
- Lego reconstruction of Henri Cartier Bresson’s 1933 photograph ‘Madrid’.
- Lego recreation of Henri Cartier-Bresson’s 1938 photograph “By the Marne River” in Lego.
- A Lego recreation of Eddie Adams famous Vietnam war photograph from 1968
- A Lego Starwars themed take on Marc Riboud’s famous 1967 photograph taken at an anti-Vietnam protest in Washington
- A Lego recreation of Alfred Eisenstaedt’s 1945 photograph “V.J. Day Times Square”.
- A Lego recreation of Jeff Widener’s 1989 photograph of “The unknown rebel”.

Bon par contre je ne suis pas particulièrement fan de la série Star war ni des autres photographies, je vous laisse découvrir


Les 9 clichés de balakov sur Flickr

Grief d’Erwin Olaf à la Galerie Magda Danysz

Posted by herwannperrin on Apr-18-2008

Erwin Olaf par ses différentes séries présentées ces dernières années à la Galerie Rabouan Moussion interroge, interpelle le spectateur, l’artiste, le photographe tut en lui faisant partager une expérience personnelle qu’il s’agisse de ces visages de clowns, de la série issue du dernier cri ou encore des scènes de maison,… séries que l’on peut d’ailleurs retrouvées sur son site Internet www.erwinolaf.com

Avec sa dernière série Grief, présentée à la Galerie Magda Danysz dans sa totalité, il s’agit de capter des moments, des points de ruptures ou presque si l’on peut dire. Lorsque un individu, quand un individu bascule vers un autre état, vers la douleur sans pour autant que l’on sache le pourquoi du comment…


On se promène dans un univers futuriste sans réellement l’être mais on a quand même le sentiment d’être dans un temps différent. Ici, le cloisonnement est l’appartement qui tout en étant ultra design estminimaliste et recèle un sentiment d’absence de vie ou de chaleur; un environnement presque à l’image d’un décor de poupées ne laissant présager aucune vie, aucune sentiment. On a le sentiment d’être dans une bulle sans son où seuls l’homme et les femmes présentent pleurent ou son résignées, mélancoliques. des figures pleines d’une douleur indicible où le temps a marqué une pose.


On ne saura pas pourquoi ils sont dans cet état même en regardant le film au sous sol, c’est le film de sa précédente exposition Le dernier cri ou nous en 2019…

Visitez les vidéos  sur son site internet ainsi que ses galeries de photographies, vous serez si pas surpris, enchantés par le parcours proposé…

Et puis, arrêtez-vos à la galerie Mgada Danysz, c’est un très bel espace de déambulation qui vous accueillera bien agréablement sur ces trois niveaux

Galerie Magda Danysz
78, rue Amelot - 75011
Tel : 01 45 83 38 51

Chen Jiagang et la Third Line

Posted by herwannperrin on Apr-16-2008



Encore une découverte d’Art Paris et franchement, merci, c’est tout simplement sublime les photographies réalisées par Chen Jiagang. Un ton décalé dans un monde en effervescence, dans un monde où la face cachée est celle d’un âge presque féodal. Des mondes se côtoient, évoluent en parallèle ou s’ignorent tout simplement. Ces photographies portent sur ces industries développées dans l’intérieur de la Chine et qui formaient jadis “the third line”, maintenant abandonnés au profit de l’effervescence montante d’autres cités.

During the 1960’s, faced with an unstable foreign policy as well as a high demand for resources, the People’s Republic of China was forced to delocalise most of its heavy industry and armament factories. Originally situated on China’s coasts and in the North East close to the Russian border, these factories were obliged to relocate in the countries heartlands, hidden away and better protected.

So it was that the “Third Line” was created. Over a short period of time millions of workers were encouraged to move to the mountainous regions of Sichuan, Guizhou, and Yunnan, where hundreds of factories were huridly set up, which in turn stimulated the local economies. Such a large scale relocation effort was unprecedented in China. Villages transformed overnight into dormitory towns. As immigrant populations were housed in makeshift buildings, these hamlets became significant industrial zones and duly prospered.

At the start of the 1980’s, Deng Xiaoping inititated drastic measures in an effort to force the economy to become more market-oriented. These measures hit the industrial zones of the “Third Line” hard, gutting the villages nearly as quickly as they had sprung up. In just a few years these industrial monoliths that were once the pride of the country became obsolete and useless. One by one they were closed down and the workers went back to their roots, leaving the cities abandoned. Today they are ghost towns in the truest sense of the word“.

Un monde en déshérence où se promène une jeune femme qui observe, qui nous guide dans ces méandres, dans ces villes presque fantômes. C’est presque une vision historique futuriste, on pourrait voir cette jeune femme à la manière d’un hologramme venant sur les traces du passé, de l’enseveli pour nous conter une histoire, celle de la Chine des années 60..


Interrogation également sur le devenir de la Chine moderne avec les projets pharaoniques qui se mettent en place ces dernières années comme celui du barrage des trois Georges par exemple. Qu’est-ce qu’il adviendra de ces projets dans 50 ans, seront-ils tombés en désuétude à l’instar de laThird line.

Et  puis, au-delà de ces aspects bruts, c’est une certaine poésie qui affleure dans ce monde photographique

Découvrez son univers photographique sur le site de la galerie Paris Beijing


Paris-Beijing photo gallery
Beijing 100015, Chaoyangqu, Jiuxianqiaolu, 4 hao, Dashanzi 798, China
Tel: (+8610) 8459 9263

Urban fiction de Xing Danwen

Posted by herwannperrin on Apr-15-2008

Voilà une autre découverte d’Art Paris, les quelques photographies proposées par Xing Danwen. Le projet est “on going” depuis 2004, de petites scènettes de tous les jours presque filmés de loin, vu par l’oeil de l’aigle, avec hauteur et recul puis à la manière d’un paparazzi peut être ou d’un google maps, un zoom sur un détail de la scène qui se passe devant nos yeux. Un crime, deux amants, une famille,… un sentiment de connivence et de partage se créée avec ses situationssingulières.

Une sorte de fiction urbaine qui nous est proposé dans laquelle on peut s’inventer une histoire, des vies. C’est elle que l’on retrouve dans cet univers dans une vie proche de sa réalité, proche de la vraie vie, un voyage qui se veut un peu onirique, presque à la manière d’un rêve qui deviendrait un peu réel tout en étantayant gommé l’impossible…

En tout cas, à découvrir… sur le site internet de Xing Danwen

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