L’exposition est en place jusqu’au 31 juillet, il ne reste plus beaucoup de jours…
In Practice Ethan Levitas 15’29
envoyé par KeepInNewsAgency. – Regardez plus de courts métrages.
L’exposition est en place jusqu’au 31 juillet, il ne reste plus beaucoup de jours…
In Practice Ethan Levitas 15’29
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Voilà un très bon bouquin de photographies que je vous recommande, c’est chez Taschen, évidemment, abordable donc et de très bonne facture, une alliance pas toujours évidente à trouver.
Des photographies, près de 400, plus précisément des polaroids uniquement et exclusivement. On revient sur l’histoire de cette découverte, sur cette petite fille qui dit à son père (Edwin Land) que c’est dommage que l’on ne voit pas le résultat tout de suite (de la photographie), c’est bientôt la naissance du polaroid, du SX70 et des autres, de ce petit bijou qui va faire, et fera (car il revient) le bonheur de tous, de toute une génération et bientôt le vôtre si ce n’est déjà fait.
Donc, une belle histoire illustrée de nombreuses créations, celles de photographes connus, moins connus ou même inconnus (de moi surtout…) tel qu’Helmut Newton, Jeanloup Sieff, Andy Warhol, Ansel Adams et tant d’autres qui nous montre les possibles, enfin quelques unes des utilisations du polaroid, certaines photographies sont magiques, magnifiques, d’autres parlent moins mais reste intéressantes, intrigantes, le monde de l’instantanée est là qui se préfigure.
“In existence for over 50 years, the Polaroid Corporation’s photography collection is the greatest collection of Polaroid images in the world. (…) The Polaroid Book, a survey of this remarkable collection, pays tribute to a medium that defies the digital age and remains a favorite among artists for its quirky look and instantly gratifying, one-of-kind images“.
Tout un programme que je vous invite très vivement à voir, à consulter… à compulser et pourquoi pas revenir aux origines avec le nouveau modèle, allez savoir, j’ai quand même quelques doutes mais enfin…
Le site de Polaroid et sinon celui de Poladroid, assez fun également….
Eh oui, une deuxième application pour Iphone, toute génération confondue d’ailleurs c’est Hipstamatic.
Qu’est-ce qu’hipstamatic, c’est une application de photographie qui permet de prendre des photographies comme si on avait en sa possession un viel appareil argentique, à la frontière avec le polaroid.
Vous pouvez seulement cadrer une partie, le reste de l’image est étendu et pourquoi Hipstamatic me direz-vous, il y a pleins d’applications comme celle-ci dont Lomo par exemple. Eh bien l’intérêt principal de celle-ci est que vous allez pouvoir changer de film et donc avec différents tirages mais également d’objectifs avec des combinaisons assez sympathiques et qui feront, je suis certain le bonheur de nombre d’entre vous
Vous pouvez bien évidemment partager vos photographies sur Facebook, Flickr et les sauvegarder dans votre librairie personnelle pour vous constituer une série digne de ce nom
Le rendu est évidemment très vintage et très réussi avec de nombreuses possibilités offertes au niveau des films et objectifs. Le package de base est de 1,59€ ce qui n’est pas grand-chose en comparaison du rendu et vous pouvez bien entendu acheter des films supplémentaires pour 0,79€ ce qui là encore ne vous ruinera pas et vous permettra d’apprécier toute la mesure de votre talent.
Plus d’informations sur Hipstamatic ou sur Des présences urbaines
Et quelques exemples de photographies que j’ai faites et que vous retrouvez sur Paris Photographie
Ne pas manquer cette exposition d’Irving Penn à la fondation Henri Cartier-Bresson sur les petits métiers, ceux qui ne sont plus ou presque, surtout dans nos grandes métropoles.
Irving penn s’est installé dans son studio de la rue Vaugirard en 1950 et avec l’aide de Cartier-Bresson entre autres, il va voir défiler dans son atelier tous les petits métiers de France, de Paris. Des séances exigentes et où le maître est intransigeant mais le résultat est à la mesure de la demande qu’il exige. Des portraits tout à fait résussi, subjuguant pour quelques uns, des images sorties du passé qui font revivre des figures, des métiers, pour certains qui quand même existe, on pense évidemment aux métiers de l’hotellerie, les bouchers, les boulanger, les pompiers et bien d’autres encore.
Il n’en reste pas moins, que les vendeurs d’oignons, de concombre ou encore les équarisseur, les gardiennes de parking ou les vendeurs de journaux ou de lait se font plus rares…
Il continuera son périple dans d’autres villes, dont New York en 1951 ce qui permet également de se rendre compte des métiers outre-atlantique.
Comme vous le remarquerez, les hommes et femmes qui défilent devant l’objectif d’Irving Penn pose devant un décor unique, sobre et suffisant, les jeux de lumières, les poses et les personnages choisis faisant le reste. Ils ont de ces figures pour certains, on voit cela aussi dans ces portraits, les changements morphologiques des visages d’alors, plus rude pour la plupart
Vous redécouvrirez des petits métiers auxquels on en pense plus, un très beau travail de mémoire, c’est là aussi que l’on voit les changements dans nos sociétés contemporaines, nos mégapoles urbaines, c’était il y a 60 ans. Il y a encore ce type de métiers dans les pays émergents. Des photos, pour certaines sincèrement exceptionnelles comme vous pouvez déjà en avoir un léger aperçu avec celles présentées ci-dessus et encore, feuilletez voire acheter le livre sur les petits métiers pour en découvrir d’autres…
“Cette présentation comporte une centaine de tirages jamais montrés à Paris, empruntés au J. Paul Getty Museum de Los Angeles, qui a acquis en 2008, sous forme de donation partielle, le premier ensemble de cette série sélectionné par Irving Penn lui-même. Les petits Métiers ont une importance toute particulière pour Penn qui a travaillé sur les négatifs à plusieurs reprises. Les premiers tirages réalisés au début des années cinquante sont des épreuves gélatino-argentiques. A partir de 1967, Penn a retravaillé ces mêmes négatifs afin d’obtenir une autre série composée de tirages au platine/palladium.”
Vous avez encore un peu de temps devant vous, l’exposition reste en place jusqu’au 25 juillet et je vous conseille de ne pas la manquer, ce serait franchement dommage.
Fondation Henri Cartier-Bresson
2, impasse Lebouis 75014 Paris
Tel : 01 56 80 27 00
La dernière série de Toby Burrows, Fallen est assez déconcertante, belle et mystérieuse à la fois.
On retrouve dans quelques magnifiques lieux au cœur de la nature une femme, nue. Elle est suivant votre position, votre sentiment, en plein essor, en pleine descente, elle tombe vraisemblablement dans ce décor de rêve, de nature originelle.
Au milieu d’un monde de pierre, de liane, d’herbes et de ciels et de la nuit elle évolue avec une grâce caractérisée.
Allez faire un tour sur le site Internet de Toby Burrows pour vous faire une idée, cela vaut le détour.
Partez à la découverte de la nouvelle série Week End d’Alex Prager, un artiste-photographe de Los Angeles, qui est exposée en ce moment à Londres à la galerie Michael Hoppen
Véritable voyage dans le temps, quelque peu initiatique aussi, on est dans Los Angeles ou pas loin, des portraits de femmes se dessinent, s’agit-il de mannequins au regard fixe, de femmes bien réelles, tout l’ambiguïté reste.
Les couleurs jaillissent du fond des paysages mais également de la nuit ; elles sont « emmanentes » si l’on peut dire… On se perd dans ses regards diffus, parfois suppliants, dans ses poses et attitudes.
Des femmes aux habits « retro-fashioned » on se croirait sorti d’un film en technicolor, en direct des années 50/70. Un voyage à travers l’espace qui bous emmènes également sur les traces de William Eggleston, une figure qui a inspiré le photographe dans son travail tout autant que les films de David Lynch.
Des scènes mises en valeurs, un rendu assez exceptionnel, un grain, une vision, voilà une très belle exposition à découvrir sur place ou en ligne.
Cela permet également de découvrir d’autres séries de d’Alex Prager telles que The BIg Valley, Polyester,….
Retrouvez également l’interview de l’artiste sur Digital Dazed
Quelques galeries comme Recent, Redux, Commission, just the thing, not see run à explorer. Il y a un peu de tout dans ces photographies mais certaines sont vraiment touchantes, belle et pleine de cette poésie qui manqué souvent.
Des fumerolles pour les motos, c’est un biker ou pas loin, il n’y a pas de doute, un tour de gris et quelques skaters s’éclatent dans la chaleur de la fin de journée ou encore une vue de Venice sur fond de soleil couchant.
Voilà, quelques errances avec un photographe d’outre-atlantique pour vous donner quelques autres repères.
Retrouvez quelques photographies sur son site : www.scottpommier.com
Un jeune photographe qui s’est lancée dans le domaine du light painting. Il n’est pas le seul, loin de là mais certaines de ces photographies sont assez poétiques, j’aime notamment beaucoup celle de la balançoire.
Avec The night, the fairies play « fabrique des images où les décors triviaux s’ensorcèlent quant la lumière apparaît à l’œil nu ».
Après il a étudié, la lumière des lieux, reproduisant effectivement de manière assez saisissante certaines ambiances nocturnes, des halos au loin, des reflets ici, des fils de couleurs tels un film à grande vitesse.
Voilà, c’était aussi l’occasion de découvrir la galerie Hautefeuille que je ne connaissais pas, logé à quelques mètres seulement du mK2 Hautefeuille et donc de Saint Michel< ;
L’exposition est en place jusqu’au 17 juillet
Sinon, il y a également Michael Bosanko, Guillaume J. Plisson, …
Galerie Hautefeuille
3 rue hautefeuille – 75006 Paris
Tel : 01 40 51 87 31
C’est souvent un plaisir que de se rendre dans cette galerie un peu excentrée certes mais atypique et dont il émane cette quiétude et cette beauté immanente. Encore une fois, la découverte des photographies de Yamamoto Masao a été l’occasion d’un nouveau parcours. Celui-ci mène aux travaux plus anciens de l’artiste ainsi qu’à sa nouvelle série kawa.
C’est tout en poésie que ces images résonnent à nos yeux, nous laissant admirer leur grain et la finesse du détail, du trait, parfois c’est une tige, simple qui se dresse sur le noir de la photographie. D’autre fois, à la manière d’Haîku, un mobile s’épanche et nous montre d’autre angles, d’autres points de vues ; regardez cet aigle, cet oiseau qui est là nous regardant, quelle majesté et quelle force il a en plus, c’est également ce qui transparaît dans ces photos, ce travail de l’artiste qui nous donne à penser, à rêver d’ailleurs. Travail sur les insectes, les papillons, leurs ailes qui se déploient ou peut être est-ce un filet d’eau capturé dans un moment d’absolu.

Didier brousse indique : « Durant une vingtaine d’années, Masao Yamamoto a construit un ensemble photographique d’une écriture très personnelle, qu’il a intitulé d’abord “A box of Ku”, puis “Nakazora” (Termes rattachés à la philosophie bouddhiste : Ku = vide, Nakazora = “entre la terre et le ciel”). »
On peut lire également :
« KAWA = le flot, la rivière, toujours pareille, toujours différente.
J’aime observer la nature, ses variations et ses cycles.
Le poète Ryokan (1758-1831), moine zen, a écrit ce haiku :
Une feuille d’érable
montre son dos, montre sa face
avant d’atteindre le sol
Ce poème a eu un grand impact sur moi. Je pense que Ryokan a utilisé cette métaphore pour parler de la vie.
La vie est une accumulation de moments. A certains moments les feuilles montrent leur face ensoleillée, a d’autres moments leur dos d’ombre, mais à la fin, toutes les feuilles tombent et disparaissent.
Masao Yamamoto »
Et de continuer avec ceci : « “Kawa” explore les mouvements, tantôt rapides, ou au contraire imperceptibles, de la nature : le courant figé de la neige, le flux des herbes et des nuages, l’immobilité d’un oiseau…Toutes ces images, comme dans les poèmes courts japonais (Haïku), sont issues d’une attention à la nature et d’une méditation sur le caractère passager de notre présence dans ce monde.
Masao Yamamoto écrit : “La précipitation et l’immobilité sont également néfastes… J’espère que la série Kawa pourra apporter à l’esprit du spectateur un sentiment paisible capable de l’accompagner un moment dans le mouvement de sa vie »
Une très belle exposition que je vous conseille vivement d’aller voir. L’exposition est en place jusqu’au 20 juin 2010 alors n’hésitez pas, partez en méditation et en pérégrination vers ce lieu, ces œuvres d’une grande beauté et d’une sérénité absolue.
Galerie Camera Obscura
268, bd. Raspail 75014 Paris
01 45 45 67 08
Voyage photographique dans l’Amérique des cow-boy, des vrais, de ceux qui existent encore de nos jours là-bas, de l’autre côté de l’océan, les descendants, les survivants. Eux qui veillent sur leurs traditions, leur stetson et ces espaces à perte de vue
Ballade dans l’Arizona, le Nevada avec de très belles photographies de Jane Hilton, des périples répétées qui lui ont permis d’avoir la confiance de ces hommes de la terre, du désert, pour saisir de très beaux moments et des instants précieux.
“Much of American culture has been defined by the West, and the ‘American Dream’ itself was born from the pioneering cattle ranchers and settlers of the early days. The days of the gold rush and even the growth of desert cities such as Las Vegas echoe the mantra of the nation: “Anything is possible in Amerca”.
Plus d’informations et d’images, de photographies sur le site de Jane Hilton et puis compléter votre lecture sur “Dazed Digital: What inspires you about Americana?
Jane Hilton: I don’t know, I think it’s a mixture of things and I think for a lot of people it’s a mixture of things. I mean certainly the cowboys the reason I think I am so locked into their psyche is that I vividly remember growing up in the seventies and watching westerns on television, I always remember Saturday and Sunday afternoons being on the couch with my Dad and my brother and sister and being allowed to watch a two hour film, a western. I don’t know if it was that and it’s the contrast to living in England where it’s quite enclosed and green and you go there and it’s huge and vast and big skies and, the huge desert and it’s that contrast that I was drawn to. When I first went to America it was in 1988,I was an assistant and I lucked out on this job to Tucson Arizona and I think it was that. I’d never been to the states and I landed and my jaw dropped and I just was just speechless. I just thought it was fantastic.
I think it’s reminiscent of the films growing up that were seemingly glamorous and it was kind of evocative of all of that. It’s a wide open space and the cowboy kind of sums it up, for me and the cowboy project I kind of bumped into on the way, I had certain dealings with cowboys over the years and I went hunting with some deer hunters, cowboys and then this popped up and I just thought, got to do it, there’s more to this. And this cowboy project when it popped up which I say in the text of the book, I was doing other Americana thing and I was diverted by a commission by The Times to photograph a young cowboy called Jeremiah and he had ridden from Alaska to the Mexican border, it had taken over two years. He was seventeen when he started and 19 when he crossed the border, it was an extraordinary story.”

Dubaï à l’honneur de la Galerie Philippe Chaume. Ce qu’il y a de frappant dans ces photographies de Philippe Chancel que vous pourrez ne pas aimer, c’est la réflexion qui s’en dégage.
L’attrait est dans l’apprivoisement relatif de la nature. En effet, dans l’enfer du désert et de la chaleur émerge les plus hauts gratte-ciels du monde mais aussi les îles artificielles, créées de toutes pièces qui ne sont l’apanage que de quelques uns pour une période donnée. Évidemment, elles se feront souffler au premier déferlement mais en attendant, elles émergent et sur elles de magnifiques villas aux atours assez attrayant. Pour qui, pour quoi, tout cela est un autre problème que je vous laisse le soin de démêler par vos soins.
Incongruité d’espace urbain qui tente d’apprivoiser un chaos où rien n’existe, ne survit sans l’aide de l’homme, de ses mécaniques. Étonnant parcours en tout cas qui intriguera pas cette grandeur sûrement démesurée.

“En 2008, il réitère l’expérience de l’utopie en se rendant aux Emirats Arabes Unis pour constater de ses propres yeux ce gigantesque chantier à ciel ouvert. Déjà, il constate des points communs entre ces deux pays : culte de la personnalité donnant lieu à une iconographie à satiété, concentration du pouvoir, contrôle sur les individus et surtout un déni de l’humain, revers de ces sociétés de l’hypertrophie régies par l’argent et le pouvoir politique.”
(…)
Philippe Chancel s’intéresse à la manière dont ces sociétés du spectacle mettent en scène leur pouvoir. Luxe et divertissement pour l’une, ordre et austérité pour l’autre, ces sociétés industrielles modernes sont façonnées par les idéologies du capitalisme et du socialisme. Aux Emirats Arabes Unis, la course à la démesure n’en finit jamais : les monuments sont toujours plus hauts et clinquants, la consommation, et son lot de placards publicitaires, est omniprésente et les loisirs frisent l’absurde quand il s’agit de skier en plein désert. Là-bas, rien n’est trop beau ni trop grand pour se construire une identité quitte à sacrifier des centaines d’ouvriers immigrés”
Galerie Philippe Chaume
9 rue marseillaise – 75010 Paris
Tel : 01 42 39 12 60
L’Espagne, en noir et blanc, l’Espagne en portraits par des photographes telsque Virxilio Vieitez, Christer Strömholm, Ricard Terré, Ramon Masats, Francisco Gomez ou encore Joan Colom qui sont là, tous exposés pour « une photographie de l’Espagne au tournant des années 1950-1960 ».
Les photographies prisent par Virxilio Vieitez, photographe public au cours des années 60 et puis après sont assez sublimes, une série tout à fait grandiose de portraits de tout un chacun. Devant la pellicule, tout le monde est là qui pose, plus ou moins, parfois devant une sorte de toile blanche mise en exergue.
« Il privilégiait les prises de vues e extérieur mais en contrôlait tous les aspects : frontalité du point de vue, centralité du motif, rigidité de la pose, choix du décor et des attributs. Les conventions du portrait posé poussées à l’extrême explique l’étrangeté de bien des images. »
Le résultat est là qui transparaît dans ces visages, ces gueules, ces attitudes. Dans le quotidien, Virxilio Vieitez a réussi à les amadouer, à les fixer, à croire qu’il faisait presque partie de la famille (commuions, mariages, enterrements sont également fixé par lui).
Attention, les autres tirages des photographes cités précédemment sont également intéressant, notamment celle de Christer Strömholm, Francisco Gomez, Ramon Masats alors ne manquez pas d’aller faire un tour là bas ; c’est une très belle exposition que je vous conseille très vivement d’aller voir.
Vous avez encore un peu de temps, l’exposition est en place jusqu’au 19 juin 2010.
Galerie VU
2 rue Jules cousin – 75004 Paris
Tel : 01 53 01 05 03
Très belle découverte que celle-ci, j’avais déjà entr’aperçu leur travail dans un magazine il y a peu mais c’est l’article de Fill-in qui m’a redonné envie d’aller faire un tour sur leur site et bientôt à la Galerie Beaudouin Lebon
Le mieux est de découvrir quelques unes des ces photographies et de les apprécier à leur juste mesure. Pour cela, plusieurs méthodes existent, la première étant de se référer directement au site web des artistes qui découpent leur travail en trois sessions : Earth Vision, scenes of life et silent world. Trois mondes qui s’offrent à vous avec des visions aériennes. Pour l’instant c’est un peu cela leur secret nous montrer des images, des scènes de vies, des mondes à part sous un autre engle de vue, tout simplement, certes mais c’est franchement assez réussi.
Voyez à quel point le changement de perspective rend le quotidien différent, autres et projetez-vous dans cette autre vision qu’ils proposent. Angle de vue différent allié avec une scénarisation de ces moments et le tour est joué ou rpesque. Les scènes sont évocatrices de tableau, films, … l’inspiration ne manque pas dans ce domaine. On se sent parfois embarqué dans un scénario de film avec quelques scènes ou storyboard en préparation puis la poésie reprend ses droits et on s’envole vers le rêve…
Vous l’aurez évidemment compris, il faut que vous preniez le temps de vous arrêter et de faire un petit tour chez Lucie et simon
Découvert par hasard sur le site de designboom, Elene Usdin est une artiste qui réside et travaille à Paris et qui va vous étonner.
Des mises en scènes d’elle au milieu de matelas, en guise d’abas-jours, dans une valise, dans une cabane, au jardin des délices en voyage à Amsterdam, à new York; dans des positions incompréhensibles et sensibles à la fois, une longue chevelure qui s’étend, des moments figés, volés, une sorte de petit chaperon rouge dans les bois, un lampadaire géant, la chaleur de la nuit, autant de moment et d’histoires racontées sont il suffit simplement de suivre le fil pour voir le talent évident et les possibilités qui s’offrent à vous avec cette joyeuse photographe pleine d’allant et de vivacité.
La vie n’est pas morose, heureusement, elle est déjà trop courte alors que diable, profitons-en et croquons là à pleine dent. Et surtout, amusons-nous et restons encore longtemps un peu enfants…
“Mes photographies sont le théatre de mes fantasmes, révélant l’intimité de ma propre histoire. Elles sont parfois la dernière étape d’une lente réflexion: Dessiner mes rêves éveillés, puis creer les costumes, et les décors necessaires à ces mises en scène. J’aime réinventer les lieux, m’approprier les objets pour les détourner de leur fonction initiale afin d’organiser l’espace autour de moi.”
A vous de jouer avec Elene Usdin

C’est le printemps enfin presque, par soubressaut et voilà que vient d’arriver la nouvelle livraison de Purpose, ce webmag si intéressant.
Alors que nous livre t-il cette fois-ci ? Eh bien aujourd’hui, c’est sur le désir avec une très belle sélection comme toujours. Cela commence avec les photographies de Kohei Yoshiyuki et la série intitulée “The park” entre 1971 et 1979. Une très belle série sur la nuit, un parc, des amours cachés, interdits; des questions qui se posent sur le voyeurisme, l’amour collectif,…

On continue avec Katherine Wolkoff et la série Family / Deebeds entre 2002 et 2007 ou la poésie imprègne l’atmosphère, la vie.
Avec Jean Davis et ses self-portraits (2002-2009) on s’aventure sur les domaines du corps, de celui de la photographe qui expose là ses doutes, ses incertitudes : “In this body of work, I deal with my insecurities about my body image and the direct correlation between self-perception and the way one is perceived by others. Photography is the medium that I use to tell my story through life, an outlet for revealing my thoughts and opinions about the society in which we live. A society that dictates beauty based on ones physical appearance. “


Avec Nobuyoshi Araki, et sa sentimental journey / winter journey (1971-1991) eh bien j’ai moins accroché… tout comme Imagined Paradise de Marisa Portolese alors je passe directement à la série de Jean-Christian Bourcart “Forbidden City” (1998-2001) qui n’est pas à conseiller pour tout un chacun, un travail sur les salles obscures, les amours échangistes, travail caché d’un reporter : “J’ai erré sporadiquement dans des boites S&M et des clubs échangistes à Paris et à New York avec mon appareil caché, poursuivant un rêve de dissolution, d’harmonie et d’extase collective”. Impressionnant
On retrouve alors le travail de Romain Courtemanche avec “de la sueur et des fruits” (2002-2009) mais je suis moins fan. Mais voici qu’apparaît alors les photographies de Todd Hido et de sa série “I drive, I drive a lot’ qui s’étend de 1996 à 2009. Un travail sur la route, les errances, les rencontres éphémères, les impressions fugaces, les lueurs de l’aube, les pièces perdues, les matins blêmes…
“People ask me how I find my pictures. I tell them I drive around. I drive and drive and I mostly don’t find anything that is interesting to me. But then, something calls out. Something that looks sort of off or maybe an empty space. Sometimes it’s a sad scene. I like that kind of stuff. So I take the photos and some are good. And so I keep driving and looking and taking pictures”.

Quelques autres séries moins appréciées ponctuées d’anciennes photographies de nus en noir et blanc connus ou inconnus.
Et puis la série de Léonie Purchas “Autonomy : the cariou Family” (2004) où la rencontre avec une famille qui décide de devenir auto-suffisante : “Fifteen years ago Nasha and Yanick of Northern France decided to live a self-sufficient life. After having struggled to build up their new lifestyle they found a small but manageable plot of land where they, with the help of friends, built their own house made of mud, straw, wood and cement. Yanick sustains the family with earnings from olive, apricot and lavender farming. In using renewable energy, and recycling what they can, they live in harmony with the land. With no neighbours it is their choice to live unseen: “It is not easy to live in a different way with others watching. The decision to live in this way is a form of combat against modern materialistic life. And we will fight for that decision.”


Et voilà, maintenant à vous de jouer en vous rendant sur Purpose.fr
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